Il accompagne les auditeurs de CKOI, tous les matins depuis maintenant trois ans. Malgré le changement de cap de la station de radio, Laurent Paquin a repris son micro au côté de son complice Patrice Bélanger pour animer Debout Montréal. L'humoriste, mordu de radio, ne cache pas que c'est un créneau difficile, mais ça lui permet de mener une vie confortable. « Je suis un gars de radio. Si je n'avais pas fait de l'humour, c'est de la radio que j'aurais faite. Être en ondes le matin me permet de faire autre chose le jour, mais surtout de voir mon fils au souper. On commence la troisième année et je peux dire que j'ai vu mon fils grandir», lance-t-il.

Mis à jour le 10 sept. 2011
Stéphanie Vallet LA PRESSE

Laurent Paquin n'a pas de nouveau one man show en tête, mais il ne met pas pour autant sa carrière d'humoriste de côté, lui qui animera, une fois de plus l'été prochain, son gala au Festival Juste pour rire.

«Je n'ai pas de place dans mon agenda pour une tournée. J'ai toujours l'intention de monter unnouveau show, mais je n'ai pas d'échéancier. Je fais de l'humour à la radio, quelques spectacles et aussi de l'impro. Chaque année au festival, je dois écrire 20-30 minutes de nouveau matériel. L'humour aura toujours une place de choix», ajoute-t-il.

Amoureux de l'improvisation, Laurent Paquin vient de commencer la nouvelle saison des Improductifs avec la troupe que son ami Simon Boudreault et lui ont mise sur pied, il y a sept ans. «On travaille sur un projet télé. Un producteur s'est montré intéressé; nous, ce qu'on aimerait bien, c'est qu'un réseau le soit aussi! Je suis certain que ce genre d'humour a du potentiel à la télé. On a même fait un pilote», annonce-t-il fièrement.

L'humoriste travaille également sur un album, un projet qui lui tient à coeur. «C'est drôle à dire! Ça fait des années que les gens me disent que je devrais mettre mes tounes sur un album. Je travaille avec Éric Desranleau qui est un de mes chums et le musicien principal des Improductifs. Je lui ai donné les tounes que j'avais et il va me proposer des choses. C'est quelque chose qui me tente vraiment et j'aimerais qu'il sonne bien», conclut-il.

Laurent Paquin présentera également SOS Afrique, avec Louis-José Houde, le 27 septembre au Théâtre St-Denis.

Q/R



Si vous étiez une chanson?

Je serais une vieille toune de Jean-Pierre Ferland, car je suis rassurant. Peut-être Le soleil emmène le soleil.

Si vous étiez une personnalité qui a marqué l'histoire?

Pour le look, je dirais Churchill. Pour les idées, je dirais René Lévesque, mais il le prendrait mal le jour où je le croiserais au paradis!

Si vous étiez un plaisir coupable?

Je serais un vieil album de country québécois. J'écoute ça parfois dans mon auto!

Si vous étiez une guerre?

La guerre de Cent Ans parce que j'aimerais ça vivre aussi longtemps! La guerre des Six Jours, c'est déjà beaucoup plus plate.

Quel serait votre invité d'honneur, vivant ou disparu, au souper de vos rêves?

Ozzy Osbourne, juste pour avoir une photo avec lui, car il ne doit pas être si intéressant que ça.

Le premier disque/livre que vous avez écouté/lu dans votre vie?

Les grands succès de Plastic Bertrand et L'écume des jours de Boris Vian.

Quelle est votre citation favorite?

Il y en a plein, j'aime les citations comme «Nous vivons à une époque où les pizzas arrivent plus vite que la police» (Claude Chabrol) ou «Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche» (Michel Audiard).

Ce que vous détestez par-dessus tout?

La mauvaise foi, la mesquinerie, l'incompétence, mais surtout la méchanceté pure et simple.

Votre plus mauvaise habitude?

Quand je me couche, c'est là où mon cerveau se met en marche. J'ai déjà écrit des bouts de spectacle en pleine nuit.

Quel est votre rêve le plus fou?

Jouer dans un film aux États-Unis ou dans une grosse production française. C'est un rêve fou auquel je ne crois pas vraiment!