Info rigolote: comme bien des téléspectateurs québécois, Véronique Cloutier a flanché cet été et composé le «numéro de la Bête» pour joindre l'une des trois animatrices de Call-TV du réseau V. «Nous avons essayé pour le fun, mais la ligne était toujours occupée. Nous n'avons donc pas été facturés», rigole la blonde animatrice, qui pilotera le 24e gala des Gémeaux dimanche à 19 h 30, sur les ondes de Radio-Canada.

Mis à jour le 16 sept. 2009
Hugo Dumas LA PRESSE

Évidemment, lors de cette grande fête de la télévision québécoise, Call-TV - le phénomène de l'été, mais pour les mauvaises raisons - reviendra sur le tapis. «Le seul mot pour décrire Call-TV, c'est: fascinant. Tu ne peux pas t'empêcher de le regarder», détaille Véronique Cloutier, enceinte jusqu'aux yeux de son troisième enfant, une petite fille qui verra le jour dans la première semaine d'octobre. «Après deux enfants menés à terme, mon historique joue en ma faveur», note-t-elle. Et en cas de naissance prématurée, c'est Sébastien Benoit qui animera cette soirée dédiée aux artisans du petit écran.

Malgré la tempête post Bye Bye 2008 qui a soufflé très très fort, Véronique Cloutier n'a pas hésité une seconde à reprendre le collier pour les Gémeaux, toujours épaulée par son complice Louis Morissette à la création et aux textes. « Ce n'est pas la même commande. La question ne se posait même pas. Et c'était la meilleure façon de remonter sur le bicycle «, confie-t-elle. L'animatrice enchaîne: «Le ton restera bon enfant. S'il y a une controverse sur une joke au lendemain des Gémeaux, je m'ouvre un casse-croûte.»

La directrice de la télévision française de Radio-Canada, Louise Lantagne, promet une soirée à l'image de celle de l'an dernier: courte (moins de deux heures et demie), amusante et punchée. Rien à dire là-dessus.

Encore cette année, TVA, feu TQS, Julie Snyder et Fabienne Larouche boudent la cérémonie, ce qui complique la tâche des organisateurs. «On demande à des gens de venir présenter des prix. Ils veulent venir, mais ils n'ont pas toujours le droit», glisse Véronique Cloutier, sans préciser la provenance de cette obstruction.

Côté paillettes, non, Véro n'animera pas en pantalons de jogging. «Je vais essayer d'être glamour. Aussi glamour qu'un béluga peut l'être», lance-t-elle en riant.

L'Académie canadienne du cinéma et de la télévision remettra son Grand prix à une grande dame de la télé, Carmen Bourassa, productrice et conceptrice d'une kyrielle d'émissions jeunesse comme Passe-Partout, Pop Citrouille, À plein temps, Cornemuse et Toc toc toc. Carmen Bourassa racontait hier que tous les épisodes d'À plein temps ont été détruits. Même chose pour les marionnettes de la série, sauf celles de Madame Bourette et de son chat Ti-Mine (très échevelé, semble-t-il), qu'elle a rescapées in extremis du conteneur à déchets.

Les vrais fans de Madame Bourette se souviennent avec bonheur de son apparition-surprise dans la dernière saison des Invincibles de François Létourneau et Jean-François Rivard. Et, tiens, tiens, le tandem Létourneau-Rivard recevra le prix Jean-Besré pour l'innovation, l'originalité et la qualité de leur série. Le cycle est bien bouclé. Merci Madame Bourette.

Qui paiera à TQS?

Pas évident de bien comprendre la bataille juridique qui se déroule entre les 340 employés congédiés de TQS et leur nouveau propriétaire, Remstar. Essayons de démêler tout ça. Voici la grande question que tentent d'éclaircir les tribunaux: les ex-salariés de TQS doivent-ils être inclus dans la quasi-faillite du Mouton noir? Ou ont-ils été «transférés» à Remstar quand les frères Julien et Maxime Rémillard ont déposé leur offre d'achat pour la station, en mars 2008?

Cette nuance, en apparence banale, se chiffre pourtant à plusieurs millions de dollars. Si les employés embarquent dans la faillite de TQS, ils ne recevront, à titre de créanciers, que 20 % des primes de départ qu'ils réclament. S'ils ont été refilés à Remstar, qui deviendrait alors leur employeur, les Rémillard devraient leur verser toutes les indemnités prévues dans la convention collective.

Lundi soir, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a statué que Remstar était bel et bien le réel employeur des 340 personnes mises à pied. Conséquence? Il faudra les payer au complet. Remstar étudie la possibilité de faire casser cette décision. «Il y a des ambiguïtés à clarifier», souligne le porte-parole de V, Daniel Granger.

Selon la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), les 340 employés renvoyés réclament environ 8 millions en primes de séparation. La valeur des requêtes individuelles oscille entre 3000 $ et 50 000 $. «Les employés n'ont encore rien reçu. Ils ont été traités comme des créanciers et non comme des employés de Remstar», note la présidente de la FNC, Chantale Larouche.

Gros lundi pour la SRC

En attendant la nouvelle charge de TVA, Radio-Canada en profite: Les Parent (1 007 000) et L'auberge du chien noir (1 024 000) ont franchi la barre magique du million, tandis que 887 000 fans ont dévoré La galère. À TVA, le retour de La classe de 5e a rivé 1 068 000 personnes devant leur poste de télé.

 

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Véronique Cloutier, enceinte de son troisième enfant, animera le 24e gala des Gémeaux.