Le musicien et compositeur libanais Mansour Rahbani, une célébrité dans le monde arabe, est décédé mardi à l'âge de 83 ans à la suite d'une pneumonie, a indiqué à l'AFP un responsable de l'hôpital.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Mansour Rahbani était le frère d'Assi Rahbani, époux de la diva libanaise Fairouz, pour laquelle ils avaient composé de nombreux poèmes et chansons.

Mansour et Assi, connus sous le nom des «frères Rahbani», ont également écrit plusieurs comédies musicales, dont Petra et Biyaa el Khawatem (Le vendeur de bagues), adaptée au cinéma par le réalisateur égyptien Youssef Chahine.

Après la mort d'Assi Rahbani en 1986, Mansour avait continué à composer des comédies musicales, dont la dernière, Le retour du Phénix, est actuellement jouée au Liban.

Les frères Rahbani avaient beaucoup écrit sur les thèmes de la vie au village, l'amour et le patriotisme.

Leur renommée avait dépassé les frontières du monde arabe et gagné notamment les États-Unis. En 1971, ils s'étaient produits au Carnegie Hall de New York qui avait affiché complet.

«Nous avons perdu le dernier des Grands», a déclaré le poète libanais Paul Shaoul. «Mansour a rejoint sa seconde moitié Assi. Vous ne pouvez pas parler de Mansour seul. Ils sont connus comme les frères Rahbani qui ont été à l'origine d'une révolution de la musique (...)».

Pour le poète et journaliste Akl Awit, «Assi et Mansour ont adapté la musique arabe et libanaise au monde moderne».

«Les frères Rahbani, avec Fairouz, ont créé une école unique qui a fait revivre les anciennes chansons et introduit des nouvelles», a indiqué l'actrice Nidal al-Achkar. «Mansour était un grand homme. Il a été capable de faire preuve de créativité jusqu'à la fin de ses jours», selon elle.

Les frères Rahbani avaient eu une enfance pauvre avant de connaître la gloire. Leur père jouait de l'oud, un instrument de musique traditionnel arabe, dans les cafés pour subvenir aux besoins de sa famille, selon une biographie écrite sur les Frères Rahbani par le poète libanais Henri Zougheib.