Le projet gazier Mackenzie, qui prévoit l'exploitation de champs gaziers et la construction d'un gazoduc dans le grand nord canadien, a reçu la bénédiction de la Commission chargée d'examiner ses impacts environnementaux, dans un rapport publié cette semaine.

Mis à jour le 3 janv. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

Après quatre ans de travaux, la Commission conjointe d'examen du Projet gazier Mackenzie (PGM) conclut que ses conséquences négatives «ne sont pas susceptibles d'être importantes et qu'il est probable que le projet et ces installations apporteraient une contribution positive et durable pour le nord (canadien)» si le projet tient compte de ses 176 recommandations.

Le PGM, porté par les compagnies pétrolières Imperial Oil, ExxonMobil, ConocoPhilips et Shell, prévoit l'exploitation de trois champs de gaz naturel dans le delta du Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest (nord), ainsi qu'un gazoduc permettant d'acheminer environ 12 milliards de m3 de gaz par an sur près de 1200 kilomètres vers le sud, jusqu'à la province de l'Alberta.

Le projet de plusieurs milliards de dollars est dans la ligne de mire des écologistes, qui craignent que le gaz naturel extrait ne soit dirigé vers l'exploitation pétrolière de sables bitumineux en Alberta, une activité particulièrement polluante.

«La Commission n'est pas persuadée que le gaz du PGM servirait effectivement à l'exploitation des sables bitumineux», concluent les auteurs, tout en admettant ne voir «aucun moyen viable d'attribuer ou d'exclure une utilisation finale précise au gaz du projet».

La Commission croit toutefois que le gaz extrait devrait plutôt servir de à «la mise en place d'une économie durable à faibles émissions de carbone».

La Commission souligne également que la protection d'espèces menacées telles que le béluga, l'ours polaire et le caribou des bois devra faire l'objet d'une attention particulière lors de l'élaboration du projet.