Après 13 ans au cours desquels il a été successivement conseiller, directeur littéraire des collections «adulte» et éditeur, Normand de Bellefeuille quittera Québec Amérique à la fin du mois. «Je suis fatigué. J'ai besoin de refaire mes forces», explique l'écrivain montréalais établi à l'Île d'Orléans depuis deux ans.

Mis à jour le 20 mai 2010
Daniel Lemay LA PRESSE

De Bellefeuille, 60 ans, ne cache pas le fait qu'il a reçu plusieurs offres de petites maisons d'édition, mais il se donne jusqu'à l'automne pour décider quel tour il donnera à la suite de sa carrière éditoriale. Chose certaine, ses fonctions éventuelles excluront toute obligation décisionnelle.

«J'ai dû dire non à des gens des centaines de fois dans ma vie d'éditeur et ça m'épuisait», se souvient Normand de Bellefeuille, qui a par ailleurs dit «oui» à de jeunes auteurs comme Jean-François Beauchemin, prix des Libraires 2007 pour La Fabrication de l'aube; François Désalliers, L'homme café; Stéphane Dompierre, Grand Prix de la Relève Archambault en 2005 pour Un petit pas pour l'homme; Michel Vézina, devenu éditeur de la maison Coups de tête; et la poète Catherine Lalonde, lauréate du prix Émile-Nelligan 2009 pour Corps étranger.

Lui-même lauréat du prix de poésie du Gouverneur général pour La Marche de l'aveugle sans son chien au tournant du siècle, Normand de Bellefeuille a une trentaine de titres à son crédit, le plus récent étant le «vrai» roman Un poker à Lascaux, publié en janvier dernier. Chez Québec Amérique...