La défense des Carabins de l'Université de Montréal a toujours été la force principale de l'équipe. L'an dernier, un de ses as était David Ménard, recrue de l'année au football universitaire québécois et meneur chez les Carabins avec neuf sacs du quart en neuf matchs.

Ronald King LA PRESSE

Cette année, Ménard est passé du poste d'ailier à bloqueur, ce qui est moins glamour, mais le jeune homme ne se plaint pas. «L'équipe a besoin d'aide au centre, alors j'y vais...»

David Ménard est le bleuet des Bleus, un vrai de vrai qui avoue avoir du mal à s'adapter à la grande ville. «Après deux ans, j'ai encore de la misère. Je m'ennuie de la tranquillité, du calme du Saguenay. Dans la grande ville, il y a beaucoup d'embouteillages, de stress, d'encombrements... C'est vraiment la course continuelle ici.

«Quand on sort, au Saguenay, on n'a pas à se casser la tête. Tout est simple.»

Il arrive à David de sortir en ville avec ses coéquipiers et copains. Ils vont dans des bars du boulevard Saint-Laurent...

«Encore là, c'est très différent du Saguenay. Le travail de doorman chez nous est facile et amusant. Ici, le gars a intérêt à être toujours en alerte. Ça brasse beaucoup plus. Je n'ai été témoin de rien de grave jusqu'ici, mais on sent qu'il se passe des choses...

«Je préfère les micro-brasseries du Saguenay, la bière noire qui s'appelle la Gigonne, les petites soirées tranquilles...»

Kinésiologie

Âgé de 21 ans, David fait 6'2 et 260 livres. Il a l'intention d'aller le plus loin possible en football. «J'aimerais jouer chez les pros. C'est mon but pour le moment. Mais je ne néglige pas mes études [en kinésiologie]. J'ai eu des A et des A- dans toutes mes matières.

«L'idéal, un jour, serait de travailler au Saguenay, encourager les gens à faire de l'exercice, à bouger. La grande majorité du public ne bouge pas assez.»

Le jeune homme a une blonde au Saguenay, évidemment, Justine.

«Elle devrait venir à Montréal l'an prochain pour étudier en génie civil. Pour le moment, notre vie de couple est compliquée. J'ai parfois le goût d'avoir des enfants, une famille, mais je me dis qu'il faut attendre à 30 ans, quand on est bien installé.»

David a découvert le football à l'école Dominique-Racine à Chicoutimi. Il est ensuite passé à Québec, au collègue F.X Garneau, puis à Montréal. Un beau tour de la province...

«Je suis venu à Montréal parce que les deux ailiers défensifs des Carabins s'en allaient. J'ai eu la chance de jouer tout de suite. Toutes les équipes universitaires m'avaient appelé.

«Mais chaque été, je retourne chez moi. Mes parents sont du lac Saint-Jean, moi du Saguenay et je suis toujours content d'y aller...»

Les Carabins sont dirigés en défense par Denis Touchette et la plupart des mêmes entraîneurs. Comme entraîneur-chef et coordonnateur de l'attaque, Danny Maciocia en est à sa première année.

«Le camp d'entraînement est très intense. Danny nous a dit que tous les postes étaient ouverts, qu'on repartait à zéro.

«Et puis, il nous a dit qu'il nous considérait tous comme ses enfants, mais qu'il allait nous donner du tough love. On sait déjà ce que c'est.»

Les Carabins lanceront leur saison en recevant les Redmen de McGill le jeudi, 1er septembre, à 19h.

La semaine suivante, les Carabins seront à Québec, un samedi, pour y affronter le Rouge et Or.

Photo: André Pichette, La Presse

David Ménard est passé du poste d'ailier à bloqueur cette année avec les Carabins. «L'équipe a besoin d'aide au centre, alors j'y vais...»