La pénurie d'obstétriciens gynécologues qui sévit actuellement au Québec est une source de préoccupation indéniable et il est important que le ministère de la Santé tende l'oreille à leurs suggestions sur les moyens d'y remédier. Une partie de la solution existe par contre déjà: l'Université du Québec à Trois-Rivières forme depuis 1999, dans le programme de baccalauréat en pratique sage-femme, 16 nouvelles sages-femmes par année. Celles-ci se spécialisent pendant quatre ans dans les processus physiologiques normaux que sont la grossesse, l'accouchement et la période postnatale.

Publié le 19 janv. 2011
Angèle Trudeau, Saint-Eustache

La pénurie d'obstétriciens gynécologues qui sévit actuellement au Québec est une source de préoccupation indéniable et il est important que le ministère de la Santé tende l'oreille à leurs suggestions sur les moyens d'y remédier. Une partie de la solution existe par contre déjà: l'Université du Québec à Trois-Rivières forme depuis 1999, dans le programme de baccalauréat en pratique sage-femme, 16 nouvelles sages-femmes par année. Celles-ci se spécialisent pendant quatre ans dans les processus physiologiques normaux que sont la grossesse, l'accouchement et la période postnatale.

Le ministère tarde à développer les maisons de naissance dans lesquelles pratiquent ces sages-femmes, faisant en sorte que les nouvelles diplômées se retrouvent actuellement sans emploi à la fin de leurs études, ou sont contraintes, malgré elles, à accepter des postes à temps partiel ou de remplacement temporaire.

Voici des forces vives et disponibles dont notre société ne profite pas!

La présidente du regroupement Les Sages-femmes du Québec, Claudia Faille, affirmait avec justesse sur les ondes de Radio-Canada, le 4 janvier dernier, que le suivi de grossesse effectué par un obstétricien gynécologue équivalait à aller voir un pneumologue pour un rhume. Il est essentiel que les bons soins des obstétriciens gynécologues soient prodigués prioritairement aux femmes présentant une grossesse à risque et que les sages-femmes soient reconnues comme étant une partie incontournable de la solution aux problèmes posés par la pénurie actuelle en obstétrique.