Jorane a été surprise quand on lui a proposé cette collaboration avec l'Orchestre Métropolitain. «Comme je suis plus en période de création qu'en période de tournée, je ne m'y attendais vraiment pas. Mais finalement, ça tombe à point. J'avais déjà des idées symphoniques pour mon prochain disque, alors je plonge dans la bonne ambiance», raconte-t-elle. Le travail se fait avec Christopher Donison, à la fois arrangeur et chef d'orchestre du spectacle. «On fait la carte du trajet à emprunter pour chaque pièce, illustre-t-elle. Je ne veux pas que l'orchestre se moule à moi. Il faut que ce soit le contraire. Ce qui dure normalement quatre mesures pourra en durer 24 s'il le faut. L'important, c'est d'utiliser l'orchestre à son maximum, que ce soit en ajoutant des intros ou des ponts. Il faut que ces gens-là s'amusent avec mes chansons.» L'orchestre devrait adapter des pièces de Vers à soi et se permettre aussi quelques incursions dans Vent fou, 16 mm et ses autres disques. Ses musiciens Miles Perkin (contrebasse) et Stefan Schneider (batterie) se joindront par moments à l'OM, mais la guitare électrique devrait être laissée de côté. Pour la mise en scène, Jorane veut construire à partir de ce que propose déjà la Place des festivals. «Le site est vraiment grandiose, s'emballe-t-elle. Avec les éclairages, la foule est intégrée au spectacle. On misera beaucoup là-dessus. Il y aura aussi des projections, mais sans trop en faire non plus. La musique s'occupera du reste.»

Paul Journet LA PRESSE

 

> Ce soir, 21 h, sur la Place des festivals.