À la suite de la victoire du Canadien contre les Penguins de Pittsburgh, des milliers de Montréalais ont célébré dans la joie. Mais quelques dizaines de casseurs sont venus gâcher la fête en pillant des commerces et en attaquant les policiers. C'est chaque fois la même chose. Le comportement de ces voyous est révoltant, d'une grande tristesse.

Mis à jour le 13 mai 2010
CYBERPRESSE





MERCI DE VOS COMMENTAIRES

La messe du corps

Le peuple s'unifie habituellement autour d'une grande cause. Au Québec, les grandes causes étant à l'agonie, on se rabat sur le sport. Salvador Dali affirmait: «Le sport, c'est la messe du corps.» Le sport permet de célébrer, de fêter, de se refaire la dimension grégaire. Le sport engendre des rites, des invocations, des chants animés, des communions, des cris de victoire. Cependant, l'homo ludens  doit toujours demeurer un homo sapiens. La sortie de la grand-messe sportive occasionne, de plus en plus, des gestes disgracieux, du grabuge circonstanciel, des accrochages, des altercations, des bagarres, des chamailleries, des dégâts, des disputes, des dommages, des prises de bec, des bris de vitrines. L'harmonie des chants rassembleurs est souvent brisée par une poignée de fanatiques casseurs. Il faut le déplorer. Tout faire pour l'éviter. Il faut si peu de monde pour briser l'atmosphère d'une fête populaire : quelques fêtards éméchés, une poignée de bordéleux enivrés, des déboussolés fanatiques incapables de vivre la défaite de l'opposant. Tout le monde connaît le vieux Panem et circenses (Du pain et des jeux) des Romains. C'est le plus facile exutoire qu'un peuple peut trouver pour effacer la lassitude populaire. Il ne faudra pas que les bagarres de rues, plus ou moins maîtrisées par les policiers, viennent empêcher le goût de fêter. L'être humain est festif. Il y trouve la sagesse du vivre ensemble, la joie communicatrice aisément partagée. Que chacun fasse en sorte qu'à la fin de la prochaine grand-messe, les fidèles, processionnant la coupe au coeur d'une masse joyeuse, arrivent à fêter dans la paix et l'harmonie. Les gens ont bien le droit, une ou deux fois par année, d'oublier, ne serait-ce qu'un seul instant, la grisaille du quotidien.

Nestor Turcotte, Matane

Hé le jeune!

Tu as des frustrations chroniques? Tu n'as pas assez de talent pour te trouver un emploi pour occuper ton temps? Tu as honte de ton visage? Ta prescription de Ritalin est arrivée à échéance? Tu n'as pas assez d'estime de toi pour t'affirmer comme individu? Tu cherches une façon de te pratiquer pour la «manifestation pacifique» annuelle contre la violence policière? Tu es jaloux des gens qui ont du plaisir dans la vie? Eh bien si c'est le cas, viens faire un tour sur Sainte-Catherine après un match du Canadien! Comme ça, tu pourras défouler les frustrations de ta vie personnelle sur des vitrines, des voitures et des poubelles. Tu pourras porter un magnifique foulard devant ton visage pour cacher tes boutons. Tu pourras perdre ton temps et celui de tout le monde, en cassant un paquet de choses qui ne t'appartiennent pas et qui n'ont rien à voir avec le hockey. Tu auras le loisir de gâcher le party de ceux qui sont vraiment heureux de la victoire de leur équipe. Et surtout, tu pourras être fier de faire partie d'un groupe de sans génie qui ont besoin d'être en troupeau pour faire leurs mauvais coups!  Alors viens rejoindre tes semblables simiesques* et balance-toi après les lampadaires en poussant des cris et des grognements. Et n'oublie pas que la police est tellement préoccupée par son image qu'elle n'osera pas te faire quoi que ce soit de compromettant devant les caméras omniprésentes!

Oui, les casseurs de la Sainte-Cat, un groupe qui fesse!

*Si tu ne comprends le mot «simiesque», ça veut dire «qui s'apparente au singe»

Christian Guguy

Dirigeants incompétents

L'âge d'une foule étant, je crois, de 8 ans je crois, vous vous attendiez à quoi au juste? Tout le monde le sait, ces événements sont prévisibles, mais à quoi bon, tant et aussi longtemps que Gérald Tremblay sera maire de Montreal, ce sera le laissez aller complet! Les policiers sont là, bien formés, bien entraînés, bien équipés, avec pour chefs une bande d'incompétents  Ce ne sont pas les voyous qui sont à blâmer, ce sont ceux qui dirigent la ville!

Andre Labelle

Des mesures dissuasives

Il existe malheureusement un faible pourcentage de la population qui ne veut pas se conformer à l'ordre social.  La bataille et la casse sont leur crédo. Pour contrer cette réalité, il faut mobiliser les forces de l'ordre, à grands coûts et sans résultats, comme on l'a  constaté encore hier soir.  Interdire les rassemblements publics et l'accès à la rue Ste-Catherine certes, mais aussi introduire des sanctions démotivantes et humiliantes: 1. interdire le port du bandana qui masque le visage et publier les photos des casseurs dans les journaux du lendemain. 2. que leur sentence soit de nettoyer les trottoirs de la rue Sainte-Catherine, habillés d'un t-shirt avec le mot «casseur» imprimé dans le dos. 3. Leur interdire toute consommation d'alcool pendant un mois. 4. Les obliger à s'inscrire au gymnase pendant un mois - question de faire sortir le méchant.

Richard Macaulay

Décourageant

Je trouve que les actes que les casseurs ont commis dans quelques magasins sur la rue Sainte-Catherine sont totalement inacceptables pour plusieurs raisons. Premièrement, je ne comprends pas pourquoi ils ont agit ainsi. C'était une célébration, un moment pour fêter la victoire des Canadiens de Montréal et la seule chose que cela leur a donné, c'est de gâcher la célébration. De plus, les attaques ont causé beaucoup de dommages monétaires pour les commerçants. Ce n'est pas comme s'ils avaient détruit quelque chose de public où que c'est la ville qui en recevrait les conséquences. C'est vraiment décourageant de savoir qu'il y a des gens comme cela dans notre société.

Philippe Painchaud

Une honte

C'est une honte de voir qu'il ne peut jamais avoir une fête, un rassemblement, une manifestation, même pacifique, sans avoir ces casseurs qui profitent des foules pour y faire des méfaits! C'est une honte! Est-ce que les marchands vont devoir se faire installer des portes d'acier qui se ferment comme on voit dans certains pays, pour qu'enfin ils puissent cesser de payer pour ces petits emmerdeurs? Je suis heureuse quand les Canadiens remportent une si belle victoire, mais je sais que, le lendemain, j'aurai honte que des gens aient tout cassé.

Suzanne Blanchette

Ce n'est pas compliqué

Une simple loi interdisant de se trouver sur une place publique avec le visage caché. Cela me semble élémentaire et ne nécessite pas de longs discours. On te reconnait ou l'on ne te reconnait pas. Si une personne se cache le visage, c'est qu'elle ne veut pas être reconnue lors d'un méfait ou encore par conviction religieuse. Les deux sont inacceptables dans un lieu public. Ma sécurité et celle du public ne peuvent être assurées, si l'on ne peut identifier une personne voilée, cagoulée, en public.

Pierre Lalande

Casseurs à tout crin

Ces écervelés qui prennent avantage de grands rassemblements pour s'attaquer aux policiers, aux habitations et aux commerces, ne sont que de petits minables. Ils pensent changer le monde par leurs actions, c'est sur leur esprit et leur conscience qu'ils devraient travailler. Les policiers feraient mieux de planifier toutes leurs interventions quand la casse est prévisible et tout faire pour mettre la main sur cette racaille et les faire comparaître en justice. Cette justice, que ces voyous pensent revendiquer, n'est pas celle dont les gens ont besoin. Quand on dénonce le système dans lequel on vit par la violence, on gruge petit à petit la démocratie, qui se gagne par des actions autrement moins dommageables, autrement plus respectueuses.

Jean Simard

Mauvais gagnants

Puisque la victoire est si difficile à gérer, Montréal ne mérite certainement pas que le Canadien remporte la Coupe Stanley. Je savais les partisans du Canadien de Montréal mauvais perdants, mais je n'aurais jamais imaginé qu'ils puissent être aussi mauvais gagnants. Là où je me trouve (à Paris), je ne suis pas fière en ce moment de parler de mon équipe de hockey favorite, ni de ma ville d'origine (Montréal). J'évite le plus possible ces sujets de discussion. Bien que je sois très fière de mon équipe et de ses joueurs, je ne peux pas en dire autant de ses partisans. Et je ne suis pas très fière d'être Québécoise par les temps qui courent et encore moins Montréalaise.  Il est dommage qu'un groupe de crétins ternisse l'image d'une ville et de son cher club de hockey avec ce même jeu de casse qui revient bon an mal an. Quelle tristesse!

Louise Guérin, Québécoise vivant en France

Le problème c'est l'alcool

J'habite à Vancouver depuis maintenant trois ans, et vu d'ici, il est un peu gênant d'expliquer aux Vancouverois pourquoi on observe si souvent de la casse, des feux de poubelles, des émeutes et des arrestations au centre-ville de Montréal. Le problème, ce n'est pas les amateurs de hockey, ni les rassemblements, ni les bandes criminelles ou gangs de rue ou quelques bandes de têtes folles. Le problème, c'est l'euphorie de la victoire, mélangée à l'effet de masse, et surtout, mélangée à l'alcool et à sa surconsommation. Le vrai problème est l'alcool.  Les gens boivent trop et l'alcool est trop accessible. En Colombie-Britannique, comme probablement partout ailleurs dans le reste du Canada, sauf au Québec, l'alcool (bière, vin, fort) se vend dans des Liquor Stores, qui sont assez distancés les uns des autres. Pas au dépanneur du coin, ni à la station-service. Pas non plus jusqu'à 23 h. Durant les Olympiques, la ville de Vancouver a vu venir le coup. Durant les premiers jours des Jeux, des centaines de milliers de personnes défilaient au centre-ville et les autorités sentaient la tension monter.  La solution? Ils ont augmenté le nombre de policiers ET ils ont interdit la vente d'alcool dans les liquors stores après 19 h!  Imaginez!  La fin justifie les moyens; on a vu une foule pacifique défiler au centre-ville, soir après soir, sans grands incidents, même après la victoire du Canada en surtemps. J'y allais avec mes tout petits, alors que j'y aurais pensé deux fois avant de les emmener autour du centre Bell hier soir. De plus, ici les bars cessent de vous servir s'ils vous trouvent trop éméché, ou encore trop excité! Le SPVM a qualifié la casse d'inévitable! Réglez donc le problème à la source, interdisez la vente d'alcool sur 5km autour du Centre Bell après 19h (sauf dans les bars et restos, quand même) et vous verrez! Le résultat pourrait être étonnant! Montréal n'a pas besoin de cette pauvre étiquette de ville d'émeutiers et de toutes ces vitrines cassées!

Robin Michaud

Dénonçons

Ces choses se produisent parce que collectivement nous les acceptons. Soyons actifs et envoyons le signal que nous n'acceptons plus. Je ne demande pas aux gens présents de mettre leur sécurité en danger, je demande seulement qu'ils sortent leur cellulaire et qu'ils prennent des photos de ces voyous lorsqu'ils commettent leurs actes. Que La Presse et la Cyberpresse les publient avec un numéro de téléphone de la police prévu à cet effet.  Si vous reconnaissez quelqu'un sur une des photos vous appelez et vous dénoncez. De plus, puisque l'on demande aux femmes musulmanes de ne pas porter le niqab, eh bien, que l'on fasse la même chose avec nos ados. Lors des réjouissances de ce type, le port de la cagoule ou d'un capuchon sera interdit. En démocratie, on doit avoir le visage à découvert n'est-ce pas? Excessif? Je ne crois pas, car plusieurs centres commerciaux en Grande-Bretagne interdisent l'accès à l'intérieur de la bâtisse aux jeunes ainsi vêtus. Il est facile de commettre un délit sans se faire reconnaître par les caméras de sécurité. 

Normand Cloutier

La honte

Vingt-mille personnes fêtent d'une façon civilisée. La fête est gâchée par 40 imbéciles opportunistes qui ne s'intéressent probablement pas tant que ça au hockey. Ce sont ces mêmes personnes qui se plaignent de la brutalité policière. La ville et le service de police ont fait des efforts pour laisser la rue aux fêtards et à cause de quelques casseurs, elle devra probablement revoir sa stratégie. Quel gâchis. J'ai honte!

Jacinte Pronovost, Montréal

Très peu et prévisible

Comme le montre l'enquête préliminaire, les casseurs sont de petits criminels à la recherche d'occasions. Les commerçants du centre-ville qui ne protègent pas leur commerce d'une grille métallique, comme cela se fait dans toutes les grandes artères du monde, sont très naïfs. Cela frôle la négligence. Trois commerces vandalisés, c'est spectaculaire pour les télés en mal d'images croustillantes, mais bien peu en regard de la foule sur place. Il s'incendie en France, bon an mal an, 250 automobiles lors de saccages divers. Les médias continus anticipaient le débordement et lui donne une diffusion hors norme pour des raisons purement profitables.

Pierre Tremblay, économiste

Simple calcul

Ils étaient plus de 21 000 personnes à regarder le match en direct du centre Bell. Admettons que 15 000 personne soient descendues dans la rue pour festoyer. Le SPVM dit avoir arrêté 41 personnes qui ont fait du vandalisme et autres actes répréhensibles. Bon, la police ne les a sûrement pas tous attrapés donc, hypothèse, supposons qu'il y avait 100 personnes qui ont fait du grabuge. Faisons un simple calcul: 100 divisé par 15000 représente 0,006% des gens présents qui ont fait du saccage; et c'est ça que les médias retiennent, le 0,006% de ceux qui ont fait de la casse car c'est spectaculaire toutes ces vitres brisées et le désespoir des commerçants victimes de ces vandales. Je comprends très bien la rage et le découragement de ces commerçants et des vrais fans du Canadien qui se sont contentés de faire le party dans la rue sans rien briser, car ça donne une mauvaise image de Montréal. Donc, ce 0,006% de vandales ont complètement gâché le party. Mais vous ne trouvez pas que c'est un pourcentage très bas? Les médias du monde entier ont diffusé les images de ce faible taux de vandales et que pense la planète maintenant? Que Montréal est une ville de sauvages sans tête, qui massivement détruisent tout sur leur passage lors d'une victoire du CH en séries.....

Dominique Hamel

Grabuge à Montréal

C'est certain que je trouve ce grabuge des plus déplorables, on dit qu'il y avait 50 000 personnes dans la rue et le quotient intellectuel est à la baisse dans ces circonstances. Pourquoi autant de partisaneries? Les Québécois sont las de la politique et des mauvaises nouvelles, la corruption, les attaques constantes de l'opposition, les ministres que nous mettons maintenant tous dans le même panier, quand on regarde le climat politique, on dirait que les gens en général, en plus des partisans réguliers, se sont jetés dans le hockey pour essayer de se trouver une fierté de peuple.  Ces casseurs (et je suis avec plusieurs personnes totalement écoeurées de nos lois permissives qui permettent à ces gens coupables de grabuge de se retrouver dans la rue le lendemain)  devraient être détenus jusqu'à leur procès, sinon, une sentence de travaux communautaires exemplaire serait de nettoyer leurs dégâts sous l'escorte de la police. Il faut que cela cesse un jour, on n'a pas le choix de se retourner vers les gouvernements afin qu'ils changent les lois afin pour décourager des crimes de toutes sortes. Une suggestion, faire le ménage au sein des gangs de rue! Un partisan pacifique!

D. Mignacco

Des peines plus sévères

Les casseurs avérés et déjà condamnés pour un tel méfait devraient être assignés à résidence pour dix ans à chaque fois qu'il y a un événement public du genre sous peine d'être condamné à un an de prison ferme du simple fait de s'y retrouver. Toute personne reconnue coupable d'un premier méfait devrait se faire au moins trois mois de prison ferme. En plus, il devrait y avoir des poursuites civiles automatiques pour que ces personnes condamnées aient à défrayer éventuellement, ou au moins en partie, les dommages causés sans égard à ce qu'ils ont exactement brisé. En d'autres mots, les dégâts d'hier (autant à la propriété publique que privée) devraient être pris en charge par ceux qui seront reconnus coupable par la justice quitte à saisir leurs biens, s'il le faut, aussi humble soient-ils. Les récidivistes devraient se prendre deux ans fermes.

Daniel Beaumier 

Manque flagrant de fierté

Ma première réflexion en lisant la nouvelle ce matin a été: «Est-ce qu'il va falloir que les commerces de Montréal soient placardés de grillages comme à Beyrouth?» Je me demande ce qui se passe à Montréal. Sommes-nous trop permissifs? Faudra-t-il imposer un règlement interdisant les rassemblements dans le centre-ville? Nous vivons dans une société tellement libre que les voyous se donnent fièrement la liberté de saccager leur ville sans grandes représailles. Mais faut-il toujours brandir les sanctions et les règles pour voir le respect et la dignité coopérer avec le civisme et la fierté? Est-ce que la ville de Québec doit faire face à de tels évènements lorsque sa population exprime sa joie? Il y a un manque flagrant de sentiment d'appartenance à Montréal. Un manque grandissant de fierté envers la ville et de respect pour le bien commun. Mais à quoi cela est-il dû?

Francine Ringuet

Des solutions d'ailleurs

Étant assez impliqué dans la gestion des foules lors de manifestations sportives d'importances en Suisse et ayant travaillé lors du Championnat d'Europe de football, je peux vous garantir que le SPVM fait juste. La fermeture de route St-Catherine est justifiée pour éviter que des véhicules soient endommagés, l'ouverture du Centre Bell comme place de fête est également un point positif. A priori, une nouvelle place va être ouverte au public pour la finale de conférence. Dès lors, les policiers du SPVM travaillent selon une règle précise: la stratégie 3D de la police (dialoguer, désamorcer, défendre). L'analyse des risques liés à un événement sportif d'importance : Lors d'un événement de cette taille, l'objectif principal était d'accueillir tous les visiteurs et les participants dans des conditions de confort et de sécurité qui permettaient de vivre un événement inoubliable. Il faut savoir que la police est un partenaire du jeu, elle joue à tous les matchs. Elle gagne la partie quand le match se déroule sans heurts. Plus la manifestation est importante, plus l'opinion publique est exigeante en termes de sécurité. En ce qui concerne la Suisse et l'Europe principalement, les problèmes liés aux rencontres sportives d'importances a évolué ces dernières années tant en qualité qu'en quantité. Cette évolution se caractérise par les éléments suivants: La violence devient une normalité monstrueuse parmi les plus jeunes. Les rencontres de football et de hockey sont de plus en plus des prétextes pour les casseurs. Le sport est relégué à l'arrière-plan. La casse se produit de moins en moins dans les stades et de plus en plus le long des itinéraires de transport et dans les centres des villes. Comment résoudre le problème? À coup sûr, tout est dans la stratégie. Lors de l'Euro 08, en tant qu'accompagnateur de Team, nous avons travaillé en amont en identifiant les partisans enclins à la violence. Pour être plus précis, nous avons sorti de l'anonymat le pseudo supporter en le contrôlant et en enregistrant ses ordonnées personnelles. Du point de vue tactique, la prévention des actes de violence passe par identifier les partisans à risques selon nous. Lorsque vous ôtez au noyau dur son anonymat et que l'identité des instigateurs est connue de la police, les violences deviennent plus rares. Sachant qu'il est connu de la police, l'individu appréhende davantage l'acte violent parce qu'il ne veut pas en assumer les conséquences. Les autorités politiques et judiciaires ont convenu qu'une base de données était nécessaire pour permettre le travail d'identification. Dès lors, l'ont peut dire que:«L'auteur d'actes violents se sent fort uniquement sous le couvert de l'anonymat de la masse.» Ce qui est sûr, c'est que la qualité des préparatifs et des dispositifs mis en place par le SPVM et les différents partenaires de la sécurité permettent de garder la maîtrise à ce jour de l'événement. Je rejoins Claude Trudel dans ses déclarations concernant la casse inévitable. Bon vent au Canadien et à cette belle ville de Montréal pour la finale de conférence!

Nicolas Oberholzer, Ville de Monthey - Suisse, Service de police

Des sentences significatives

Si les sentences étaient plus sévères pour ces voyous, ça découragerait peut-être les autres. Des sentences telles qu'un véritable séjour en prison (30 jours minimum). J'ai des amis qui ont déjà été condamnés et ils n'ont pas apprécié leur séjour en prison; des travaux forcés manuels (pas d'aller servir de la soupe populaire, et des sentences de cinq heures par jour pendant 52 semaines, surveillées par des militaires pour des organismes qui ont besoin de bénévoles. Quant à posséder une armée pourquoi ne pas s'en servir pour leur inculquer une discipline et surveiller des sentences. Je suis sûr qu'un entraînement militaire d'un an les ferait sûrement réfléchir. Si les parents ne sont pas capables d'en venir à bout peut-être que de force par l'armée, ça leur mettrait un peu de «plomb» dans tête.)

Richard Primeau, Longueuil

Protégeons les vitrines par des rideaux de métal

Lors de mes rares voyages à l'étranger, j'ai remarqué que des rideaux de métal protégeaient les vitrines, à la fin de chaque journée. La solution semble empêcher des débordements, dans d'autres pays. Peut-être faudrait-il l'essayer au Québec. Ce qui ne m'empêche pas de croire que nous sommes infiniment trop tolérants face à ces «anarchistes» qui ne cherchent qu'à foutre le bordel, pour leur gloriole personnelle. Ils deviennent des vedettes impunies, à nos frais, et ternissent, dans le monde entier, l'image d'un peuple accueillant. En conclusion, dans un premier temps, protégeons nos vitrines, avant d'augmenter les forces de l'ordre.

Louis Fallu, Carleton-sur-Mer



Solution

Toute personne trouvée coupable de méfaits comme la télé nous la montre à répétition depuis jeudi, pourrait se voir obligée de passer six mois dans nos forces armées canadiennes. Une bonne discipline (mot dont ils ont oublié la signification) et un travail humanitaire leur mettraient peut-être un peu de matière grise entre les deux oreilles. C'est désolant et complètement gratuit.

Guy Gagnon, région de l'Estrie

Les casseurs?

Et bien, ça va avec la médiocrité de la LNH qui est gérée de façon minable depuis des lustres.  Un sport où les arbitres donnent des pénalités pour des niaiseries et d'un autre côté tolèrent les bagarres à coup de poing. Oui vraiment la LNH aurait intérêt à s'inspirer de la NFL... Tant qu'aux casseurs, ça me fait bien rire quand j'entends que ce ne sont pas des fans du CH qui font du grabuge. C'est trop facile comme explication. Avez-vous vu pareil hécatombe lors de la victoire des Alouettes? Ou la victoire de l'Impact? Niet! Et pourtant on a bien festoyé après ces succès d'équipes professionnelles. D'autre part, j'en ai ras le bol des policiers qui ne font rien d'autre que se laisser insulter au lieu de frapper. C'est pourtant ce à quoi la population s'attend lors de ces échauffourées. On n'en a rien à cirer de la police bonbon. Elle est payée pour faire ce travail, qu'elle le fasse un point c'est tout. Ainsi, les commerces qui se trouvent sur le passage des casseurs seront protégés adéquatement. J'ajouterais qu'au taux de taxe municipale que les commerçants paient, c'est bien le minimum auquel ils peuvent s'attendre il me semble.  En bref, on en a royalement marre des voyous minables!

Jean Tousignant, Alma

Des voyous imbéciles, ces casseurs...

Ensuite, ils seront les premiers à manifester qu'ils sont contre la brutalité policière... «Ayez pitié de nous». «On brime nos droits». Ce sont des faibles. Eux, que font-ils pour maintenir de paix et le respect d'autrui? C'est vraiment incorrect et intolérable à Montréal. La police devrait être plus sévère avec ces tristes individus. Ce sont souvent les-mêmes qui profitent des rassemblements populaires pour commettre ces gestes. Il faut les identifier et leur faire réparer leurs méfaits.

Lise Guilbault

Dans quel monde sommes-nous?

Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans la manière de faire de la ville. On dirait que ce sont les amateurs de hockey qui demandent à la ville de leur laisser une rue pour s'éclater. C'est quoi ce raisonnement? La rue Ste-Catherine n'est pas une place pour faire des feux et du grabuge. Il y a quelqu'un qui ne met pas ses culottes. Vont-ils attendre qu'il y ait des morts? Si les gens ont vraiment besoin de s'extérioriser, qu'ils les gardent dans le Centre Bell avec un spectacle d'après match. Et la police n'a qu'à interdire l'accès à la rue Sainte-Catherine aux fêtards. Montréal a des règlements municipaux et c'est justement le temps de les appliquer.  Franchement, dans quel monde sommes-nous rendu? C'est de la gestion par des couilles molles ou quoi?  Et de plus, les services de police connaissent très bien ces fauteurs de troubles. Alors, pourquoi les laisser faire du trouble dans tout ce qui est rassemblement à Montréal? Il y a plusieurs interrogations dans mes propos, mais comme d'habitude, il n'y aura personne capable de répondre de ces actes! Vive le maire Labaume, qui lui, les met ses culottes!

Marcel Michaud, Rouyn-Noranda

Les sortir de leurs cavernes préhistoriques

Les casseurs, tout comme les vandales, profitent depuis des lunes de la mollesse de l'appareil judiciaire et de la triste résignation populaire. Être juge, je les condamnerais aussi, ces casseurs, à utiliser un bâton de hockey de gardien de but pour démolir eux-mêmes ce à quoi ils tiennent le plus chez eux: leur ordinateur, leur télé, leurs DVD et leur cellulaire. D'autre part, je leur imposerais de suivre des cours de base en sexualité. Qu'ils sortent enfin, ces casseurs, de leur caverne préhistorique afin d'apprendre qu'il existe pour obtenir du plaisir d'autres méthodes que l'insignifiante destruction.

Serge Richard

Qu'ils paient le prix

Il faut prendre les grands moyens pour neutraliser ces sombres individus qui viennent ternir la réputation du plus beau sport au monde et de la ville de Montréal: il faut d'abord les arrêter, les garder le plus longtemps possible à l'ombre (avant et après leur comparution), publier leur nom et leur adresse, ainsi que celle de leurs parents, informer les employeurs de ces malpropres (s'ils ont un employeur, bien sûr), ouvrir une hypothèque à leurs noms pour payer les dommages à la propriété d'autrui dont ils sont responsables.

Mathieu-André Roy, Ottawa

Boot Camp

Il n'y a rien à dire aux casseurs. Ce n'est pas aux casseurs qu'on doit s'adresser, mais bien aux législateurs. Ce sont eux qui doivent passer des lois avec des «dents», de vraies dents. Il serait peut-être temps de favoriser le système du «boot camp» en place dans certains États américains. C'est une prison gérée comme un camp d'entraînement des «Marines». Les jeunes contrevenants condamnés pour crimes mineurs y passent de deux à six mois. Le taux de récidive est approximativement 5%. Avec un tel système, le Canadien pourrait gagner des coupes Stanley toutes les années.

Marc Gaudreau

Repenser la stratégie des policiers

À la suite du comportement violent de gens qui ont fait de la casse sur la rue Sainte-Catherine, je m'interroge sur l'attitude des policiers. Un responsable a dit que des policiers serraient des mains, visières levées dans un geste convivial puisqu'eux-mêmes n'échappent pas finalement à l'enthousiasme national. Je ne suis pas certaine que ce soit le bon moment dans une foule de milliers d'individus devenus à cet instant des surhommes et s'identifiant à leurs idoles de s'épancher ainsi. Ce n'est pas le temps de faire des relations publiques. Des gens avaient pris de la bière, peut-être de la drogue. On sait tous que le quotient intellectuel d'une foule est différent de celui des individus et donc difficile à gérer. Il faut repenser la stratégie préventive policière. Des événements comme ceux-ci ne doivent pas devenir l'occasion pour des jeunes de défier la police.

Lyse Deslauriers, Laval-des-Rapides



Quand des «casseurs» minables se prennent éventuellement pour des «anarchistes»

Encore une fois de petits connards imbéciles, de petits voyous sans envergure, se prenant pour des «anarchistes» et des «libertaires», ont trouvé le moyen de gâcher une fête qui, en toute logique, aurait dû être marquée au sceau de la joie et de la célébration jouissive et jubilatoire.

Je suis une personne qui, toute sa vie durant, a défendu un anarchisme avisé et modéré. Je crois mordicus et radicalement à la liberté. Mais quand je vois de minables «adulescents» se prendre pour des révolutionnaires qui vont changer le monde et abolir le capitalisme en brisant des vitrines et en se «battant» avec les policiers, je me dis que le concept de liberté en prend vraiment pour son rhume.

Je suis très critique et éminemment sceptique face à de nombreux aspects de nos sociétés «capitalistes» mais je dénonce, avec une fermeté totale, les imbéciles qui s'imaginent qu'ils vont changer le monde en devenant de minables «casseurs». Je me souviens d'une réflexion de George Bernard Shaw qui disait que de nombreuses personnes craignent la liberté parce que la liberté se doit d'aller de pair avec la responsabilité.

Alors, je termine en disant à ces faux anarchistes, à ces gamins irresponsables qu'ils vont finir par détruire la liberté qu'ils pensent défendre.

Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias, Montréal

Triste spectacle

C'est un comportement scandaleux et répréhensible! Ces voyous, qui donnent une si mauvaise image de Montréal. et qui gâchent l'occasion de célébrer une belle victoire, auraient dû être matraqués et amenés au poste de police subito presto. Ce sont des individus qui en veulent à la société en général et qui s'en sont donné à coeur joie, sous les regards vigilants, mais impuissants de notre corps policier. Or, si ces policiers étaient intervenus fermement pour éviter les débordements, nous aurions crié notre mécontentement face à la brutalité policière. L'opinion publique devrait réaliser que ces scènes se répèteront à nouveau et toujours, tant que l'opinion publique freinera le travail de nos policiers, en ne les soutenant pas dans leurs tâches que nous leur avons confiées. Pauvres nous qui donnons tant de droits aux bandits, aux criminels et à ces petits voyous.

Jean-Pierre Simard

Les rabats-joie

Je n'ai aucune expérience policière, il m'est donc impossible de conseiller les policiers sur les mesures à prendre pour empêcher ces événements malheureux. Si les casseurs font partie de groupes organisés, espérons que les policiers pourront les identifier avant les prochains rassemblements et les empêcher de nuire. Ce que je peux dire par contre, c'est que de tels événements m'empêchent de jouir pleinement de la victoire du Canadien et me font espérer que le Canadien perdra rapidement la prochaine série pour qu'on puisse avoir la paix.

Roger Gauthier

Une plaie

Le grabuge causé par les casseurs est pire qu'une plaie que l'on doit soigner. Et une façon de diminuer l'activité de casseurs, serait de les faire payer. S'ils sont solvables, c'est tant mieux et on les fait payer. S'ils sont bénéficiaires de prestations de sécurité sociale, il faut retenir leur chèque jusqu'au remboursement du montant du méfait. Dans le cas de mineurs, la facture doit être remise aux parents. Si aucune de ces conditions ne s'applique, jetons-les en prison!

Fidel Turbide

Dégradante.

Cette forme de réjouissance est contagieuse et malsaine pour toute la société québécoise. Les marchands devraient actionner la ville et le centre Bell pour avoir permis ce rassemblement qui laissait présager ce qui allait se passer. Ces casseurs sont maintenant associés à toutes les victoires du CH. Le problème est dans la tête, par association avec ce sport. J'habite en région et il m'écoeure de voir les médias donner tant d'importance à ces minables qui se reconnaissent comme Glorieux travers ces méfaits.

Gérard Turcotte , La Motte, Abitibi

Dénoncez-les

Mon message s'adresse plutôt aux partisans et aux membres des médias ce matin. Les casseurs sont invités à rester à la maison sous peine de dénonciation citoyenne. Il faut arrêter de penser que les policiers vont pouvoir surveiller tout le monde au pouce près. Donc, si lors des prochaines manifestations victorieuses vous voyez des gens qui font ou se préparent à faire de la casse, dénoncez ! Ou prenez des photos et envoyez-les au SPVM! Je reçois des courriels d'amis ailleurs au Canada et même aux États-Unis avec vos scènes de casse ce matin et c'est ça l'image qu'ils ont de la victoire du CH. Ce n'est pas fort !

Sébastien Pouliot

 

Quel gaspillage!

Non mais quel gaspillage quand même, d'avoir dans notre société des êtres aussi dénués de sens civique, dénués de génie et aussi attardés pour aller saccager le gagne-pain des autres, de piller sans aucune retenue le bien d'autrui. Il faut qu'ils redonnent ce qu'ils ont pris, c'est-à-dire, leur faire nettoyer leurs dégâts, leur faire remettre la place sur pied, les faire oeuvrer sur le plan humain, qu'ils aillent donc rencontrer face-à-face ceux qu'ils ont brimés, qu'ils essaient donc de trouver une seule bonne raison à leur déraison. Ça leur servirait peut-être, je dis bien «peut-être» de taloche derrière la tête! Je suis sans mot chaque fois que je vois ce genre d'actes stupides, par des êtres qui semblent l'être tout autant. Ça gâche la fête d'une majorité qui elle, veut célébrer dans l'harmonie. Pathétique. Tout simplement pathétique.

Isabelle Otis

Les casseurs à la casse

C'est vraiment malheureux de constater que des individus profitent de moments de célébrations pour laisser leurs instincts les plus bas prendre le dessus. Nos lois sont trop complaisantes pour ces individus qui jouissent du trouble qu'ils occasionnent. Il faut absolument décourager ce type de manifestation et donner un signe sans équivoque indiquant que ces comportements seront lourdement pénalisés. Dans le cas de sentences bonbons, plusieurs seront encore au rendez-vous lors des prochaines célébrations dans quelques semaines.

André Champagne

Une bonne chasse à la prime

Il faudrait mettre les photos incriminantes de ces voyous dans les journaux avec un numéro de téléphone pour les dénoncer. En offrant une récompense en argent pour toute information qui découlera en une arrestation. Ensuite, les médias devraient informer la population des répercussions judiciaires aux malfrats. Ceci donnerait a réfléchir lors des prochaines festivités à la suite des victoires et cela contribuerait sûrement à épargner des sommes considérables en salaire aux agents des forces de l'ordre

Robert Avon, Montréal