Les parlementaires républicains du Congrès américain enquêtent sur les courriels piratés au centre de recherche sur le climat de l'université britannique d'East Anglia, qui mettraient en cause le phénomène de réchauffement climatique.

Mis à jour le 24 nov. 2009
ASSOCIATED PRESS

D'après les échanges d'e-mails mis en ligne par les pirates, certains scientifiques de ce centre auraient tenté de camoufler des données qui vont à l'encontre du courant dominant faisant état d'un effet de serre.

Le sénateur James Inhofe, sceptique quand au rôle de l'activité humaine dans le réchauffement global, a demandé à l'inspection générale de plusieurs agences gouvernementales américaines, et à des scientifiques, d'archiver les données tournant autour de ces échanges.

Les parlementaires républicains veulent déterminer dans quelle mesure des chercheurs américains ont contribué à un rapport de Nations unies très largement cité sur le réchauffement climatique. Ce rapport a servi de base à des demandes d'interventions au Congrès, et auprès de l'administration américaine, pour demander une limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Un des chercheurs dont les écrits ont été publiés, à son insu, Kevin Trenberth, a estimé que ces courriels ne montrent pas de collusion au sein de la communauté scientifique, mais seulement un dialogue argumenté entre les chercheurs.