L'écrivain de science-fiction américain Ray Bradbury estime lundi dans un entretien au Los Angeles Times que les États-Unis auraient bien besoin d'une «révolution», pour mettre fin au pouvoir trop important du «gouvernement».

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je pense que notre pays a besoin d'une révolution», déclare l'auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451, qui fêtera ses 90 ans le 22 août prochain.

«Il y a trop de gouvernement aujourd'hui. Il faut rappeler que le gouvernement devrait être celui du peuple, par le peuple et pour le peuple» a-t-il ajouté.

L'auteur, réputé pour son franc-parler, affirme également que les États-Unis devraient absolument «retourner sur la Lune» et reproche au président Barack Obama d'y avoir renoncé.

«Nous n'aurions jamais dû renoncer à cela. Nous devrions aller sur la Lune et y installer une base, pour y lancer une fusée à destination de Mars, puis aller sur Mars et la coloniser», estime-t-il.

«Une fois que nous aurons fait cela, nous vivrons pour l'éternité», a-t-il affirmé.

Paradoxalement, l'homme qui a écrit plusieurs «classiques» de la science-fiction n'est pas un ardent défenseur de la technologie.

«Nous avons trop de téléphones portables, trop d'internet. On devrait se débarrasser de ces machines, il y en a trop aujourd'hui», déclare-t-il.

Il affirme également avoir été approché «à trois reprises, au cours des douze derniers mois, par des sociétés voulant mettre (ses) titres sur des livres électroniques».

«J'ai dit à Yahoo d'aller se faire voir», dit-il.

Les 90 ans de Ray Bradbury seront marqués par une semaine d'événements et de célébrations à Los Angeles, où réside l'auteur.