Même s'ils avaient en leur possession l'accréditation jaune les identifiant comme travailleurs de l'information, des journalistes et des photographes de presse ont été encerclés par les policiers anti-émeute et gardés captifs pendant des heures, pendant le sommet du G20, à Toronto, selon un journaliste de La Presse Canadienne, Colin Perkel.

Mis à jour le 27 juin 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Comme des centaines de personnes, des membres des médias, dont Colin Perkel, se sont retrouvés pris au piège tendu par les forces de sécurité, qui souhaitaient stopper un groupe de manifestants défilant à un jet de pierre de l'endroit où des émeutes avaient éclaté, 24 heures plus tôt.

Pour ce faire, les policiers avaient bloqué de façon complètement hermétique l'intersection entre l'avenue Spadina et la rue Queen ouest.

Selon le journaliste, ils ont fait la sourde oreille aux objections lancées par les journalistes et les photographes.

À plusieurs reprises, ils ont répété le même numéro: ils dirigeaient leur arme vers les manifestants, mettaient le grappin sur l'un d'entre eux pour ensuite le repousser vers l'arrière.

La pluie s'est éventuellement mise de la partie, noyant les équipements des photographes.

Éventuellement, des policiers ont accepté de libérer les journalistes, quittant l'endroit sous les regards d'une trentaine de personnes menottées qui se tenaient debout sur le trottoir alors que la pluie tombait toujours.