L'humoriste Serge Grenier est mort des suites d'une chute de plusieurs étages en tentant de s'échapper de la résidence Les jardins d'amour, située sur l'avenue Victoria, à Saint-Lambert, selon ce qu'a rapporté hier Cogeco Nouvelles en citant des sources policières.

Mis à jour le 13 avr. 2012
Jean Siag LA PRESSE

Le coroner Jacques Robinson aurait été désigné pour mener une enquête entourant sa mort le 6 avril dernier. Serge Grenier était âgé de 73 ans.

Quelques jours après sa mort, l'entourage de Serge Grenier avait indiqué qu'il avait succombé à une «courte maladie». Son ami Marc Laurendeau, un ex-membre des Cyniques, a admis qu'il était au courant de cette chute qui est survenue le 30 mars.

«J'étais au courant, a-t-il dit à La Presse. Je savais que ce serait connu et qu'il y aurait une enquête, mais ce n'était pas le moment d'en parler. Il fallait d'abord lui rendre hommage. Pour ne pas que sa mort prenne une tournure judiciaire.»

Marc Laurendeau a confié à La Presse que Serge Grenier ne voulait pas être transféré à la résidence Les jardins d'amour. «Il a tenté de s'enfuir moins de 24 heures après son arrivée en nouant des draps qu'il a jeté par la fenêtre de sa chambre, a-t-il dit. Il s'est brisé des vertèbres et puis il a eu des difficultés respiratoires. C'est finalement une pneumonie qui l'a emporté.»

«Il ne pouvait plus rester seul, a-t-il poursuivi. Il avait des problèmes cognitifs graves, et il était très confus. Il avait besoin d'encadrement. Les premiers symptômes sont apparus au mois de décembre, mais il a reçu son diagnostic au mois de janvier et tout s'est passé très vite. Il est mort une semaine après sa chute. Je trouve ça tragique, a-t-il dit. Il était malade, mais ça ne devait pas se terminer comme ça.»

Au début de l'année, les médecins lui avaient diagnostiqué un syndrome frontal, une maladie qui altère le jugement des patients.

Le personnel de la résidence Les jardins d'amour a refusé de commenter la situation.