Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a annoncé que le gouvernement du Québec paiera les traitements de fécondation in vitro à compter du mois d'août. À terme, cela coûtera 63 millions par année. Les représentants des couples infertiles ont applaudi cette décision, mais certains médecins ont exprimé des inquiétudes, soulignant que ces sommes auraient pu être investies ailleurs dans un réseau qui manque cruellement de ressources. Qu'en pensez-vous?

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Une décision politique

Le droit de procréer est reconnu dans tous les pays démocratiques du monde. Mais, à l'instar du droit à la propriété, il est essentiellement négatif : il n'exige d'un tiers - en particulier de l'État - rien d'autre que de ne pas nuire à son exercice. Or désormais, au Québec, ce droit a changé de nature:  il est devenu positif, autrement dit, il demande à l'État d'intervenir et il devient ainsi un droit social et économique. Or, seul le législateur, c'est-à-dire le gouvernement, a pu en décider ainsi.  (On peut s'interroger sur le caractère démocratique de cette décision, vu le peu de débats publics qu'il y a eu sur cette revendication de quelques-uns qui ne touchent a priori et a posteriori vraiment qu'une minorité. Mais cela est une autre question.) Sur ce point, le ministre Yves Bolduc a été franc: ce fut une décision (fondamentalement) politique. Quant aux dépenses supplémentaires que ce nouveau droit exigera de la part de l'État québécois, il semble que le premier ministre, le ministre Bolduc et ses autres collègues, ne s'en préoccupent guère, eux qui ne cessent pourtant de nous dire que le gouvernement est "cassé", que les contribuables devront par conséquent contribuer davantage s'ils veulent continuer à recevoir les services qu'ils se sont donnés (sic) et qu'il faudra même, de surcroît, couper dans les dépenses! Trouver l'erreur...

Serge Lapierre, Ville Saint-Laurent

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Et la prévention dans tout ça?

En tant qu'infirmières travaillant en santé publique, nous nous sentons particulièrement interpelées par le discours de notre gouvernement pour justifier la nouvelle politique de soutien aux couples qui devront avoir recours à la procréation assistée. D'entrée de jeu, nous voulons dire que nous ne sommes pas contre cette initiative. Il serait dommage de priver certains couples du plaisir de mettre des enfants au monde si la science peut les aider à réaliser leur rêve. Là où nous nous interrogeons, c'est dans l'incohérence du discours des autorités gouvernementales sur le sujet. Encore une fois, on met l'accent sur le traitement mais on oublie les bénéfices de la prévention. Il faut regarder à la source du problème de l'infertilité et voir comment on pourrait l'éviter. Bien que nous reconnaissions que tous les cas d'infertilité ne sont pas causés par les infections transmissibles sexuellement (ITS), force est d'admettre qu'un pourcentage non négligeable de ces cas le sont. Il est donc étonnant que ce fait soit complètement occulté du discours du gouvernement et que parmi les millions investis pour soutenir ce programme de procréation assistée, aucun de ces dollars n'a été attribué pour la prévention des ITS. Ironiquement, le gouvernement vient tout juste de sonner l'alarme en publiant le Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population du Québec - L'épidémie silencieuse : les infections transmissibles sexuellement et par le sang. À travers ce document, il vient souligner l'importance de tout mettre en oeuvre pour renverser la tendance actuelle qui montre une nette progression de la transmission des ITS au Québec (1). Aussi, sur un autre site gouvernemental (2), on nous rappelle que la situation des ITS est grave! Prenons, à titre d'exemple, la chlamydias. Cette infection transmise sexuellement (ITS) est en croissance. 100,000 nouveaux cas ont été déclarés dans la dernière décennie au Québec, près de 16,000 cas en 2009 seulement. Les jeunes de 15 à 24 ans, surtout les filles, ont été principalement touchés. Beaucoup de cas sont déclarés mais 3 infections sur 4 ne sont pas détectées et continuent de faire des ravages (3). Pour ajouter à l'inquiétude, il faut aussi savoir que près de 35% des jeunes québécois de 15-24 ans n'ont pas de médecin de famille(4) donc un accès limité au dépistage des ITS. Sachant que les conséquences de cette infection, surtout si elle n'est pas traitée, se présentent notamment sous forme de grossesses ectopiques et d'infertilité, il est logique de penser que dans quelques années, tout cela se traduira par une demande accrue de procréation assistée ajoutant au fardeau financier du programme. Dans un réseau qui peine déjà à offrir un accès à un médecin de famille à la population (plus spécifiquement aux adolescents et aux jeunes adultes), qui peine à équilibrer son budget, il y a lieu de questionner la logique et la cohérence de nos décideurs. Beaucoup de travail est fait actuellement pour combattre les ITS (sites internet, campagne de publicité choc auprès de jeunes, cliniques jeunesse, etc.) mais quand on voit l'augmentation alarmante des nouveaux cas d'ITS, force est de constater que cela est insuffisant. On doit se demander s'il n'y a pas lieu d'intensifier les ressources afin de renforcer l'éducation à la sexualité dans les écoles, d'augmenter les efforts de dépistage, d'étendre l'accès aux cliniques jeunesse aux plus de 18 ans, etc. Investir dans la prévention des ITS aura pour impact non seulement une amélioration de la santé sexuelle des jeunes mais également d'assurer en partie la préservation de leur fonction reproductrice de parents en devenir. De plus, il est logique de penser qu'à moyen terme, l'investissement en prévention des ITS diminuera le risque d'une explosion des coûts des services de procréation assistée....explosion de coûts qui amènera probablement d'ici quelques années à revoir ce programme. Sachant cela, peut-on faire un peu de prévention ?

Claire Dufresne, Carmen Ricard, Nathalie Perron, Manon Pichette





Je fulmine

Depuis que l'on parle de ce sujet, je fulmine littéralement. Je fulmine d'autant plus que je me sens impuissante. Je constate avec colère et déception que ce sont les lobbys qui mènent le Québec. Et il y en a de plus forts que d'autres...

Il faut avoir le courage de faire le ménage dans les soins de santé et d'établir des tarifs au juste prix, pour les services non essentiels qui sont le fait de décisions personnelles. Quand cesserons-nous de nous déresponsabiliser? Je me demande quand les couples qui sont en démarches d'adoption et qui investissent des sommes équivalentes demanderont d'être soutenus pas l'État? Un "droit" en vaut un autre! Ils peuplent le Québec eux aussi, tel l'argument creux du ministre.

Nous avons un gouvernement totalement irresponsable qui nous ment, en prime. Je n'ai aucune confiance dans les estimations du ministre de la Santé, quant aux impacts sur les autres services de santé : néonatalogie, suivi de grossesse et usage de technologies de pointe fort coûteuses pour suivre ces futures mères et leur bébé. Pendant ce temps, de jeunes femmes enceintes ont peine à trouver un médecin pour leur suivi de grossesse. Ces femmes qui seront "à risques" seront sans aucun doute privilégiées. Et il y a tant de besoins non répondus, de véritables besoins vécus par des personnes déjà là.

Dites-moi, que faut-il faire?

Linda Vallée, Montréal

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Pour satisfaire les riches

Je suis dégouté de voir ce gouvernement payer pour ces services, alors que les gens n'ont pas de médecin de famille, attendent aux urgences des heures pour voir un médecin. Je songeais retourner au  Québec, mais, après cette annonce du " sinistre de la Sante " du Québec, je vois bien que la priorité est de satisfaire les riches comme Julie  Snyder. Donc, je vais y penser deux fois avant de me faire passer un « Québec » . Ou sont nos valeureux chefs " Gilles Duceppe et Pauline Marois pour dénoncer cette aberration?

Gilles Émard, Courtenay B.C.

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C'est un investissement

Il faut arrêter de véhiculer l'idée qu'il s'agit d'une dépense pure. On oublie que la règlementation qui l'accompagne va réduire le nombre et les complications liées aux grossesses multiples et donc des coûts énormes! Le coût de la dépense, la première année, est de 25 millions, et ce n'est que la troisième année que les coûts seront de 60 et quelques millions, car on sera alors plus en mesure de répondre à la demande. C'est un investissement parce que les dépenses que l'on fait d'un côté feront faire des économies de l'autre, les exemples étrangers à l'appui. Ce qui marche chez eux devra fonctionner chez nous! Favoriser l'adoption locale est une belle option, qui est loin d'être oubliée par les couples infertiles, mais c'est un autre combat qui s'en vient lui aussi. Il ne faut pas croire que les femmes se disputent l'idée de subir des traitements aussi invasifs. Si l'adoption locale était plus accessible (pour l'avoir essayé je peux vous dire que la banque mixte est une vraie blague! chercher un parent parfait pour un enfant...et cela en notant que la notion de perfection est évaluée par une seule personne qui peut rédiger un rapport complètement fantasque et réduire nos chances à néant de ce dossier). l'adoption internationale reste une option aussi, mais c'est très long et surtout coûteux. J'ai subi depuis 10 ans avec mon conjoint plusieurs traitements de toute sorte et, malgré la gratuité, je n'irais pas me mettre dans la file d'attente, car j'estime avoir eu la chance d'essayer déjà (au prix de 50 000 $ de dette que je continue de payer) et je suis de tout coeur avec tous ces couples qui attendait cela avec impatience: avoir la chance déporter un enfant, de donner la vie. Moi, j'achève mon parcours par une belle adoption internationale et je remercie l'ACIQ , le Dr Bolduc et Julie de toute l'énergie qu'ils ont mis dans ce projet. À tous ceux qui se disent outrés, je réponds que cela fait un moment que ce projet est sur la table, que des consultations publiques étaient ouvertes: mais comme d'habitude, ceux qui critiquent ne proposent jamais rien et sont toujours absents quand c'est le temps où cela peut faire une différence!

Virginie Deus

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Un futur contribuable

Étant moi-même une femme désirant plus que tout un enfant et en attente d'un traitement in vitro, je suis soulagée de l'annonce du ministre Bolduc à fait hier. Certes, je comprends que, pour plusieurs, c'est de l'argent gaspillé. Mais ont-ils pensé plus longuement à tout ce que cela peut apporter, au lieu de penser à ce que cela va enlever. Ces couples, qui pourront maintenant avoir un enfant, sont des contribuable comme tout le monde. L'enfant engendré sera, plus tard, un payeur de taxe. On n'arrête pas de dire que la natalité est en baisse au Québec, voilà un bon moyen de l'augmenter. Certains affirment que l'infertilité n'est pas une maladie. Soit, mais qu'elle est-elle? Vous dites que c'est un privilège? Alors, expliquez-moi pourquoi de jeunes couples, qui feraient d'excellents parents, n'ont pas ce privilège, alors que d'autres, très médiocres, l'ont. Expliquez-moi pourquoi une femme qui peine à nourrir ses cinq enfants aurait encore le privilège d'enfanter alors qu'une autre ne le peut pas. Expliquez-moi pourquoi une femme qui peut enfanter choisit de se faire avorter (aux frais de l'État, donc vous tous) tout simplement parce qu'elle se trouve trop jeune ou qu'elle se dit pas prête à être mère alors qu'une autre est en larme en découvrant son test de grossesse négatif. Expliquez-moi pourquoi l'État paie pour les moyens de contraceptions (avortement, vasectomie, ligature de trompes, hystérotomie, etc.), mais qu'elle ne pourrait pas payer pour la procréation assistée. Savez-vous comment cela coûte à l'État un avortement? Connaissez-vous le nombre d'avortements prodigués par année? Notre système de santé est en difficulté, je le sais. Beaucoup critiquent le ticket modérateur, mais je crois que cela est une très bonne chose. Tous ces gens qui aboutissent à l'urgence pour un simple mal de gorge ou d'oreilles. Ne profitent-ils pas eux aussi du système? Quand je lis les gens qui affirment qu'il y a plein d'enfants en attente d'une famille, connaissent-ils vraiment les coûts liés à une adoption? Il en coûte entre 10 000 $ et 20 000 $ et souvent plus pour une adoption internationale et pour ce qui est de l'adoption provinciale, la loi n'est pas encore totalement sur le bord des parents adoptifs donc plusieurs révisent leurs demandes. Est-ce que cette décision est bonne? Mettra-t-elle le Québec dans le pétrin ?  Seul l'avenir nous le dira, mais, dans mon cas, je me dis que ça ne peut pas être pire que maintenant et qu'enfin, je pourrai goûter à la maternité, moi qui attends depuis tant d'années.

Jean Massicotte et Elaine Bouffard



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La soupe chimique

Nous assistons, depuis quelques années, à une baisse mondiale et systématique de la fertilité des couples, et du mâle en particulier. C'est un fait scientifiquement documenté, et du bout des lèvres, nos « savants » expliquent le fait par la « soupe chimique » dans laquelle baigne l'humanité depuis 50 ans. Inséminer artificiellement les femmes, ne s'attaquera pas à la source du problème: la pollution de notre environnement qui va chaque jour en s'accroissant. Que ferons-nous lorsque la fécondité humaine tombera à zéro? On inséminera systématiquement tous les couples? Comme on le constate également à la grandeur de la planète, le nombre de naissances de mâles est en constante diminution, ceux-ci étant plus fragiles à la contamination chimique. Que ferons-nous quand il n'y aura plus de mâles? Des clones? Ce programme de gratuité n'est qu'un exemple de plus, du manque total de compréhension des enjeux, de l'abyssale absence de vision à long terme et de l'incroyable lâcheté politique de nos gouvernants. Tous ensemble, les yeux rivés sur le Dow-Jones, marchons vers l'extinction.

Daniel Lefresne, Montréal

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Un nouvel éléphant blanc

On insiste souvent pour dire qu'au Québec, on est les plus taxés en Amérique du Nord, mais on ne dit pas que c'est aussi parce qu'on est les plus taxables. Nous applaudissons souvent à des initiatives qui coûtent une fortune à la collectivité pour soulager un groupe restreint d'individus. Le pire, c'est que ce ne sont pas juste des pauvres que nous aiderons avec le programme de fécondation in vitro. Comme d'habitude, nous aurons un programme généreux envers tous, riches ou pauvres, alors que, bizarrement, on vient juste de taxer les pauvres d'un 200 $ de plus chacun parce qu'on ne peut plus boucler le budget. Pas question donc de moduler l'aide et d'obliger chaque bénéficiaire à participer à la mesure de ses capacités. Il faut que le gouvernement soit fier d'avoir le plus beau programme de fécondation in vitro en Amérique du Nord, gratuit mur à mur et, surtout, celui qui coutera le plus cher par contribuable; un autre éléphant blanc dans un zoo qui en est pourtant déjà bien pourvu.

Jeannot Vachon, Québec

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Un nouveau PPP

Notre gouvernement nous prouve une fois encore qu'il est prêt tout pour gagner de la popularité. Mais quel manque de vision et de réalisme! Les finances publiques sont à sec, les contribuables sont surtaxés, les employés de l'État paient une grande partie de la note. Dans ce contexte, notre gouvernement se lance dans ce projet de procréation assistée financée par le public, réalisée par le privé! Ce gouvernement ne jure que par le privé, même quand cela se fait au détriment des finances publiques. Je vois venir un nouveau PPP: Procréation au Profit (des amis) du Privé.... Franchement, que Québec fasse marche arrière, que Charest se contente de bien administrer et que Bolduc réduise les listes d'attente et les problèmes dans les urgences. C'est une question de priorité.

Martin Gagnon

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Est-ce ça, la démocratie?

Je trouve scandaleux que l'on paie pour la procréation assistée, pendant que des milliers de malades sont en attente de soins, parce que le système de santé manque d'argent dans beaucoup de domaines. On est dirigé par une petite gang de sans scrupule, qui n'hésite pas à favoriser quelques lobbyistes qui travaillent pour des petits groupes. C'est ça la démocratie au Québec.

André Gosselin, Issoudun

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Je suis renversée

Comment et surtout pourquoi, notre cher gouvernement si endetté, peut-il en arriver à subventionner ça?  J'ai honte d'être représentée par de tels imbéciles et incompétents qui essaient de jouer à la vedette! Les besoins en santé sont tellement plus criants: manque de ressources, manque de places, manque de médecins et infirmières, pas d'argent pour la formation d'autres médecins et infirmières, et on pourrait en rajouter.  Et que trouvent-ils à nous présenter?  Le paiement pour la procréation assistée!  Je sympathise avec les parents qui souhaitent ardemment un enfant et dont c'est le seul et ultime recours, mais ce n'est pas à l'ensemble des citoyens de payer pour cette intervention. Je n'en reviens tout simplement pas! J'espère que nous nous en souviendrons aux prochaines élections.

Carmen Méthot, Mont St-Hilaire

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Le droit des enfants

Je trouve que la décision du gouvernement est contraire à toute éthique. Je considère que ce sont les enfants qui ont un droit, soit celui d'avoir des parents et une vie heureuse. Or, cette annonce vise uniquement à assouvir le désir égoïste de parents qui veulent à tout prix des enfants qui leur ressemblent. Pendant ce temps, des milliers d'enfants de tout âge sont en attente de parents ou de familles d'accueil au Québec. Il y a, à travers le monde, des millions d'enfants qui n'attendent qu'à être adoptés. Pourquoi la société québécoise n'encourage-t-elle pas, en premier lieu, l'adoption, comme le font de nombreux pays à travers le monde ? Ma conjointe et moi avons adopté deux petits Colombiens, il y près de trois ans. Cela nous a coûté près de 40 000 $. Nos garçons sont heureux et se portent très bien. Nous avons assuré, à notre manière et avec peu d'aide du gouvernement, l'avenir de ces deux garçons tout en participant à l'effort collectif d'augmenter le nombre d'enfants au Québec. Pour nous remercier de cet effort, le gouvernement nous a remis un crédit d'impôt d'environ 7000 $. L'adoption, même au Québec, n'est donc pas financièrement accessible à tous.

De plus, on nous demande des évaluations interminables, pour évaluer nos capacités parentales. Est-ce que les parents en attente de procréation assistée auront à passer les mêmes types d'évaluation? Si ce n'est pas le cas, on pourra considérer que les parents adoptants sont victimes de discrimination de la part de l'État. Notre gouvernement a décidé d'accorder une importance plus grande aux enfants à naître qu'à ceux qui sont déjà nés. Cette décision est injuste pour nos enfants du Québec et ceux qui attendent d'être adoptés à l'étranger.

P. Rivard, Québec

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Et les traitements de stérilité?

J'imagine que tous ceux qui critiquent ce programme n'ont pas vécu de problème de fertilité dans leur couple. Cependant, ils devraient plutôt voir la naissance d'un citoyen québécois qui possiblement dans le futur va payer sa part d'impôt et de taxes. Donc, à tous ces fins connaisseurs, je demande s'il est préférable de payer pour la vasectomie, la ligature des trompes, parce que monsieur ou madame ne veut plus utiliser de moyens de contraception? Donc, si nous voulons être conséquents, chers connaisseurs, l'État ne devrait pas payer pour toute intervention ou opération qui n'est pas en lien avec une maladie ou un accident, à ce compte nous sauverons des millions de dollars.

D.Aubin

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Un acte de solidarité

Faire partie d'une société progressiste et avec une implication moyenne de l'État amène quelquefois des choix difficiles à des moments inopportuns. Le budget de la Santé occupe une grande part de notre système, mais il n'est pas dû à la procréation assistée. Notre gouvernement aura d'autres choix majeurs à faire au cours des prochaines années et la marge de manoeuvre est de plus en plus limitée. Cependant, n'est-ce pas une belle vision d'avenir que d'assurer notre pérennité collective au cours des années à venir? Nous avons déjà les services de garde à 7$, nous avons le régime parental qui à provoqué une explosion des naissances au cours des dernières années. La population vieillit, c'est un fait que personne ne peut nier. L'immigration ne pourra subvenir à la masse de travailleurs qui quitteront la population active au cours des 5 à 8 prochaines années. La dénatalité est inévitable et les hausses de taxes et tarifs de toutes sortes aussi. Maintenant, nous avons le choix de participer ensemble à un effort collectif et de cesser de critiquer "le gouvernement" dont nous faisons tous partie. Il est trop facile de réagir à la suite de l'annonce d'un projet comme celui-ci qui à fait les manchettes occasionnellement au cours des deux dernières années. Que pouvons-nous faire à chaque jour dans notre quotidien pour aider une famille en difficulté, un enfant délaissé, une personne âgée dans un CHSLD, une adolescente qui se fait avorter pour la deuxième fois? Il est bien facile de dire que ce programme est nul et incompréhensible, mais il faut le vivre ou l'avoir vécu réellement pour comprendre la douleur de ces couples, de cet homme ou de cette femme, qui croit faire subir cette infertilité à son conjoint. Le programme ne paie pas tout!  Il aide les couples à devenir parents et à amener au monde un futur membre de notre belle société progressiste. Cet enfant paiera ces taxes et ces hausses de tarifs aussi et il sera peut-être même à votre chevet lors de votre dernier souffle dans un centre de personne âgées ou à l'hôpital.  Un peu de solidarité entre nous tous ne nous tuera,

Yanick Piché, Ste-Mélanie

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Humain, équitable et visionnaire

Je suis ravie que le gouvernement du Québec soit à la fois humain, équitable et visionnaire dans ce programme. Il faut savoir que la gratuité des traitements de fertilité vient aussi avec un lot de règlements qui réduisent considérablement les chances de grossesses multiples. De ce fait, le programme provoque une économie de soins de santé en termes de suivi de grossesse à risque, de césarienne et de services de néonatalogie. Ces règlements, qui encadrent les traitements des couples et limitent la liberté d'agir des médecins en matière de procréation assiste, permettent donc économiser d'une main, ce qui est donné de l'autre. Ainsi, payer les traitements ne constitue pas une surcharge économique : il semble même que le programme sera ainsi auto-financé. D'autre part, il faut penser que ces soins de santé permettent de produire des petits contribuables qui payeront des taxes et des impôts tout au long de leur vie. Dun point de vue économique, il ne s'agit donc pas dune dépense irréfléchie ou d'un autre gaspillage de fonds publics. Dun point de vue humain, j'aimerais que tous ceux qui ont des enfants prennent une seconde pour imaginer leur vie sans eux. J'aimerais aussi que ceux qui ont rencontré l'amour de leur vie et ont souhaité fondé une famille avec celui-ci, s'imaginent qu'il soit infertile. La lourdeur psychologique et émotive de l'infertilité est difficile imaginer pour ceux que ça ne touche pas... En France, sachez que l'infertilité est abordée durant la semaine de prévention du suicide C'est dire que celle-ci est fortement liée à la dépression Payer les traitements de fertilité, c'est donc peut-être aussi réduire des dépenses de santé mentale Et après tout, ce n'est que justice puisque l'on paie les vasectomies et les avortements : des maladies cela?

Anne-Marie Morel, Blainville

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Une déchirure et un deuil

Ce que les médias ne disent pas, c'est que tous les parents qui utilisent la fécondation in vitro éprouvent de graves problèmes de conscience et d'éthique. Plusieurs embryons sont fécondés en même temps. Le gouvernement décide que les médecins  ne peuvent en implanter qu'un seul. Mais dans le privé, les médecins en implantent plusieurs et avortent les autres à un stade où ils et elles sont bien implantés et ont survécu. Un autre fait troublant, c'est que les embryons non implantés seront congelés un an et ensuite vendus pour des recherches,  vivants,  chacun, chacune dans leur éprouvette. Ce qui cause aux parents un grave problème d'éthique puisque ce sont tous et toutes leurs propres progénitures. C'est là une très grande déchirure et un deuil.

Jocelyne Gagnon, Bellechasse

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Pour l'avenir de tous

Cela pourrait paraître comme un coût supplémentaire sur la population, mais n'oublions pas que nous nous trouvons devant un avenir inquiétant, vue la diminution de la population active. Nous avons besoin d'augmenter la population jeune. Une des mesures, à plus court terme, consiste à faire venir des immigrants. Une autre serait d'augmenter le taux de natalité. Cette loi permettra aux milliers de couples qui rêvent d'avoir un enfant et essaient en vain de connaitre enfin la joie d'être parents. Ce sont surtout eux qui apprécieront leurs enfants et leur donneront tout leur amour. Ces enfants seront l'avenir de Québec et contribueront à payer nos retraites!

Mariam Moussavi

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Pour la vie


Il était temps que le gouvernement s'assure que la gratuité pour la vie soit sur la même tablette que la gratuité pour le choix! Voilà tout! Un monde juste et équitable pour toutes les femmes du Québec.

Brigitte Goyer

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Nous sommes de victimes

Je peux comprendre que certaines personnes sont en désaccord avec la décision du gouvernement. Il y a tellement à faire encore dans le système de la santé. Mais de s'en prendre à nous, les couples infertiles, c'est manquer de jugement! Si vous saviez!

Marie-Josée Nerbonne

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C'est souvent bel et bien une maladie

Il n'est pas question ici du droit d'avoir un enfant, mais bien de voir sa condition considérée par le système de santé. Je trouve que la question du "droit à l'enfant" est une fausse question, un faux débat. Et j'ai des nouvelles pour vous: oui, bien des cas d'infertilité sont dus à des maladies, ou à des conditions physiques identifiables. On paie pour les avortements. Est-ce un droit d'avorter? On paie pour la vasectomie, et aussi pour la vaso-vasectomie... Est-ce un droit fondamental de choisir si on veut ou pas être fertile? Est-ce qu'on meurt d'une grossesse dont on ne veut pas? Là n'est pas la question!! Quel argument absurde! Comme si le système de santé ne devait payer que pour ce qui met la vie en danger. Et les infiniment nombreuses personnes qui engorgent les urgences pour des pacotilles, vous en faites quoi?  En ce qui me concerne, je suis infertile, et c'est dû à une dysfonction des ovaires. Cette condition m'occasionne bien d'autres symptômes que mon infertilité, et pourrait m'occasionner des troubles sérieux de la santé dans le futur. Aussi, j'aurais pu, si j'avais voulu, consulter un endocrinologue, ou un dermatologue, aux frais du système médical public ou d'assurances privées, pour régler ces autres symptômes. Maintenant, mes autres problèmes physiques, je peux vivre avec, alors j'ai choisi d'opter pour autre chose que le système de santé. Ça me regarde. Pour mon infertilité, c'est autre chose. C'est pourtant une conséquence d'une condition physique présente chez-moi depuis mon adolescence. Ce ne serait pas un peu stupide qu'on me dise tout à coup que mon problème n'est pas une maladie, simplement parce que la raison de ma consultation porte l'étiquette de l'infertilité? Que ce n'est que mon problème et que ça ne peut être considéré comme un problème de santé? L'infertilité aura à être démystifiée, c'est certain, de même que les traitements qui existent pour la traiter. Tous les cas ne sont pas les mêmes, et tous les infertiles de se retrouvent pas en fécondation in vitro. Un énorme pourcentage des cas peuvent être réglés à l'aide de simples traitements hormonaux, et inutile de dire que, dans ces cas là, la facture est beaucoup moins salée qu'en in vitro.  Certains semblent croire que les couples infertiles se plaisent à aller en insémination artificielle ou en fécondation in vitro après quelques mois d'essais infructueux. Si vous saviez ce que cela représente en temps, en énergie, en déplacements, en piqûres quotidiennes, en effets secondaires dérangeants, en risques d'échec, en bouleversement émotif... Croyez-moi, personne n'y va pour le plaisir. Quand on est rendu là, c'est qu'on a tout essayé. Maintenant, qu'on dise que ce serait bien que l'adoption soit aussi encouragée ou facilité, je suis d'accord. Personnellement le nombre d'années d'attente (6 à 8 ans) me décourage d'adopter au Québec, alors que ce serait une option totalement en accord avec mes valeurs. A l'international, c'est le prix que je ne puis me permettre. Encore plus coûteux que de s'offrir une FIV.  Qu'on dise aussi que ce n'est peut-être pas le bon moment, qu'il y a d'autres priorités, qu'on n'a pas les moyens. Je comprends un peu tous ces arguments. Mais je ne comprends pas que ces arguments viennent démolir l'aboutissement de la loi 26. Bien sûr, ce serait bien que le système de santé soit mieux géré. Bien sûr, il y a d'autres problèmes. Est-ce que c'est une raison pour ne pas régler celui-là? C'est toujours le bon moment pour prendre une bonne décision... Et puis cette loi, laissons-lui une chance, au moins.  Essayons, au moins. Oh, et j'allais oublier: à ceux qui prétendent que tout le monde va payer pour permettre à une minorité d'avoir des enfants, et va ensuite payer une vie entière de frais divers pour la santé, l'école. Mais qui, d'après vous, va s'occuper de vous quand vous serez vieux? Qui va payer pour vous? Vous accepteriez, vous, qu'on dise "je refuse de payer pour une minorité de diabétiques, après tout, s'ils font attention à ce qu'ils mangent, ils ne risquent pas de crever... "? C'est ça, les amis, une société dans laquelle on paye pour avoir des services. On paie pour un, et on récolte d'une manière ou d'une autre quand c'est à notre tour. Je ne vois pas en quoi les infertiles constituent une minorité plus débattable qu'une autre à ce niveau.

N. Maillard

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C'est là une excellente nouvelle...

Considérant que le Québec connaît une décroissance constante de son taux de natalité et que son impact sur la démographie a des conséquences considérables sur le taux de remplacement des générations, compromettant ainsi, le développement normal de la population active; Considérant que la cause des couples infertiles est louable et doit recevoir l'appui de l'État, comme c'est le cas présentement pour l'interruption volontaire d'une grossesse, la ligature tubaire, la déligature tubaire, la vasectomie et la vaso-vasostomie et qu'il faut offrir à ces couples, le même traitement, soit le remboursement des frais reliés aux techniques de procréation médicalement assistée telles la fécondation in vitro, l'insémination artificielle et autres actes reliés; Considérant que l'État doit donner accès à la procréation assistée, sans égard à la capacité financière des personnes impliquées, et qu'il doit être chargé de l'entière responsabilité financière et professionnelle de cet acte médical; Considérant que l'État québécois doit garder la juridiction exclusive de cette pratique médicale et que la Loi fédérale sur la procréation assistée risque de lui enlever cette responsabilité propre au domaine de la santé. Oui, l'entrée en vigueur de la loi 26 est une excellente nouvelle!

Éric Dumoulin, Ec.

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Une incapacité, pas une maladie

Nous sommes champions au Québec dans l'art d'annoncer des aménagements pour lesquels on n'a ni les ressources financières, ni les ressources professionnelles. On annonce l'enseignement de plus d'heures d'anglais dans les écoles, la diminution du ratio élèves-professeurs, en faisant fi des ressources nécessaires qui sont déjà manquantes. Voilà pour l'argent. Les lobbyistes s'y connaissent en manipulation, ils martèlent que l'infertilité est une maladie... qu'avoir un enfant devrait être garanti par la société tout entière. C'est un raisonnement trompeur dans les circonstances que nous vivons. Il me semble aussi qu'on fait tout un plat de l'enfant à naître, si essentiel à l'épanouissement personnel (et souvent présenté comme le seul vrai moyen d'obtenir le bonheur sur terre), mais on ne parle pas assez de l'éducation, de l'investissement et de l'accompagnement qu'il faudra par la suite lui donner (et qui n'est malheureusement pas garanti par bon nombre de parents dépassés, voire  carrément dysfonctionnels). Dans ce monde, où tout le monde en arrache déjà pas mal, il me semble qu'il serait plus juste de s'occuper de ceux qui sont déjà là. Tiens, pourquoi ne pas avoir plutôt dévolu une partie de ces généreux montants dans les parrainages d'enfants et adultes haïtiens victimes du séisme de janvier dernier? Une idée, comme ça. Mais ça, qui en fera une croisade personnelle?

Emmanuelle Beaulieu

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Prenons-nous nos interventions par le bon bout?

Bébés tout élevés, sans frais et sans efforts livrés aux parents à 25 ans! Ce sera probablement le nouveau programme du gouvernement du Québec à la rentrée de l'automne. Je me faisais cette réflexion ce matin en lisant une courte information à l'effet que le ministère de l'éducation analyse la possibilité de donner des cours de natation dans ses écoles afin de diminuer le nombre de noyade. Après le congé parental généreux, l'allocation familiale bonifiée, le service de garde universel quasi-gratuit, l'aide aux devoirs, l'aide alimentaire, les frais de scolarité gelés depuis des années, le régime de prêts et bourses et bien maintenant, il nous reste à ouvrir les résidences et prendre charge complète des enfants québécois, bien sûr gratuitement mais avec DROIT de visites et de critiques aux parents. L'État devra les livrer instruits, polis et équilibrés vers l'âge de 25 ans et bien sûr sachant nager. Il faudra aussi revoir la définition du mot parent, celui du mot État et enfin celui du mot responsabilité.

Louise Julien, Montréal

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Mauvais choix

Le gouvernement Québécois investit des milliards de dollars dans le système de santé et ne réussit pas à régler les problèmes et à voir la lumière au bout du tunnel. En effet les listes d'attentes pour des interventions se prolongent, les salles d'attentes débordent, les malades restent plus longtemps dans les corridors et les infirmières sont débordées et fatiguées. De plus le 1ier juillet 2010, tous les Québécois couvert par le régime d'assurance médicament du Québec (RAMQ) ont été frappés par les hausses du dernier budget provincial du ministre des finances du Québec Raymond Bachand tant pour la franchise en pharmacie que pour la prime maximale annuelle. De plus c'est l'entrée en vigueur la nouvelle contribution obligatoire santé de 25$ et qui s'élèvera, dans deux ans, à 200$. Dans le désordre total, le ministre Yves Bolduc fait une annonce purement politique, en donnant le feu vert à la gratuité des traitements de procréation assistée. Avant de mettre en place ce programme gratuit, alors que le système de santé a de la difficulté à remplir ses missions de base, ils auraient dû écouter les réserves de tous les spécialistes et du Collège des médecins. Je comprends le désarroi des personnes qui ont de la difficulté à avoir un enfant, mais le programme coûtera entre 20 et 60 millions pour 30% de réussite, et les hôpitaux ne sont pas prêt à rendre active cette décision prise à la hâte et sans planification.

Jocelyn Boily, Québec

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Afin de bâtir un avenir et un Québec meilleur

Je suis heureux de l'annonce fait par le ministre Bolduc mardi le 13 juillet qui dit que la procréation assistée sera gratuite et ce à partir du 5 août prochain. En tant que couple ayant déjà fait des fécondations in vitro, je crois fermement que tous les couples du Québec désirant avoir un enfant et qui ne le peuvent pour des raisons médicales, devraient avoir les soins nécessaires de conception assistée. Chaque couple ont le droit de faire grandir l'espoir d'être entouré d'un ou de plusieurs enfants, et ce pour le plaisir d'une vie de famille ainsi que pour développer les adultes de demain, le Québec poursuivra sa marche dans ce monde par ceux-ci. J'aimerais par le fait même remercier les efforts de tous les personnes qui se sont impliqués de près et de loin à ce que ce programme de gratuité soit en place aujourd'hui. De façon particulière mes remerciements vont au ministre Bolduc et son entourage, à Mme Julie Snyder, à Mme Caroline Amireault et tous les membres de l'ACIQ ainsi que l'appui à quelques occasions de Mme Céline Dion et M. René Angélil. Merci à tous et longue vie à ce programme ainsi qu'à tous les enfants naissant de celui-ci, afin de bâtir un avenir et un Québec meilleur.

Guy Trottier

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Déconnecté d'une réalité écologique

Le plus gros problème qui guette cette planète, c'est la surpopulation! Plus de monde équivaut à un besoin supplémentaire de bouffe et d'eau, donc plus de pression sur les ressources naturelles. Et voilà qu'on veut encourager les gens à faire encore plus d'enfants. Misère! La sélection naturelle fait que si quelqu'un n'est pas capable de concevoir, il y a une raison. Le gouvernement va-t-il payer pour que je me fasse installer un bras bionique, afin de réaliser mon rêve d'être lanceur des ligues majeures? Pour être plus réaliste, pourquoi ne pas couvrir les chirurgies au laser pour les yeux, les implants mammaires esthétiques, et j'en passe. Je laisse à d'autres (qui l'ont bien fait d'ailleurs) le soin de commenter sur les éléments économiques et autres. Complètement stupide, tout ça!

Philippe Forget

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Question de responsabilité

Comme beaucoup de Québécois, je considère que le moment n'est pas le mieux choisi pour annoncer un tel programme, compte tenu de la situation de nos finances publiques. Il est plutôt difficile de suivre le raisonnement de ce gouvernement (le PQ n'est pas mieux de ce côté) qui prend beaucoup de mauvaises décisions, quand il en prend! Je sympathise sincèrement avec ces couples qui désirent avoir des enfants et qui ne le peuvent pas, mais je sympathise également avec les personnes âgées qui vivent dans des CHSLD, où on les alimente avec environ 5$ par jour, pour ne donner qu'un exemple. Encore une fois, je considère que notre gouvernement n'agit pas dans l'intérêt de la majorité des citoyens et privilégie certains groupes de pression. Je pose également une question à laquelle j'aimerais bien connaître la réponse. Les problèmes de fertilité auxquels on fait référence ne sont-ils pas, dans une certaine mesure, occasionnés par l'âge tardif auquel les couples décident d'avoir des enfants? J'ai toujours eu l'impression que la fertilité féminine, notamment, commençait son déclin en fin de vingtaine ou début de trentaine; si cela est une réponse possible à une partie du problème de fertilité, est-il normal que l'ensemble de la population ait à payer pour les choix individuels de retarder la parentalité?

Danielle Moreau

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Quelles contradictions

Lorsqu'il y avait plusieurs mains sur le volant, l'auto suivait la route, maintenant qu'il y a deux mains sur le volant, c'est la catastrophe. On refuse d'augmenter le budget de la Santé, en prétendant ne pas avoir d'argent et voilà qu'on veut augmenter les services avec la procréation gratuite, alors qu'il manque déjà environ 70 gynécologues. On taxe les malades, même si ces derniers ne reçoivent pas les traitements en temps requis, comme dans le cas des cancers et des chirurgies cardiaques, ayant comme conséquences la mort. On refuse de payer les infirmières adéquatement et paradoxalement on paie 100$ de l'heure aux agences privées pour fournir des infirmières. De la folie furieuse! Dans les urgences, les gens restent parfois 30 heures sur des civières avant d'avoir accès à un urgentologue. Certains décèdent avant que le médecin n'arrive. Que dire des 25 000 familles sans médecin? Jean Charest prétend qu'il n'a pas d'argent pour déclencher une enquête publique sur la corruption et maintenant il dit avoir de l'argent pour la procréation gratuite avec toutes les dépenses inhérentes.

L. Conceicao

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Vive le Québec riche

Je ne suis pas contre le fait que les gens qui le désirent ardemment aient des enfants. C'est le plus beau cadeau que l'on puisse avoir dans une vie. Là où je ne suis vraiment pas d'accord, c'est que le gouvernement paie pour la procréation assistée. Les finances du Québec sont déjà dans un état lamentable, alors que l'on augmente encore les dépenses du gouvernement, c'est trop. Qui va payer? C'est encore nous, les petits contribuables qui en arrachent déjà. Félicitations au gouvernement libéral qui est encore une fois incapable de mettre ses culottes et de dire non à de petits lobbyistes.

Yves Daneault

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Un cadeau pour les cliniques privées

Je suis heureux pour tous ces couples qui pourront, désormais, recevoir gratuitement ces traitements dans le cadre de leur désir, tout à fait légitime, de procréer. Toutefois, j'ai comme l'impression que le gouvernement libéral de M. Charest a surtout voulu favoriser le développement des cliniques privées. En effet, le réseau actuel ne peut prendre en charge les requêtes de ces gens. Alors, tous au privé! Et enrichissons bien les petits amis, propriétaires de cliniques privées à même l'argent public. 

Jean-Marc Faubert, Saint-Jean-sur-Richelieu

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Je suis découragé

Ce n'est pas le rôle de l'État de pourvoir aux besoins émotifs des couples. Au Danemark, le seul pays à avoir offert gratuitement la procréation assistée, le service a été arrêté à cause des coûts. Non vraiment, le gouvernement, qui doit agir pour le bien commun de sa population, agit pour le bien commun des groupes de pression. Encore une fois, c'est décourageant.

Michel Sylvestre

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De l'argent mal investi

Je ne comprends pas que l'on puisse se permettre un service non essentiel comme celui-là, quand on nous a dit au dernier budget que les contribuables devraient se serrer la ceinture pour conserver leurs privilèges. Je suis davantage pour l'amélioration des soins de santé de base (comme l'augmentation des cliniques de médecine familiale), bien avant le financement d'un service de procréation assistée. Il est aussi étrange que l'on investisse de l'argent à régler un problème, plutôt que de tenter d'en trouver la source et de l'enrayer. Les causes de l'augmentation de l'infertilité sont multiples et le gouvernement devrait en tenir compte (pollution liée à l'utilisation abusive de pesticides, métaux lourds, rejets industriels de l'industrie du plastique dans l'environnement, radiations, etc.).

David Brassard

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L'avantage d'être populaire

Sans critiquer le programme en soi, puisqu'il comporte des points positifs et des points négatifs, voici une autre preuve que les décisions politiques se font trop souvent en fonction de la pression médiatique. Julie Snyder est très populaire au Québec et il a suffi qu'elle mette de la pression en faveur d'un tel programme pour que le gouvernement cède à ses appels. Est-ce que les enfants en attente d'une famille, mais qui n'ont pas de porte-parole connu, reçoivent une telle écoute et des réactions rapides du gouvernement?  

Stéphane Rivard

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Notre étonnant gouvernement

Je ne comprends plus rien au gouvernement. Il y a quelques semaines le ministre des Finances nous dit que le système de santé était en danger, qu'il fallait trouver de nouvelles sources de taxation pour le protéger. Quelques semaines plus tard, le ministre de la Santé nous annonce que le gouvernement va payer pour un nouveau service: la procréation assistée. Nous serons les seuls en Amérique à le faire. Coïncidence, nous sommes la province la plus endettée. Qu'à cela ne tienne, il reste une petite marge sur la carte de crédit. Que ceux qui sont sur une liste d'attente se consolent, nous sommes les seuls à payer pour ce nouveau service et ces nouveaux- nés ne trouveront pas très drôle la dette que nous leur laisserons.

Jean Laurin, Laval

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Je ne comprends pas

Les services de néonatalité débordent, les femmes enceintes ont de la difficulté à trouver un gynécologue pour suivre leur grossesse, et on instaure une mesure qui augmentera les grossesses à risque et les bébés prématurés ayant besoin de soins. Pendant ce temps, combien d'enfants auraient tellement besoin de parents aimants et désirant s'occuper d'eux? Pourquoi ne pas rendre l'adoption moins ardue et investir ces 35 millions annuels dans les conditions de travail des infirmières qui nous manquent tant? Je comprends que ne pas pouvoir procréer est un drame humain et que le désir de surmonter les obstacles est légitime, mais je ne pense pas que ce soit à la société de payer pour cela.

Carl Lemyre, Montréal

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Gros lot remporté par les cliniques privées

Le gouvernement Charest marche sur la tête. Il a carrément perdu le sens des priorités. En quoi les préoccupations des couples infertiles constituent-elles une urgence médicale nationale? À ce que je sache, on n'a pas encore commencé à dénombrer au Québec des couples emportés par l'infertilité faute de soins. Certes, leur détresse est humainement compréhensible. Mais elle ne peut en aucun cas justifier le jeu d'improvisation auquel s'est maladroitement prêtée l'équipe gouvernementale. L'universalité de la gratuité en procréation assistée me semble également une décision douteuse, quand on sait que le Québec d'aujourd'hui ne dispose plus de moyens de distribuer la générosité. Sèches, les mamelles de l'État providence ne fournissent plus. N'eut-il pas été plus équitable de demander aux couples infertiles de contribuer au prorata de leurs revenus? La solidarité communautaire ne s'en trouverait pas pour autant amputée. En outre, sachant que le succès de la fécondation in vitro croît avec le nombre d'embryons transférés, il y a de quoi inviter les futurs heureux parents à doser leur enthousiasme, car les chances de grossesse ne dépassent guère les 10% avec un seul embryon transféré. Plusieurs couples épuiseront malheureusement les trois essais subventionnés sans réaliser leur rêve. Et nous, contribuables québécois, aurons alors niaisement enrichi les cliniques privées cotées en Bourse. Pendant ce temps, nos parle-menteurs de politiciens continueront de pérorer sur l'ouverture «éternellement prochaine» des cliniques de fertilité dans le secteur public.

Agasi Shindikana, Montréal

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Le ridicule ne tue pas

Comment s'étonner après ça que l'Alberta soit de plus en plus réticente à payer (via la péréquation) pour que le Québec puisse continuer à se payer des luxes dont il n'a pas les moyens: les garderies à 7$ pour tous, le milliard de dollars en baisses d'impôt symboliques pour acquitter une promesse électorale stupide, et maintenant cette idée farfelue de combattre la nature. Ce gouvernement nous prouve depuis sept ans que le ridicule ne tue pas.

Pierre Desranleau, Chambly

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Une grande bataille gagnée

Je suis extrêmement reconnaissante de la prise de position du ministère de la Santé, en ce qui a trait à la mise en place de la gratuité en matière de procréation assistée. Plusieurs jugent que ce n'est pas un droit d'avoir des enfants. Personne n'a dit que c'était un droit. Les couples infertiles le voient comme un choix, un désir profond. Chaque nouveau programme a son coût, que ce soit au niveau de la santé, des transports, des loisirs. La loi 26 est encore toute jeune. Il est certain qu'il y aura des améliorations à y apporter. Mais n'oublions pas que le programme de la gratuité se paiera seul d'ici peu et qu'il fera de nombreux parents heureux! Laissons la chance au gouvernement de nous démontrer de quoi il en retourne et je crois que par la suite, il y aura matière à faire de mauvaises ou bonnes critiques!

Marilyne Héroux, Sainte-Mélanie

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La gratuité, un choix contesté

Il ne manquait plus que ça pour nous démontrer à quel point notre société achète encore aveuglément de pareilles bêtises de la part d'un gouvernement corporatif et les grandes pharmaceutiques. C'est un gaspillage de fonds publics de 63 millions de dollars en bébés-éprouvettes sur quatre ans en cliniques privées et publiques, alors que ce même gouvernement est censé se serrer la ceinture, d'après son dernier budget bidon. Alors que ce gouvernement n'est même pas capable de gérer les salles d'urgences des hôpitaux, ni de créer de l'emploi et d'enrayer la pauvreté, ni de réformer des écoles décentes pour que les jeunes puissent apprendre à vivre, à bien se nourrir et à évoluer consciencieusement. Alors que ce gouvernement n'est même pas capable de gérer la santé publique de façon sécuritaire, ni d'imposer la classe riche et les multinationales; il choisit plutôt d'imposer la classe pauvre et moyenne et surtout d'imposer les retraités qui ont payé de l'impôt toute leur vie. Julie Snyder n'est-elle pas consciente ou assez intelligente pour constater que la plupart de ces bébés in vitro vont éventuellement gonfler les factures du gouvernement. Désirer des enfants est certes une option louable dans une société responsable et prospère, où les parents en assument l'entière responsabilité, mais nous imposer et nous taxer davantage pour des couples infertiles, c'est trop. Ce n'est pas notre problème et c'est à eux de payer pour l'assistance médicale dont ils ont besoin.

Armand Pouliot

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Trop, c'est trop

Je comprends la peine des couples qui ont des difficultés à avoir un enfant. Je comprends, mais de là à demander aux contribuables de payer pour leur procréation assistée... non, vraiment pas.

Marie Auger

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Un travail sur les priorités s'impose

Je suis très sensible à l'insécurité et l'angoisse que peuvent vivre les parents qui tentent par tous les moyens d'avoir des enfants au détriment du fardeau financier qui cela suppose, mais je ne peux, en ces temps extrêmement difficiles pour le système de santé, être d'accord avec cette position. À mon avis, cela relève du privé et ce n'est pas la responsabilité du gouvernement pour le moment. La chose la plus incroyable que j'ai entendue, c'est que pour avoir accès au régime public, on a donné un caractère maladif au fait que des couples ne peuvent avoir des enfants! Mais ce n'est pas une maladie à proprement parler, c'est n'importe quoi. 

Johanne Huard

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Regardez-le aller!

Quand on pense qu'il y a des gens pour se plaindre que la procréation assistée gratuite, ce nouveau programme social de luxe introduit par le gouvernement Charest, va coûter trop cher! Mais non, il n'y a rien de trop cher au Québec. Ne savez-vous pas que le Québécois moyen ne verse qu'environ 40% de ses revenus en taxes, impôts et contributions de toutes sortes? Il reste encore un gros 60% à aller chercher - et pour ça, faites confiance au ministre Raymond Bachand, vous n'avez qu'à le regarder aller, comme il vous l'a lui-même demandé.

Giovanni Stanza

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Injuste

Je trouve aberrant ce programme, alors qu'il manque de médecins de famille. Les couples qui désirent adopter un enfant doivent débourser de gros sous et ça devrait être ainsi pour les couples infertiles, il y a tellement d'enfants abandonnés dans notre système de la DPJ. Je trouve cela regrettable que ces enfants n'aient pas droit à une deuxième chance de s'en sortir et de trouver des parents aimants.

Brigitte Bouchard

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Déshabiller Pierre pour habiller Paul

On ne peut que féliciter ces couples qui prennent les grands moyens pour concrétiser leur rêve. Mais, le gouvernement a-t-il le droit moral de financer ces futurs bébés? Le gouvernement manque déjà d'argent pour la santé, l'éducation, les routes, le salaire de ses travailleurs et bien d'autres et voilà qu'il trouve, je ne sais où, tous ces millions pour une belle cause, mais au détriment de tous. Pensons seulement à ces gens dans la rue, aux assistés sociaux et à tous les petits travailleurs qui doivent aller dans les banques alimentaires pour combler les fins de mois. Aussi, les gens qui adoptent les enfants un peu partout dans le monde demanderont-ils un remboursement ou une contribution au gouvernement pour les aider? Je crois que si l'on veut concrétiser un rêve, il faut prendre tous les moyens pour y parvenir, et cela, à l'intérieur de nos propres ressources et non pas déshabiller Pierre pour habiller Jacques.

Jean-Yves Lepage

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Avoir un enfant n'est pas un droit

Avoir un enfant est-il un droit? Non, c'est un privilège, un privilège qui devrait être donné aux bons parents... Malheureusement, n'importe qui peut se prévaloir de ce privilège naturellement. Et, malheureusement, beaucoup de parents infertiles seraient de bons parents. Est-ce un droit d'avoir un enfant qui porte notre bagage génétique? Encore moins. Au lieu de prendre la solution scientifique et non naturelle, n'aurions-nous pas pu satisfaire les deux côtés de la médaille d'un seul coup? Il y a 40 millions d'orphelins à travers le monde. N'aurions-nous pas pu, à la place, régler ce problème en même temps que satisfaire les futurs parents d'avoir un enfant? Ne pourrions-nous pas faciliter l'adoption d'enfant québécois dans la DPJ à la place, et faire d'une pierre d'un coup? Car, la responsabilité du gouvernement de s'occuper des enfants orphelins ou maltraités existe, mais pas celle de la population de satisfaire les désirs, car ce n'est pas un réel besoin, de tout le monde. Et, ne vaut-il pas mieux s'occuper mieux, et donner le plus de chances dans la vie, à des enfants qui subissent déjà les conséquences des autres? Non, le gouvernement a voulu des votes, pas passer par la logique.

Rose-Marie Paradis

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Nous sommes déjà égorgés

Malheureusement, je ne trouve pas que c'est aux contribuables de payer. Ne sommes-nous pas déjà à la limite monétairement parlant? Pourquoi est-ce le gouvernement qui doit payer pour les malheurs de chacun? Il manque des places en garderies, il y a de longues files d'attente, on manque de professeurs et on n'arrive pas à soigner nos malades. Bref, je ne suis vraiment pas d'accord.

Nathalie Lemieux

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Une vraie farce

Le gouvernement nous a dit de bien les regarder. Et ce que je vois, c'est encore une dépense de 68 millions. Et comme tout le reste que le gouvernement nous dit quand il parle de coûts, attendez-vous à un dépassement, si vous prenez en exemple l'assurance médicament et les congés parentaux. C'est une vraie farce.

Jean Pagé

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Du domaine privé


Malgré toute la compassion que j'éprouve à l'égard des couples infertiles, je ne crois pas que l'État devrait assumer les coûts de la procréation assistée. Avoir un enfant n'est pas un droit, c'est un privilège que nous accorde la nature. Les tentatives de concevoir un enfant, avec l'appui de tout l'arsenal scientifique et médical disponible, devraient relever du domaine privé. Les interventions visant la stérilisation permanente, telles que la vasectomie et la ligature des trompes, ou leur renversement, comme la vasovasostomie et la déligature des trompes, devraient également être des services non assurés par le régime public.

Robert Nadon, Montréal

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Mais où s'en va-t-on au Québec?

Un réseau de la santé qui peine à survivre et qui fait des petits miracles tous les jours avec les moyens qu'on lui donne. Franchement, après avoir écouté, hier aux nouvelles, le discours de notre "super" ministre, les arguments présentés sont bien minces et vides de toute logique. Chercherait-il du capital politique? C'est ce genre de décisions qui me fait penser que l'avenir des finances publiques donc des miennes par le fait même, est en grand danger et que le futur n'est pas très beau. Je n'ai pas réussi à vraiment comprendre la motivation et le but que l'on cherche avec cette décision. Il faut bien comprendre que ceux qui vont "bénéficier" de cette politique sont des gens qui ont déjà, en grande majorité, les moyens financiers pour se payer ces traitements. Pour ceux qui ne les avaient pas, eh bien, ils vont probablement prendre rendez-vous rapidement. Offre et demande obligent, la demande augmentera plus vite que l'offre et on sait ce qui arrivera par la suite. Les cliniques vont faire la passe sur le dos du contribuable. C'est le temps d'acheter des actions. Au lieu de chercher à boucher les trous dans la coque croulante du navire de la santé, notre ministre s'amuse à en percer d'autres à coût de millions qu'il n'a même pas. Où va-t-il les prendre ces millions? Il faudra voir les chiffres dans un ou deux ans. Tout le monde sait aussi que les coûts sur le réseau seront beaucoup plus grands que seulement celui des traitements in vitro. Il pense que, parce que le contribuable paie (via notre gouvernement), les grossesses multiples, fréquentes par cette méthode vont être contrôlées et vont miraculeusement diminuer. Non, mais qu'est-ce qu'il a mis dans son café celui-là? Et qu'il y aura moins de prématurés à haut risque? Il vient d'ouvrir la porte toute grande à des coûts qui vont exploser pour les grands centres de néonatalogie, qui en ont déjà plein les bras. On va rajouter des lits, dit-il. Non, mais quelles sont les ressources humaines qui vont s'en occuper de ces lits supplémentaires. Ils ne sont déjà pas assez nombreux pour ceux qui existent en ce moment. Ça prend des années à former ces gens compétents pour soigner ces nouveaux nés.

Marc Gaumond, Montréal

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Il ne s'agit pas d'une maladie

Je suis entièrement contre le financement par les deniers publics des grossesses assistées. Notre système de santé est déjà débordé et ne suffit plus dans les cas d'opérations chirurgicales des cancers féminins, par exemple. Les femmes doivent attendre et voient souvent la date de leur opération annulée et reportée. Quel stress ! Combien de femmes présentement enceintes n'arrivent pas à être suivies par un gynécologue par manque de professionnel de cette spécialité ?

Ça aussi, ça fait partie de la santé des femmes! Il faut faire une différence entre la maladie qu'il faut soigner et ce que je nommerais "une meilleure qualité de vie souhaitée pour les femmes éprouvant des difficultés à être enceinte". Comme gouvernement, pourquoi, dans le futur, ne pas signer des ententes spécifiques avec certains pays pour faciliter l'adoption internationale par des parents québécois. Je suis ahurie de constater le pourcentage bouleversant d'enfants qui ne mangent pas dans le monde. Est-ce le fait d'une société capitaliste qui, pour résoudre un problème de dénatalité, finance à coup de millions des grossesses à risque, en éprouvette, la naissance de bébés prématurés et les soins de santé qui seront y nécessaires. Les priorités en santé au Québec ne doivent pas être dictées par des enjeux électoraux. C'est complètement irresponsable de gérer ainsi l'État. Chassons le gouvernement Charest duquel on se souviendra malheureusement trop longtemps pour ces dettes léguées au Québec.

Suzanne Cholette, Montréal

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La croisade de Julie Snyder

Je sympathise avec elle et toutes celles qui ont recours à ce procédé, mais moi, qui n'ai pas d'enfant, ma femme aussi est presque infertile, je n'irai pas quémander à ma province des fonds qu'elle n'a pas, alors qu'il y a des besoins beaucoup plus importants ailleurs. On est fauchés et on continue de créer des programmes pour lesquels on peut plus payer. Certains diront qu'on peut couper ailleurs, que ce n'est que quelques millions. On peut certainement couper partout, le problème c'est que notre courageux gouvernement ne semble pas avoir les couilles pour le faire. Jean Charest veut un quatrième mandat, alors que pensez-vous qu'il fera? Couper ou glaner des votes ici et là? Alors, on continue de s'enfoncer et, par conséquent, d'enfoncer la génération future avec une dette colossale, qui s'alourdit au gré de nos caprices.

Pierre D'Aoust

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La charrue avant les boeufs

Il me semble que le ministre Bolduc est déconnecté de la réalité dans laquelle vit son ministre des finances, M. Bachand, qui, il y a de cela quelques semaines, sonnait l'alarme et nous imposait toutes sortes de mesures fiscales, dont les fameux tickets de santé. Bolduc mentionne que non, la province n'aura pas de difficulté à gérer le programme de procréation assistée et, qu'au niveau médical, tout va bien. Le Dr Robert Sabbah, président de l'association des gynécologues au Québec, venait de dire qu'il n'y a pas assez de personnel médical pour assurer un bon suivi et, qu'au final, le réseau médical va peiner. Je me demande comment un lobby a pu convaincre le gouvernement que l'infertilité est une maladie. C'est fort, étant donné que le milieu médical ne s'entend pas à savoir si l'alcoolisme est une maladie! Le gouvernement fonctionne à l'envers. Il instaure des programmes sociaux pour favoriser les naissances (garderies, congés parentaux juteux, bébé éprouvette), mais n'a pas les structures nécessaires pour absorber tant de naissances. Peut-on, au moins, terminer le CHUM, question de pouvoir accueillir les mères et leurs bébés? Peut-on avoir plus de docteurs et d'infirmières, car ce seront eux qui devront intervenir directement auprès des mamans et leurs enfants? Peut-on aussi rénover nos écoles et leur fournir des professeurs et un encadrement adéquat, question d'accueillir toute cette future marmaille ? La liste est longue. On a préféré mettre des programmes sur pieds qui attireront les votes plutôt que d'être conséquent avec le discours fiscal du ministre Bachand. C'est drôle, mais cette nouvelle sort après celle soutenant que le premier ministre Charest vise un autre mandat.

JF Goyette, Montréal

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Est-ce une maladie?

Peut-on considérer l'infertilité comme une maladie dangereuse pour la santé? Est-ce qu'on peut mourir, devenir invalide ou souffrir jusqu'à sa mort quand on ne peut pas enfanter? Avec les millions que le gouvernement a décidé de consacrer au programme de fécondation in vitro, c'est ce qu'il veut presque nous faire croire. Et, en regardant les montants qui sont réservés à la prévention et au traitement d'autres maladies, on constate que le gouvernement s'est fait convaincre que l'infertilité est une maladie beaucoup plus grave que, entre autres, le sida. Doit-on malheureusement espérer qu'une personne très influente ait le sida pour que la part du budget qui y est réservé augmente? Tant mieux pour toutes ces femmes pour qui la seule façon de survivre et de devenir une vraie mère est l'accouchement. Espérons toutefois que leurs enfants ou elles-mêmes ne seront pas malades parce qu'on manque de médecins, de gynécologues, de pédiatres et d'infirmières. Au fait, les parents qui veulent simplement adopter un enfant (ils sont nombreux à attendre un papa et une maman) pourront-ils bénéficier des mêmes cadeaux du gouvernement?

Hélène Jodoin, Joliette

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Prendre les meilleures décisions

Il y a un excellent livre qui vient d'être publié par Harvard Business Press et intitulé «Think Twice». Il porte sur les erreurs dans les processus décisionnels. Selon ma compréhension de ce livre, l'erreur de jugement du ministre Bolduc sur le financement de la procréation assistée est celle décrite dans le chapitre «The Outside View». En fait, il s'agit d'un manque de vision du décideur et trois illusions nourrissent ce type d'erreur : 1) Illusion de supériorité, 2) Illusion d'optimisme et 3) Illusion de contrôle. Je recommande fortement ce livre au premier ministre Jean Charest pour des décisions à venir sur le remaniement de son cabinet.

Normand Turgeon, professeur titulaire, Service de l'enseignement du marketing, HEC

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Pour l'adoption également

Je salue l'initiative du gouvernement de rembourser les traitements de > fertilité pour les couples qui ont de la difficulté à procréer. Je suis même d'avis qu'on devrait aller plus loin en donnant une opportunité équivalente aux couples qui veulent adopter. Ces mesures combinées au mini baby-boom sont le meilleur moyen dont nous disposons pour faire face à la crise démographique qui nous attend d'ici une génération. Investissons dans ces futurs travailleurs et contribuables afin qu'ils soient nombreux à tenir à bout de bras le fardeau qui les attend!

Martin Boulianne, Montréal

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Que les Québécois sont imbéciles!

Voilà, nous allons payer afin que des personnes deviennent des parents! Par la suite, nous allons payer pour les garderies à 7$, ensuite les frais scolaires incluant les thérapeutes, l'aide aux devoirs à l'école, parce que papa et maman sont occupés à leurs carrières et ensuite, pour les frais d'université. Tout cela, pendant que nous manquons cruellement de tout dans le réseau de la santé, on utilise l'argent pour n'importe quoi! Nos dirigeants du gouvernement provincial nous démontrent, encore une fois, à quel point ils sont incapables de faire un bon travail de jugement! Mais ce n'est pas grave, après tout, ce sont les fonds publics, ou plutôt, la vache à lait du Québécois moyen qui en fait les frais et la source ne va pas se tarir de si tôt! Ça me révolte de penser que je vais payer pour que des gens puissent avoir des enfants et ensuite m'en faire payer le prix tout au long de leur vie. Que j'ai honte que nous soyons devenus si lâches!

Josée Gauthier, Montréal

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Mauvaise évaluation

C'est assez nettement l'expression d'une mauvaise évaluation des priorités par le gouvernement. Et ça sent le «peddling d'influence»: on n'a qu'à regarder où se tenait la conférence de presse et qui y assistait!

Marcel Poitras

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Ce n'est pas un droit fondamental

Ça m'a pris un mois pour avoir un rendez-vous chez mon médecin de famille. Il me semble qu'il y a d'autres priorités que la procréation assistée, notre système de santé est en train de s'écrouler, les infirmières s'en vont et le pire est à venir! Mais par-dessus tout, ce qui me dérange là-dedans, c'est qu'au Québec, près de la moitié des grossesses se terminent en avortement (et on paie ces frais). Maintenant on veut payer pour fabriquer des enfants? Ça n'a pas de sens moral pour moi, car il s'agit de vies humaines, pour moi ce n'est pas qu'un tas de cellules qu'on peut manipuler à notre guise au frais des contribuables. Pourquoi n'offririons-nous pas un montant aux femmes ne désirant pas garder leur enfant pour qu'elles le placent en adoption? Ça coûterait moins cher et les couples infertiles y trouveraient leur compte, non? Depuis quand c'est un droit fondamental d'avoir un enfant? Pourquoi ne laisserions-nous pas la nature faire les choses?

Emmanuelle Dorion

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Au mauvais endroit

Les soixante et quelques millions seraient mieux investis pour régler le problème criant du manque de médecins généralistes, de l'interminable attente aux urgences. Moi non plus, je n'ai pas voté pour ce choix de société.

Gaétan Berthold

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D'enfants et d'argent

Le gouvernement - donc la population - va prendre à sa charge trois essais pour permettre aux couples infertiles d'avoir la joie d'avoir un enfant. Je ne peux partager complètement la joie de ces couples qui, dans l'ensemble des cas, jouissent aussi de revenus assez substantiels. Permettre à ces couples infertiles d'avoir un enfant, une priorité pour le Québec et le renouvellement de sa population? Pas pour moi! Je pense davantage aux trop nombreux couples fertiles qui n'ont pas les moyens d'en faire autant. Le ministre de la Santé aurait dit qu'il s'agit là d'un « choix de société ». À mon tour, je veux dire, en recourant au slogan bien connu : « Je n'ai pas voté pour ça ».

Normand Breault

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Et les autres?

Le ministre Bolduc nous annonce fièrement que le gouvernement du Québec financera la procréation assistée. J'ai de la sympathie pour les couples qui ne peuvent procréer naturellement. Toutefois, j'éprouve encore plus de sympathie pour la famille de cette dame décédée, faute de place aux soins intensifs dans sa région, pour ceux qui font partie des listes d'attente pour des traitements médicaux essentiels, pour les patients qui souffraient de la chaleur, en pleine canicule, sur les étages non climatisés des hôpitaux, pour les aînés, qui eux aussi souffrent dans les chambres non climatisées des CHSLD 5 et pour ceux qui, comme moi, ont déjà dû attendre de nombreuses heures à l'urgence, débordée. Est-ce que je rêve ou il s'agit du même gouvernement, qui planifie imposer un ticket modérateur, même aux plus indigents? Devra-t-on dénicher une vedette larmoyante et l'envoyer à l'Assemblée nationale pour qu'on comprenne l'évidence ?

Serge Bourassa, La Prairie

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Je ne suis pas d'accord

Il y a d'autres priorités beaucoup plus importantes et il faut choisir.

Léonie-Emmanuelle Dupéré

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Au-delà de nos moyens

Je crois que cette décision est prématurée, malgré la popularité parmi les jeunes couples qui désirent des enfants. Pendant ce temps, les ainés qui ont besoin de soins sont laissés pour compte, à cause du manque de disponibilité et d'argent. Encore une fois, les Québécois se paient des services qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir et on demandera probablement de l'aide au fédéral, pour combler cette nouvelle dépense. Réglons d'abord les besoins de traitement et guérissons avant de payer des luxes. Lorsque nous aurons rétabli les priorités budgétaires et comblé les lacunes dans les services prioritaires, ce sera le temps de se gâter.

Jean Villeneuve, Longueuil

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Sur quelle planète vivent-ils

Triste nouvelle entendue mardi sur les réseaux d'information: un programme dont le gouvernement du Québec ose se vanter. Il faut avoir entendu le ministre de la Santé lui-même nous en informer pour le croire. Notre système de santé regorge-t-il à ce point de sous pour octroyer de telles sommes à la fécondation assistée? Non que ce programme soit inadmissible en soi, au contraire. On peut facilement comprendre " ce beau rêve " des couples infertiles. N'importe quel pays riche voudrait en favoriser la réalisation. Dans le contexte économique actuel, ce choix de nos gouvernants me paraît inacceptable. Sommes-nous au pays des merveilles ou avons-nous réglé les problèmes les plus urgents? Des personnes âgées choyées? Des hôpitaux aux portes grandes ouvertes aux malades? Des chambres climatisées? Du personnel en nombre suffisant? Sur quelle planète vivent donc nos politiciens? Où sont leurs priorités? Leur échelle de valeurs ? Où sont passés nos rêves de C.L.S.C. au service des malades à domicile, de nombreux C.H.S.L.D.?, de soins palliatifs dans chaque hôpital? Ces rêves-là, à mon avis, valent bien ceux d'une assistance gratuite à la fécondation " in vitro "Pourquoi ne pas faciliter plutôt l'adoption? Il y a de par le monde des milliers d'enfants malheureux. Pourquoi ne pas diriger vers eux le beau rêve de devenir parents? La nouvelle renversante entendue hier, non seulement me consterne, mais elle me révolte. On a les dirigeants qu'on mérite? Il est urgent de s'interroger et de réagir.

Jeanne-Mance St-Louis, Gatineau

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Une idée plutôt folle

Quand on pense aux milliers d'enfants qui ont besoin d'une famille et aux fonds qu'on pourrait injecter ailleurs dans le système de santé public...

Julie Laviolette

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Les enfants oubliés

Je ne peux pas m'empêcher de penser à tous les enfants qui ont besoin d'une famille d'accueil et à tous ceux qui ont besoin d'être adoptés. Je ne peux pas m'empêcher de penser que, depuis que les couples infertiles peuvent se tourner vers la médecine pour traiter leur "maladie", ces enfants-là, mal nés, ont de moins en moins de chances de trouver un foyer. Et je suis triste pour eux. À une autre époque, moins moderne, l'espoir des enfants qui vivaient dans les orphelinats était d'être adoptés par un couple qui ne pouvait pas avoir d'enfant. Maintenant, grâce à la science, les familles ont d'autres moyens. Est-ce vraiment un progrès? Je suis partagée.

Olivia Pelka

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De la petite politique

Pour quelques familles, c'est une bonne nouvelle. Cependant, en avons-nous les moyens? Alors que la situation financière est désastreuse et que l'on cherche des moyens pour réduire les coûts de santé, cela devient absurde. C'est de la petite politique, dont le Gouvernement Charest est le spécialiste. Alors que la société québécoise est la plus pauvre en Amérique du Nord, elle se paie des programmes sociaux plus coûteux que partout ailleurs. C'est désolant pour mon fils et mes petits enfants qui auront à payer pour cette mauvaise gestion actuelle. Quant à Mme Snyder et Mme Dion, je crois qu'elles ont les moyens de s'offrir ces soins.

Jacquelin Ouellette

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Pour quelques votes

Que ne ferait-on pas pour obtenir quelques votes. Le système craque de partout et on ajoute une dépense de plus, pour plaire à un groupe, qui soit dit en passant, était fort bien organisé. Pas un mot sur le manque de médecins ou la situation des infirmières dans le réseau. On ne parle plus des listes d'attente, car les gens sont si sont habitués, qu'ils ont fini par trouver ça normal. Le seul endroit où il ne manque personne est l'administration de ce gros système et où les administrateurs nous coûtent une fortune.

Pierre Huot, Granby

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Je suis découragée

Ce matin, je suis découragée en apprenant que les couples infertiles pourront bénéficier d'un programme de procréation assistée subventionné. Découragée, parce que le gouvernement a complètement ignoré les recommandations du comité d'éthique qu'il avait lui-même mandaté et qui a clairement établi que le droit à avoir des enfants n'en était pas un, et que la société n'avait pas à accommoder les caprices de parents frustrés, pour lesquels d'autres recours, tels que l'adoption, existent. Découragée aussi parce que le taux de réussite d'une telle procédure est très faible, de l'ordre de 20 à 30 %, et parce que pendant qu'on gaspille ainsi l'argent des contribuables pour gâter une poignée de personnes en parfaite santé, qui ne sont tout simplement pas biologiquement équipées pour enfanter, des patients, dont la vie est réellement menacée, croupissent dans des hôpitaux mal entretenus et en pénurie de main-d'oeuvre.

Découragée surtout, parce que la voix de la majorité n'a une fois de plus pas été écoutée. On nous demande de payer toujours plus et de se serrer la ceinture, et de l'autre côté, on jette notre argent par les fenêtres en finançant un programme extrêmement coûteux, qui ne servira, en définitive, qu'à un millier de personnes, qui, je l'espère, éprouveront une petite gêne avant de se prémunir de leur nouveau 'droit'.

Sophie Audet, Montréal

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Injustice

Le ministre de la Santé a trouvé plusieurs millions pour la procréation in vitro, or durant la même période, le neurochirurgien, le Dr Sadikot ne peut plus installer de neurostimulateurs, à partir du mois de décembre parce que le ministère de la Santé ne lui fournit pas assez de stimulateurs pour que celui-ci puisse en installer durant toute l'année. Le prix d'un stimulateur tourne autour de 5000 $ et comme c'est fourni par le ministère, une personne qui en a besoin ne peut défrayer le coût du stimulateur. Je tiens à préciser que le Dr Sadikot ne cesse pas de faire de la chirurgie au mois de décembre, il cesse simplement l'installation de stimulateurs. Les stimulateurs transforment une personne atteinte de Parkinson de façon sévère, on parle ici d'une personne complètement invalide, en une personne autonome avec une qualité de vie qui pourrait paraitre insupportable au commun des mortels, mais qui est merveilleuse pour la personne atteinte et pour tout son entourage. De plus, depuis quelques années cette même technique est utilisée sur des personnes atteintes de Céphalée de Horton, ce qui est mon cas. J'ai eu mon implantation il y a six semaines, après des mois d'attente, déjà ma qualité de vie s'est nettement améliorée. Donc pour économiser, on ne parle pas de millions, mais de quelques milliers de dollars par année, le ministre de la Santé condamne les parkinsoniens à une vie de misère. Des économies de bout de chandelle, car, pour essayer de me soulager un peu, il en coûte plus de 10,000 $ par année en médicaments et je sais que les coûts sont du même ordre pour les parkinsoniens. Donc, quand je vois le gouvernement trouver plus de 30 millions de dollars pour permettre à quelques femmes d'avoir un enfant plutôt que d'adopter, j'en ressens une profonde injustice. Est-ce parce que les personnes atteintes de Parkinson sont des personnes plutôt âgées et qu'elles ne peuvent faire compétition à l'image attendrissante des poupons, que le gouvernement trouve des millions pour les uns et pas quelques milliers pour les autres?

Réal Chartrand

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Que de la stratégie politique

Il est dit que c'était une promesse électorale. Comme Charest dit vouloir se représenter, il lui faut pouvoir faire la liste des promesses tenues, même si elles sont au détriment de la société québécoise toute entière. Certains médecins s'en inquiètent. Le coût de 63 millions est, on le sait, approximatif. Donc, ce sera fort probablement plus et, avons-nous tant besoin d'utiliser des moyens détournés pour s'occuper d'être humains pas encore là, quand il est criant de voir que les personnes vivantes, et très souvent parmi les plus démunies, ne reçoivent pas les soins strictement nécessaires. Je désespère de voir un gouvernement agir avec vision et rigueur budgétaire, plutôt que par pure stratégie politique.

Ghislaine Brassard

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Scandaleux et déplorable

Lorsqu'on sait combien le système de santé manque d'argent et de ressources. Quand on sait qu'une personne atteinte de cancer ou d'une autre maladie grave aura, en plus de combattre ce mal terrible, à négocier avec le fait de n'avoir que 15 semaines de prestations d'assurance-salaire. Avoir un enfant est un choix. L'infertilité est une maladie, j'en conviens, mais il existe fort heureusement d'autres options pour ceux qui font le choix de devenir parent. Avoir le cancer n'est pas un choix. Et la seule option qui s'offre à vous lorsque vous en êtes atteint est de vous battre ou de mourir. D'autres secteurs auraient pu bénéficier de cet argent. Les listes d'attentes en santé, le manque de ressources, les soins aux enfants malades, le manque d'équipement, l'énumération serait longue.

Catherine Therrien

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J'ai trois filles

Je ne peux pas vraiment me mettre dans les souliers de ceux qui bénéficieraient de ce nouveau programme. Mais ne pourrait-on pas utiliser cet argent pour aider les enfants qui sont déjà avec nous? Pas besoin de donner des exemples de tous les problèmes qu'on vit avec notre système de santé...

Philippe Larouche-Depratto, Gatineau

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Il y a des besoins urgents

Ne pas avoir d'enfants n'est pas une maladie. Alors pourquoi faut-il aider ces gens? Nous avons des malades qui attendent des mois pour se faire soigner.

Impossible de se trouver un médecin de famille. Les gens qui en ont un doivent

attendre des mois pour un rendez-vous, et je parle d'expériences personnelles. Le système ne fonctionne pas, le gouvernement fait de belles promesses qui n'ont jamais de suivi. Si nous avons assez d'argent pour les parents infertiles, peut-être peut-on en trouver pour les ainés qui crèvent de chaleur dans les CHSLD. Je fais du bénévolat cinq jours par semaine et je constate la triste réalité de ces pauvres sans défense, qui ont payé des taxes, travaillé toute leur vie, sans aide du gouvernement. Il y a un manque flagrant de préposés. Les préposés font du beau travail, mais ils ne parviennent pas à tout faire. C'est un monde à l'envers. Pourquoi ne pas dépenser l'argent pour les besoins urgents? Je n'y comprends rien.

Armande Laflamme

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Contradiction

À compter, du 5 août prochain, le gouvernement du Québec assumera les frais des inséminations in vitro. Quoiqu'en disent les rabat-joie, voilà une initiative fort louable de la part du gouvernement et d'une excellente nouvelle pour tous ces couples qui ne peuvent avoir d'enfants. Cependant, dans un même temps, des dizaines de milliers de femmes se font avorter chaque année. Cherchez l'erreur...

Armand J. Doré, Anjou

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Causes et choix de société

Trente-deux millions de dollars par année pour tenter de rendre des couples infertiles heureux. À combien de millions s'élèvera l'engagement du gouvernement en réponse aux demandes de notre Chloé nationale en faveur des aidants naturels engagés auprès des personnes lourdement handicapées? Serait-ce que la porte-parole des couples infertiles est plus influente que celle des grands handicapés ? À moins que la situation des couples infertiles soit plus difficile à vivre que celle des aidants naturels, souvent obligés de laisser travail et loisirs pour veiller sur leur proche dépendant ? Quels sont les choix prioritaires de notre société ? Doit-on défendre d'abord le droit de procréer quel qu'en soit le prix ou le droit de vivre dans la dignité, même quand on n'est plus que l'ombre de soi-même ?

Normand Breault

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Les vedettes ont la cote

Je ne peux que louanger les efforts déployés par Julie Snyder et les divers groupes de pression, qui ont fait fléchir le gouvernement de Jean Charest dans l'épineux dossier de la procréation assistée. Les interventions fortement médiatisées de l'artiste auront réussi a sensibiliser l'opinion publique. À un point tel que le ministre Bolduc et son gouvernement n'avaient d'autre choix que d'obtempérer. Voilà enfin un dossier qui se termine bien pour des milliers de couples qui attendent ce moment depuis longtemps. Voilà aussi une très rare occasion ou ce gouvernement écoute les contribuables et électeurs du Québec.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les vedettes ont la cote auprès de la population et des élus. Lorsque l'une d'elles s'implique à fond dans un dossier, le public est au rendez-vous. Vivement la mobilisation de la colonie artistique! Le gouvernement du PLQ fait la sourde oreille aux demandes répétées et appuyées par plus de 80 % de la population favorable à une enquête publique sur la possible corruption de l'industrie de la construction et les liens entre élus et entrepreneurs. Cette même formation politique a promis, dès 2003 de régler les problèmes du réseau de la santé. Les ainés sont-ils mieux traités depuis? Les intervenants du réseau sont-ils mieux appuyés et plus écoutés? Nos infrastructures ont-elles cessées de tomber en ruines? Nos enfants ont-ils accès à une éducation digne d'une société comme la nôtre? Les profs sont-ils appréciés à leur juste valeur? Il y a autant de causes à défendre au Québec qu'il y a d'artistes. S'il nous faut des interventions comme celle de Julie Snyder, afin de faire bouger la machine bureaucratique gouvernementale, nous avons un gros problème. Le gouvernement du Québec, sous Jean Charest, en est-il un qui définit les choix de société uniquement s'ils sont portés par une vedette? Si tel est le cas, je souhaite de tout coeur que la colonie artistique du Québec au grand complet se mobilise et fasse pression sur nos élus afin que la société, dite démocratique, dans laquelle nous aimons vivre, redevienne un endroit où nous sommes respectés et écoutés par les décideurs. J'en suis rendu à me demander si mes droits se limitent à aller voter aux quatre ou cinq ans. Après les élections? Mensonges, dictats et bâillons sont à l'honneur. Voulez-vous vivre ainsi encore longtemps? Moi pas!

Jean Bottari, St-Mathias-sur-Richelieu

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Que de bonnes nouvelles !

Le ministre Bolduc annonce pour bientôt au Québec le début de la gratuité de la procréation assistée. Ce programme coûtera 35 millions de dollars par année et permettra la naissance de plus de 1400 petits Québécois de plus par année. Au G8, le Canada a promis d'investir 1, 1 milliard de dollars pour les femmes et les enfants les plus pauvres de la planète. Ces sommes permettront à 1,3 million d'enfants d'atteindre leur cinquième anniversaire de naissance, à 64,000 femmes de survivre à leur grossesse et à leur accouchement et à 12 millions de couples d'avoir accès à des conseils de planning familial. Voilà donc de bonnes nouvelles pour les familles d'ici et pour celles des pays pauvres. Ces deux gouvernements méritent une belle salve d'applaudissements pour leur leadership : le programme du gouvernement québécois fait l'objet de félicitations, il s'agit d'une première en Amérique du Nord. L'envergure de l'engagement du gouvernement canadien envers les familles les plus pauvres soulève, quant à lui, l'enthousiasme. Cependant, nous devons demeurer vigilants face à ces percées. Le défi est semblable : pour le Québec, répondre adéquatement à la demande accrue; pour le Canada, soutenir par ces fonds supplémentaires les gens qui combattent, dans les pays pauvres, la misère aux premières lignes, c'est-à-dire les travailleurs de la santé. Qu'ils puissent être formés convenablement et qu'on leur fournisse les médicaments nécessaires.

Ginette Beauséjour, Laval

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Jusqu'où ira ce «droit à avoir un enfant»?

Ceux pour qui la procréation assistée ne fonctionnera pas, vont-ils, par la suite, créer un lobby pour que Québec couvre financièrement leurs démarches d'adoption? La porte est ouverte, non? Il y a des choix de vie qui doivent être assumés par les personnes et non par le gouvernement. La création de ce nouveau programme est irresponsable dans le contexte d'un système de santé qui craque déjà de partout.

Marie Laliberté, Saint-Philippe

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Non,non et non

Il y a des personnes gravement malades, qui attendent des mois et des mois avant de se faire traiter. Je crois que c'est plus important.

Roger Ferland

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Il y a tant de lacunes

Malheureusement, je crois que c'est une mauvaise idée. Il y a des besoins énormes. J'ai moi-même eu de la difficulté à enfanter. Mais je ne crois pas que ça revient à l'ensemble des Québécois d'assumer les frais. Je crois que ce service n'est pas un besoin urgent dans notre société. Il y a tellement de lacunes dans notre système. D'ailleurs, concevoir plus de bébés, alors qu'il tient du miracle d'être capable d'avoir un suivi d'un gynécologue pour notre grossesse, c'est tellement ironique! Il devait y avoir un lobbying très très puissant!

Mélanie Langlois

Une décision politique

Le droit de procréer est reconnu dans tous les pays démocratiques du monde. Mais, à l'instar du droit à la propriété, il est essentiellement négatif : il n'exige d'un tiers - en particulier de l'État - rien d'autre que de ne pas nuire à son exercice. Or désormais, au Québec, ce droit a changé de nature:  il est devenu positif, autrement dit, il demande à l'État d'intervenir et il devient ainsi un droit social et économique. Or, seul le législateur, c'est-à-dire le gouvernement, a pu en décider ainsi.  (On peut s'interroger sur le caractère démocratique de cette décision, vu le peu de débats publics qu'il y a eu sur cette revendication de quelques-uns qui ne touchent a priori et a posteriori vraiment qu'une minorité. Mais cela est une autre question.) Sur ce point, le ministre Yves Bolduc a été franc: ce fut une décision (fondamentalement) politique. Quant aux dépenses supplémentaires que ce nouveau droit exigera de la part de l'État québécois, il semble que le premier ministre, le ministre Bolduc et ses autres collègues, ne s'en préoccupent guère, eux qui ne cessent pourtant de nous dire que le gouvernement est "cassé", que les contribuables devront par conséquent contribuer davantage s'ils veulent continuer à recevoir les services qu'ils se sont donnés (sic) et qu'il faudra même, de surcroît, couper dans les dépenses! Trouver l'erreur...

Serge Lapierre, Ville Saint-Laurent



Et la prévention dans tout ça?

En tant qu'infirmières travaillant en santé publique, nous nous sentons particulièrement interpelées par le discours de notre gouvernement pour justifier la nouvelle politique de soutien aux couples qui devront avoir recours à la procréation assistée. D'entrée de jeu, nous voulons dire que nous ne sommes pas contre cette initiative. Il serait dommage de priver certains couples du plaisir de mettre des enfants au monde si la science peut les aider à réaliser leur rêve. Là où nous nous interrogeons, c'est dans l'incohérence du discours des autorités gouvernementales sur le sujet. Encore une fois, on met l'accent sur le traitement mais on oublie les bénéfices de la prévention. Il faut regarder à la source du problème de l'infertilité et voir comment on pourrait l'éviter. Bien que nous reconnaissions que tous les cas d'infertilité ne sont pas causés par les infections transmissibles sexuellement (ITS), force est d'admettre qu'un pourcentage non négligeable de ces cas le sont. Il est donc étonnant que ce fait soit complètement occulté du discours du gouvernement et que parmi les millions investis pour soutenir ce programme de procréation assistée, aucun de ces dollars n'a été attribué pour la prévention des ITS. Ironiquement, le gouvernement vient tout juste de sonner l'alarme en publiant le Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population du Québec - L'épidémie silencieuse : les infections transmissibles sexuellement et par le sang. À travers ce document, il vient souligner l'importance de tout mettre en oeuvre pour renverser la tendance actuelle qui montre une nette progression de la transmission des ITS au Québec (1). Aussi, sur un autre site gouvernemental (2), on nous rappelle que la situation des ITS est grave! Prenons, à titre d'exemple, la chlamydias. Cette infection transmise sexuellement (ITS) est en croissance. 100,000 nouveaux cas ont été déclarés dans la dernière décennie au Québec, près de 16,000 cas en 2009 seulement. Les jeunes de 15 à 24 ans, surtout les filles, ont été principalement touchés. Beaucoup de cas sont déclarés mais 3 infections sur 4 ne sont pas détectées et continuent de faire des ravages (3). Pour ajouter à l'inquiétude, il faut aussi savoir que près de 35% des jeunes québécois de 15-24 ans n'ont pas de médecin de famille(4) donc un accès limité au dépistage des ITS. Sachant que les conséquences de cette infection, surtout si elle n'est pas traitée, se présentent notamment sous forme de grossesses ectopiques et d'infertilité, il est logique de penser que dans quelques années, tout cela se traduira par une demande accrue de procréation assistée ajoutant au fardeau financier du programme. Dans un réseau qui peine déjà à offrir un accès à un médecin de famille à la population (plus spécifiquement aux adolescents et aux jeunes adultes), qui peine à équilibrer son budget, il y a lieu de questionner la logique et la cohérence de nos décideurs. Beaucoup de travail est fait actuellement pour combattre les ITS (sites internet, campagne de publicité choc auprès de jeunes, cliniques jeunesse, etc.) mais quand on voit l'augmentation alarmante des nouveaux cas d'ITS, force est de constater que cela est insuffisant. On doit se demander s'il n'y a pas lieu d'intensifier les ressources afin de renforcer l'éducation à la sexualité dans les écoles, d'augmenter les efforts de dépistage, d'étendre l'accès aux cliniques jeunesse aux plus de 18 ans, etc. Investir dans la prévention des ITS aura pour impact non seulement une amélioration de la santé sexuelle des jeunes mais également d'assurer en partie la préservation de leur fonction reproductrice de parents en devenir. De plus, il est logique de penser qu'à moyen terme, l'investissement en prévention des ITS diminuera le risque d'une explosion des coûts des services de procréation assistée....explosion de coûts qui amènera probablement d'ici quelques années à revoir ce programme. Sachant cela, peut-on faire un peu de prévention ?

Claire Dufresne

Carmen Ricard

Nathalie Perron

Manon Pichette





Je fulmine.

Depuis que l'on parle de ce sujet, je fulmine littéralement. Je fulmine d'autant plus que je me sens impuissante. Je constate avec colère et déception que ce sont les lobbys qui mènent le Québec. Et il y en a de plus forts que d'autres...

Il faut avoir le courage de faire le ménage dans les soins de santé et d'établir des tarifs au juste prix, pour les services non essentiels qui sont le fait de décisions personnelles. Quand cesserons-nous de nous déresponsabiliser? Je me demande quand les couples qui sont en démarches d'adoption et qui investissent des sommes équivalentes demanderont d'être soutenus pas l'État? Un "droit" en vaut un autre! Ils peuplent le Québec eux aussi, tel l'argument creux du ministre.

Nous avons un gouvernement totalement irresponsable qui nous ment, en prime. Je n'ai aucune confiance dans les estimations du ministre de la Santé, quant aux impacts sur les autres services de santé : néonatalogie, suivi de grossesse et usage de technologies de pointe fort coûteuses pour suivre ces futures mères et leur bébé. Pendant ce temps, de jeunes femmes enceintes ont peine à trouver un médecin pour leur suivi de grossesse. Ces femmes qui seront "à risques" seront sans aucun doute privilégiées. Et il y a tant de besoins non répondus, de véritables besoins vécus par des personnes déjà là.

Dites-moi, que faut-il faire?

Linda Vallée, Montréal



Pour satisfaire les riches

Je suis dégouté de voir ce gouvernement payer pour ces services, alors que les gens n'ont pas de médecin de famille, attendent aux urgences des heures pour voir un médecin. Je songeais retourner au  Québec, mais, après cette annonce du " sinistre de la Sante " du Québec, je vois bien que la priorité est de satisfaire les riches comme Julie  Snyder. Donc, je vais y penser deux fois avant de me faire passer un « Québec » . Ou sont nos valeureux chefs " Gilles Duceppe et Pauline Marois pour dénoncer cette aberration?

Gilles Émard, Courtenay B.C.



C'est un investissement

Il faut arrêter de véhiculer l'idée qu'il s'agit d'une dépense pure. On oublie que la règlementation qui l'accompagne va réduire le nombre et les complications liées aux grossesses multiples et donc des coûts énormes! Le coût de la dépense, la première année, est de 25 millions, et ce n'est que la troisième année que les coûts seront de 60 et quelques millions, car on sera alors plus en mesure de répondre à la demande. C'est un investissement parce que les dépenses que l'on fait d'un côté feront faire des économies de l'autre, les exemples étrangers à l'appui. Ce qui marche chez eux devra fonctionner chez nous! Favoriser l'adoption locale est une belle option, qui est loin d'être oubliée par les couples infertiles, mais c'est un autre combat qui s'en vient lui aussi. Il ne faut pas croire que les femmes se disputent l'idée de subir des traitements aussi invasifs. Si l'adoption locale était plus accessible (pour l'avoir essayé je peux vous dire que la banque mixte est une vraie blague! chercher un parent parfait pour un enfant...et cela en notant que la notion de perfection est évaluée par une seule personne qui peut rédiger un rapport complètement fantasque et réduire nos chances à néant de ce dossier). l'adoption internationale reste une option aussi, mais c'est très long et surtout coûteux. J'ai subi depuis 10 ans avec mon conjoint plusieurs traitements de toute sorte et, malgré la gratuité, je n'irais pas me mettre dans la file d'attente, car j'estime avoir eu la chance d'essayer déjà (au prix de 50 000 $ de dette que je continue de payer) et je suis de tout coeur avec tous ces couples qui attendait cela avec impatience: avoir la chance déporter un enfant, de donner la vie. Moi, j'achève mon parcours par une belle adoption internationale et je remercie l'ACIQ , le Dr Bolduc et Julie de toute l'énergie qu'ils ont mis dans ce projet. À tous ceux qui se disent outrés, je réponds que cela fait un moment que ce projet est sur la table, que des consultations publiques étaient ouvertes: mais comme d'habitude, ceux qui critiquent ne proposent jamais rien et sont toujours absents quand c'est le temps où cela peut faire une différence!

Virginie Deus



Un futur contribuable

Étant moi-même une femme désirant plus que tout un enfant et en attente d'un traitement in vitro, je suis soulagée de l'annonce du ministre Bolduc à fait hier. Certes, je comprends que, pour plusieurs, c'est de l'argent gaspillé. Mais ont-ils pensé plus longuement à tout ce que cela peut apporter, au lieu de penser à ce que cela va enlever. Ces couples, qui pourront maintenant avoir un enfant, sont des contribuable comme tout le monde. L'enfant engendré sera, plus tard, un payeur de taxe. On n'arrête pas de dire que la natalité est en baisse au Québec, voilà un bon moyen de l'augmenter. Certains affirment que l'infertilité n'est pas une maladie. Soit, mais qu'elle est-elle? Vous dites que c'est un privilège? Alors, expliquez-moi pourquoi de jeunes couples, qui feraient d'excellents parents, n'ont pas ce privilège, alors que d'autres, très médiocres, l'ont. Expliquez-moi pourquoi une femme qui peine à nourrir ses cinq enfants aurait encore le privilège d'enfanter alors qu'une autre ne le peut pas. Expliquez-moi pourquoi une femme qui peut enfanter choisit de se faire avorter (aux frais de l'État, donc vous tous) tout simplement parce qu'elle se trouve trop jeune ou qu'elle se dit pas prête à être mère alors qu'une autre est en larme en découvrant son test de grossesse négatif. Expliquez-moi pourquoi l'État paie pour les moyens de contraceptions (avortement, vasectomie, ligature de trompes, hystérotomie, etc.), mais qu'elle ne pourrait pas payer pour la procréation assistée. Savez-vous comment cela coûte à l'État un avortement? Connaissez-vous le nombre d'avortements prodigués par année? Notre système de santé est en difficulté, je le sais. Beaucoup critiquent le ticket modérateur, mais je crois que cela est une très bonne chose. Tous ces gens qui aboutissent à l'urgence pour un simple mal de gorge ou d'oreilles. Ne profitent-ils pas eux aussi du système? Quand je lis les gens qui affirment qu'il y a plein d'enfants en attente d'une famille, connaissent-ils vraiment les coûts liés à une adoption? Il en coûte entre 10 000 $ et 20 000 $ et souvent plus pour une adoption internationale et pour ce qui est de l'adoption provinciale, la loi n'est pas encore totalement sur le bord des parents adoptifs donc plusieurs révisent leurs demandes. Est-ce que cette décision est bonne? Mettra-t-elle le Québec dans le pétrin ?  Seul l'avenir nous le dira, mais, dans mon cas, je me dis que ça ne peut pas être pire que maintenant et qu'enfin, je pourrai goûter à la maternité, moi qui attends depuis tant d'années.

Jean Massicotte et Elaine Bouffard



La soupe chimique

Nous assistons, depuis quelques années, à une baisse mondiale et systématique de la fertilité des couples, et du mâle en particulier. C'est un fait scientifiquement documenté, et du bout des lèvres, nos « savants » expliquent le fait par la « soupe chimique » dans laquelle baigne l'humanité depuis 50 ans. Inséminer artificiellement les femmes, ne s'attaquera pas à la source du problème: la pollution de notre environnement qui va chaque jour en s'accroissant. Que ferons-nous lorsque la fécondité humaine tombera à zéro? On inséminera systématiquement tous les couples? Comme on le constate également à la grandeur de la planète, le nombre de naissances de mâles est en constante diminution, ceux-ci étant plus fragiles à la contamination chimique. Que ferons-nous quand il n'y aura plus de mâles? Des clones? Ce programme de gratuité n'est qu'un exemple de plus, du manque total de compréhension des enjeux, de l'abyssale absence de vision à long terme et de l'incroyable lâcheté politique de nos gouvernants. Tous ensemble, les yeux rivés sur le Dow-Jones, marchons vers l'extinction.

Daniel Lefresne, Montréal



Un nouvel éléphant blanc

On insiste souvent pour dire qu'au Québec, on est les plus taxés en Amérique du Nord, mais on ne dit pas que c'est aussi parce qu'on est les plus taxables. Nous applaudissons souvent à des initiatives qui coûtent une fortune à la collectivité pour soulager un groupe restreint d'individus. Le pire, c'est que ce ne sont pas juste des pauvres que nous aiderons avec le programme de fécondation in vitro. Comme d'habitude, nous aurons un programme généreux envers tous, riches ou pauvres, alors que, bizarrement, on vient juste de taxer les pauvres d'un 200 $ de plus chacun parce qu'on ne peut plus boucler le budget. Pas question donc de moduler l'aide et d'obliger chaque bénéficiaire à participer à la mesure de ses capacités. Il faut que le gouvernement soit fier d'avoir le plus beau programme de fécondation in vitro en Amérique du Nord, gratuit mur à mur et, surtout, celui qui coutera le plus cher par contribuable; un autre éléphant blanc dans un zoo qui en est pourtant déjà bien pourvu.

Jeannot Vachon, Québec



Un nouveau PPP

Notre gouvernement nous prouve une fois encore qu'il est prêt tout pour gagner de la popularité. Mais quel manque de vision et de réalisme! Les finances publiques sont à sec, les contribuables sont surtaxés, les employés de l'État paient une grande partie de la note. Dans ce contexte, notre gouvernement se lance dans ce projet de procréation assistée financée par le public, réalisée par le privé! Ce gouvernement ne jure que par le privé, même quand cela se fait au détriment des finances publiques. Je vois venir un nouveau PPP: Procréation au Profit (des amis) du Privé.... Franchement, que Québec fasse marche arrière, que Charest se contente de bien administrer et que Bolduc réduise les listes d'attente et les problèmes dans les urgences. C'est une question de priorité.

Martin Gagnon





Est-ce ça, la démocratie?

Je trouve scandaleux que l'on paie pour la procréation assistée, pendant que des milliers de malades sont en attente de soins, parce que le système de santé manque d'argent dans beaucoup de domaines. On est dirigé par une petite gang de sans scrupule, qui n'hésite pas à favoriser quelques lobbyistes qui travaillent pour des petits groupes. C'est ça la démocratie au Québec.

André Gosselin,Issoudun

Je suis renversée

Comment et surtout pourquoi, notre cher gouvernement si endetté, peut-il en arriver à subventionner ça?  J'ai honte d'être représentée par de tels imbéciles et incompétents qui essaient de jouer à la vedette! Les besoins en santé sont tellement plus criants: manque de ressources, manque de places, manque de médecins et infirmières, pas d'argent pour la formation d'autres médecins et infirmières, et on pourrait en rajouter.  Et que trouvent-ils à nous présenter?  Le paiement pour la procréation assistée!  Je sympathise avec les parents qui souhaitent ardemment un enfant et dont c'est le seul et ultime recours, mais ce n'est pas à l'ensemble des citoyens de payer pour cette intervention. Je n'en reviens tout simplement pas! J'espère que nous nous en souviendrons aux prochaines élections.

Carmen Méthot, Mont St-Hilaire



Le droit des enfants

Je trouve que la décision du gouvernement est contraire à toute éthique. Je considère que ce sont les enfants qui ont un droit, soit celui d'avoir des parents et une vie heureuse. Or, cette annonce vise uniquement à assouvir le désir égoïste de parents qui veulent à tout prix des enfants qui leur ressemblent. Pendant ce temps, des milliers d'enfants de tout âge sont en attente de parents ou de familles d'accueil au Québec. Il y a, à travers le monde, des millions d'enfants qui n'attendent qu'à être adoptés. Pourquoi la société québécoise n'encourage-t-elle pas, en premier lieu, l'adoption, comme le font de nombreux pays à travers le monde ? Ma conjointe et moi avons adopté deux petits Colombiens, il y près de trois ans. Cela nous a coûté près de 40 000 $. Nos garçons sont heureux et se portent très bien. Nous avons assuré, à notre manière et avec peu d'aide du gouvernement, l'avenir de ces deux garçons tout en participant à l'effort collectif d'augmenter le nombre d'enfants au Québec. Pour nous remercier de cet effort, le gouvernement nous a remis un crédit d'impôt d'environ 7000 $. L'adoption, même au Québec, n'est donc pas financièrement accessible à tous.

De plus, on nous demande des évaluations interminables, pour évaluer nos capacités parentales. Est-ce que les parents en attente de procréation assistée auront à passer les mêmes types d'évaluation? Si ce n'est pas le cas, on pourra considérer que les parents adoptants sont victimes de discrimination de la part de l'État. Notre gouvernement a décidé d'accorder une importance plus grande aux enfants à naître qu'à ceux qui sont déjà nés. Cette décision est injuste pour nos enfants du Québec et ceux qui attendent d'être adoptés à l'étranger.

P. Rivard, Québec



Et les traitements de stérilité?

J'imagine que tous ceux qui critiquent ce programme n'ont pas vécu de problème de fertilité dans leur couple. Cependant, ils devraient plutôt voir la naissance d'un citoyen québécois qui possiblement dans le futur va payer sa part d'impôt et de taxes. Donc, à tous ces fins connaisseurs, je demande s'il est préférable de payer pour la vasectomie, la ligature des trompes, parce que monsieur ou madame ne veut plus utiliser de moyens de contraception? Donc, si nous voulons être conséquents, chers connaisseurs, l'État ne devrait pas payer pour toute intervention ou opération qui n'est pas en lien avec une maladie ou un accident, à ce compte nous sauverons des millions de dollars.

D.Aubin



Un acte de solidarité

Faire partie d'une société progressiste et avec une implication moyenne de l'État amène quelquefois des choix difficiles à des moments inopportuns. Le budget de la Santé occupe une grande part de notre système, mais il n'est pas dû à la procréation assistée. Notre gouvernement aura d'autres choix majeurs à faire au cours des prochaines années et la marge de manoeuvre est de plus en plus limitée. Cependant, n'est-ce pas une belle vision d'avenir que d'assurer notre pérennité collective au cours des années à venir? Nous avons déjà les services de garde à 7$, nous avons le régime parental qui à provoqué une explosion des naissances au cours des dernières années. La population vieillit, c'est un fait que personne ne peut nier. L'immigration ne pourra subvenir à la masse de travailleurs qui quitteront la population active au cours des 5 à 8 prochaines années. La dénatalité est inévitable et les hausses de taxes et tarifs de toutes sortes aussi. Maintenant, nous avons le choix de participer ensemble à un effort collectif et de cesser de critiquer "le gouvernement" dont nous faisons tous partie. Il est trop facile de réagir à la suite de l'annonce d'un projet comme celui-ci qui à fait les manchettes occasionnellement au cours des deux dernières années. Que pouvons-nous faire à chaque jour dans notre quotidien pour aider une famille en difficulté, un enfant délaissé, une personne âgée dans un CHSLD, une adolescente qui se fait avorter pour la deuxième fois? Il est bien facile de dire que ce programme est nul et incompréhensible, mais il faut le vivre ou l'avoir vécu réellement pour comprendre la douleur de ces couples, de cet homme ou de cette femme, qui croit faire subir cette infertilité à son conjoint. Le programme ne paie pas tout!  Il aide les couples à devenir parents et à amener au monde un futur membre de notre belle société progressiste. Cet enfant paiera ces taxes et ces hausses de tarifs aussi et il sera peut-être même à votre chevet lors de votre dernier souffle dans un centre de personne âgées ou à l'hôpital.  Un peu de solidarité entre nous tous ne nous tuera,

Yanick Piché, Ste-Mélanie



Humain, équitable et visionnaire

Je suis ravie que le gouvernement du Québec soit à la fois humain, équitable et visionnaire dans ce programme. Il faut savoir que la gratuité des traitements de fertilité vient aussi avec un lot de règlements qui réduisent considérablement les chances de grossesses multiples. De ce fait, le programme provoque une économie de soins de santé en termes de suivi de grossesse à risque, de césarienne et de services de néonatalogie. Ces règlements, qui encadrent les traitements des couples et limitent la liberté d'agir des médecins en matière de procréation assiste, permettent donc économiser d'une main, ce qui est donné de l'autre. Ainsi, payer les traitements ne constitue pas une surcharge économique : il semble même que le programme sera ainsi auto-financé. D'autre part, il faut penser que ces soins de santé permettent de produire des petits contribuables qui payeront des taxes et des impôts tout au long de leur vie. Dun point de vue économique, il ne s'agit donc pas dune dépense irréfléchie ou d'un autre gaspillage de fonds publics. Dun point de vue humain, j'aimerais que tous ceux qui ont des enfants prennent une seconde pour imaginer leur vie sans eux. J'aimerais aussi que ceux qui ont rencontré l'amour de leur vie et ont souhaité fondé une famille avec celui-ci, s'imaginent qu'il soit infertile. La lourdeur psychologique et émotive de l'infertilité est difficile imaginer pour ceux que ça ne touche pas... En France, sachez que l'infertilité est abordée durant la semaine de prévention du suicide C'est dire que celle-ci est fortement liée à la dépression Payer les traitements de fertilité, c'est donc peut-être aussi réduire des dépenses de santé mentale Et après tout, ce n'est que justice puisque l'on paie les vasectomies et les avortements : des maladies cela?

Anne-Marie Morel, Blainville, Fécondation in vitro



Une déchirure et un deuil

Ce que les médias ne disent pas, c'est que tous les parents qui utilisent la fécondation in vitro éprouvent de graves problèmes de conscience et d'éthique. Plusieurs embryons sont fécondés en même temps. Le gouvernement décide que les médecins  ne peuvent en implanter qu'un seul. Mais dans le privé, les médecins en implantent plusieurs et avortent les autres à un stade où ils et elles sont bien implantés et ont survécu. Un autre fait troublant, c'est que les embryons non implantés seront congelés un an et ensuite vendus pour des recherches,  vivants,  chacun, chacune dans leur éprouvette. Ce qui cause aux parents un grave problème d'éthique puisque ce sont tous et toutes leurs propres progénitures. C'est là une très grande déchirure et un deuil.

Jocelyne Gagnon, Bellechasse



Pour l'avenir de tous

Cela pourrait paraître comme un coût supplémentaire sur la population, mais n'oublions pas que nous nous trouvons devant un avenir inquiétant, vue la diminution de la population active. Nous avons besoin d'augmenter la population jeune. Une des mesures, à plus court terme, consiste à faire venir des immigrants. Une autre serait d'augmenter le taux de natalité. Cette loi permettra aux milliers de couples qui rêvent d'avoir un enfant et essaient en vain de connaitre enfin la joie d'être parents. Ce sont surtout eux qui apprécieront leurs enfants et leur donneront tout leur amour. Ces enfants seront l'avenir de Québec et contribueront à payer nos retraites!

Mariam Moussavi



Pour la vie


Il était temps que le gouvernement s'assure que la gratuité pour la vie soit sur la même tablette que la gratuité pour le choix! Voilà tout! Un monde juste et équitable pour toutes les femmes du Québec.

Brigitte Goyer



Nous sommes de victimes

Je peux comprendre que certaines personnes sont en désaccord avec la décision du gouvernement. Il y a tellement à faire encore dans le système de la santé. Mais de s'en prendre à nous, les couples infertiles, c'est manquer de jugement! Si vous saviez!

Marie-Josée Nerbonne



C'est souvent bel et bien une maladie

Il n'est pas question ici du droit d'avoir un enfant, mais bien de voir sa condition considérée par le système de santé. Je trouve que la question du "droit à l'enfant" est une fausse question, un faux débat. Et j'ai des nouvelles pour vous: oui, bien des cas d'infertilité sont dus à des maladies, ou à des conditions physiques identifiables. On paie pour les avortements. Est-ce un droit d'avorter? On paie pour la vasectomie, et aussi pour la vaso-vasectomie... Est-ce un droit fondamental de choisir si on veut ou pas être fertile? Est-ce qu'on meurt d'une grossesse dont on ne veut pas? Là n'est pas la question!! Quel argument absurde! Comme si le système de santé ne devait payer que pour ce qui met la vie en danger. Et les infiniment nombreuses personnes qui engorgent les urgences pour des pacotilles, vous en faites quoi?  En ce qui me concerne, je suis infertile, et c'est dû à une dysfonction des ovaires. Cette condition m'occasionne bien d'autres symptômes que mon infertilité, et pourrait m'occasionner des troubles sérieux de la santé dans le futur. Aussi, j'aurais pu, si j'avais voulu, consulter un endocrinologue, ou un dermatologue, aux frais du système médical public ou d'assurances privées, pour régler ces autres symptômes. Maintenant, mes autres problèmes physiques, je peux vivre avec, alors j'ai choisi d'opter pour autre chose que le système de santé. Ça me regarde. Pour mon infertilité, c'est autre chose. C'est pourtant une conséquence d'une condition physique présente chez-moi depuis mon adolescence. Ce ne serait pas un peu stupide qu'on me dise tout à coup que mon problème n'est pas une maladie, simplement parce que la raison de ma consultation porte l'étiquette de l'infertilité? Que ce n'est que mon problème et que ça ne peut être considéré comme un problème de santé? L'infertilité aura à être démystifiée, c'est certain, de même que les traitements qui existent pour la traiter. Tous les cas ne sont pas les mêmes, et tous les infertiles de se retrouvent pas en fécondation in vitro. Un énorme pourcentage des cas peuvent être réglés à l'aide de simples traitements hormonaux, et inutile de dire que, dans ces cas là, la facture est beaucoup moins salée qu'en in vitro.  Certains semblent croire que les couples infertiles se plaisent à aller en insémination artificielle ou en fécondation in vitro après quelques mois d'essais infructueux. Si vous saviez ce que cela représente en temps, en énergie, en déplacements, en piqûres quotidiennes, en effets secondaires dérangeants, en risques d'échec, en bouleversement émotif... Croyez-moi, personne n'y va pour le plaisir. Quand on est rendu là, c'est qu'on a tout essayé. Maintenant, qu'on dise que ce serait bien que l'adoption soit aussi encouragée ou facilité, je suis d'accord. Personnellement le nombre d'années d'attente (6 à 8 ans) me décourage d'adopter au Québec, alors que ce serait une option totalement en accord avec mes valeurs. A l'international, c'est le prix que je ne puis me permettre. Encore plus coûteux que de s'offrir une FIV.  Qu'on dise aussi que ce n'est peut-être pas le bon moment, qu'il y a d'autres priorités, qu'on n'a pas les moyens. Je comprends un peu tous ces arguments. Mais je ne comprends pas que ces arguments viennent démolir l'aboutissement de la loi 26. Bien sûr, ce serait bien que le système de santé soit mieux géré. Bien sûr, il y a d'autres problèmes. Est-ce que c'est une raison pour ne pas régler celui-là? C'est toujours le bon moment pour prendre une bonne décision... Et puis cette loi, laissons-lui une chance, au moins.  Essayons, au moins. Oh, et j'allais oublier: à ceux qui prétendent que tout le monde va payer pour permettre à une minorité d'avoir des enfants, et va ensuite payer une vie entière de frais divers pour la santé, l'école. Mais qui, d'après vous, va s'occuper de vous quand vous serez vieux? Qui va payer pour vous? Vous accepteriez, vous, qu'on dise "je refuse de payer pour une minorité de diabétiques, après tout, s'ils font attention à ce qu'ils mangent, ils ne risquent pas de crever... "? C'est ça, les amis, une société dans laquelle on paye pour avoir des services. On paie pour un, et on récolte d'une manière ou d'une autre quand c'est à notre tour. Je ne vois pas en quoi les infertiles constituent une minorité plus débattable qu'une autre à ce niveau.

N. Maillard



C'est là une excellente nouvelle...

Considérant que le Québec connaît une décroissance constante de son taux de natalité et que son impact sur la démographie a des conséquences considérables sur le taux de remplacement des générations, compromettant ainsi, le développement normal de la population active; Considérant que la cause des couples infertiles est louable et doit recevoir l'appui de l'État, comme c'est le cas présentement pour l'interruption volontaire d'une grossesse, la ligature tubaire, la déligature tubaire, la vasectomie et la vaso-vasostomie et qu'il faut offrir à ces couples, le même traitement, soit le remboursement des frais reliés aux techniques de procréation médicalement assistée telles la fécondation in vitro, l'insémination artificielle et autres actes reliés; Considérant que l'État doit donner accès à la procréation assistée, sans égard à la capacité financière des personnes impliquées, et qu'il doit être chargé de l'entière responsabilité financière et professionnelle de cet acte médical; Considérant que l'État québécois doit garder la juridiction exclusive de cette pratique médicale et que la Loi fédérale sur la procréation assistée risque de lui enlever cette responsabilité propre au domaine de la santé. Oui, l'entrée en vigueur de la loi 26 est une excellente nouvelle!

Éric Dumoulin, Ec.



Une incapacité, pas une maladie

Nous sommes champions au Québec dans l'art d'annoncer des aménagements pour lesquels on n'a ni les ressources financières, ni les ressources professionnelles. On annonce l'enseignement de plus d'heures d'anglais dans les écoles, la diminution du ratio élèves-professeurs, en faisant fi des ressources nécessaires qui sont déjà manquantes. Voilà pour l'argent. Les lobbyistes s'y connaissent en manipulation, ils martèlent que l'infertilité est une maladie... qu'avoir un enfant devrait être garanti par la société tout entière. C'est un raisonnement trompeur dans les circonstances que nous vivons. Il me semble aussi qu'on fait tout un plat de l'enfant à naître, si essentiel à l'épanouissement personnel (et souvent présenté comme le seul vrai moyen d'obtenir le bonheur sur terre), mais on ne parle pas assez de l'éducation, de l'investissement et de l'accompagnement qu'il faudra par la suite lui donner (et qui n'est malheureusement pas garanti par bon nombre de parents dépassés, voire  carrément dysfonctionnels). Dans ce monde, où tout le monde en arrache déjà pas mal, il me semble qu'il serait plus juste de s'occuper de ceux qui sont déjà là. Tiens, pourquoi ne pas avoir plutôt dévolu une partie de ces généreux montants dans les parrainages d'enfants et adultes haïtiens victimes du séisme de janvier dernier? Une idée, comme ça. Mais ça, qui en fera une croisade personnelle?

Emmanuelle Beaulieu

Prenons-nous nos interventions par le bon bout?

Bébés tout élevés, sans frais et sans efforts livrés aux parents à 25 ans! Ce sera probablement le nouveau programme du gouvernement du Québec à la rentrée de l'automne. Je me faisais cette réflexion ce matin en lisant une courte information à l'effet que le ministère de l'éducation analyse la possibilité de donner des cours de natation dans ses écoles afin de diminuer le nombre de noyade. Après le congé parental généreux, l'allocation familiale bonifiée, le service de garde universel quasi-gratuit, l'aide aux devoirs, l'aide alimentaire, les frais de scolarité gelés depuis des années, le régime de prêts et bourses et bien maintenant, il nous reste à ouvrir les résidences et prendre charge complète des enfants québécois, bien sûr gratuitement mais avec DROIT de visites et de critiques aux parents. L'État devra les livrer instruits, polis et équilibrés vers l'âge de 25 ans et bien sûr sachant nager. Il faudra aussi revoir la définition du mot parent, celui du mot État et enfin celui du mot responsabilité.

Louise Julien, Montréal





Mauvais choix

Le gouvernement Québécois investit des milliards de dollars dans le système de santé et ne réussit pas à régler les problèmes et à voir la lumière au bout du tunnel. En effet les listes d'attentes pour des interventions se prolongent, les salles d'attentes débordent, les malades restent plus longtemps dans les corridors et les infirmières sont débordées et fatiguées. De plus le 1ier juillet 2010, tous les Québécois couvert par le régime d'assurance médicament du Québec (RAMQ) ont été frappés par les hausses du dernier budget provincial du ministre des finances du Québec Raymond Bachand tant pour la franchise en pharmacie que pour la prime maximale annuelle. De plus c'est l'entrée en vigueur la nouvelle contribution obligatoire santé de 25$ et qui s'élèvera, dans deux ans, à 200$. Dans le désordre total, le ministre Yves Bolduc fait une annonce purement politique, en donnant le feu vert à la gratuité des traitements de procréation assistée. Avant de mettre en place ce programme gratuit, alors que le système de santé a de la difficulté à remplir ses missions de base, ils auraient dû écouter les réserves de tous les spécialistes et du Collège des médecins. Je comprends le désarroi des personnes qui ont de la difficulté à avoir un enfant, mais le programme coûtera entre 20 et 60 millions pour 30% de réussite, et les hôpitaux ne sont pas prêt à rendre active cette décision prise à la hâte et sans planification.

Jocelyn Boily, Québec



Afin de bâtir un avenir et un Québec meilleur

Je suis heureux de l'annonce fait par le ministre Bolduc mardi le 13 juillet qui dit que la procréation assistée sera gratuite et ce à partir du 5 août prochain. En tant que couple ayant déjà fait des fécondations in vitro, je crois fermement que tous les couples du Québec désirant avoir un enfant et qui ne le peuvent pour des raisons médicales, devraient avoir les soins nécessaires de conception assistée. Chaque couple ont le droit de faire grandir l'espoir d'être entouré d'un ou de plusieurs enfants, et ce pour le plaisir d'une vie de famille ainsi que pour développer les adultes de demain, le Québec poursuivra sa marche dans ce monde par ceux-ci. J'aimerais par le fait même remercier les efforts de tous les personnes qui se sont impliqués de près et de loin à ce que ce programme de gratuité soit en place aujourd'hui. De façon particulière mes remerciements vont au ministre Bolduc et son entourage, à Mme Julie Snyder, à Mme Caroline Amireault et tous les membres de l'ACIQ ainsi que l'appui à quelques occasions de Mme Céline Dion et M. René Angélil. Merci à tous et longue vie à ce programme ainsi qu'à tous les enfants naissant de celui-ci, afin de bâtir un avenir et un Québec meilleur.

Guy Trottier