La culture québécoise en France a depuis quelques jours sa propre application IPhone, intitulée QuébeCulture.

Mis à jour le 16 sept. 2010
Michel Dolbec LA PRESSE CANADIENNE

«Nous avons grillé tout le monde. Nous sommes les premiers à le faire», se réjouit Bertin Leblanc, le patron des services culturels de la Délégation générale du Québec à Paris.

Ce «Guide des arts et spectacles québécois en France» pour IPhone, ITouch et IPad contient tout l'agenda culturel des prochains mois, des informations sur les artistes, des liens vers leurs sites Internet ou ceux des lieux ou des festivals où ils se produisent. Les données seront fréquemment mises à jour, pour intégrer, par exemple, la programmation détaillée de la semaine du Cinéma du Québec, qui vient juste d'être dévoilée.

Pour Bertin Leblanc, cette application n'est pas un simple gadget, mais un «outil indispensable» qui traduit la richesse de l'offre culturelle québécoise en France. «Cela a été possible parce que le volume d'activité le permet, dit-il. On a une programmation démentielle. La version papier de notre agenda culturel des trois prochains mois fait à elle seule cent pages!»

«On n'a pas de centre culturel, mais on a une programmation qui permet d'occuper et de faire vivre un vaste «espace Québec» en France», poursuit l'ancien journaliste.

L'application est aussi une façon de moderniser la communication de la délégation: les Français sont parmi les plus gros acheteurs d'IPhone (Apple détient 50 pour cent du marché).

Les services culturels québécois misent sur 3000 téléchargements d'ici la fin de l'année, qui viendront s'ajouter aux 6000 exemplaires «papier» du guide culturel québécois.

C'est Greencopper, une société franco-québécoise présente à Montréal et à Paris, qui a développé l'application QuébeCulture. À son actif aussi, les applications du Festival de jazz de Montréal, de l'excellent festival français Rock en Seine et d'une vingtaine d'autres manifestations.

En deux jours, QuébeCulture a été téléchargée plusieurs dizaines de fois en France d'abord, mais aussi au Québec et en Belgique, indique-t-on. «C'est très bon, d'autant que nous ne sommes pas une manifestation spécifique. On a même eu deux téléchargements en Corée et une en Chine», note avec amusement Bertin Leblanc.

L'application fait aussi parler d'elle sur les sites et les blogues spécialisés. Sur l'un d'eux, une passionnée de théâtre et du Québec se réjouit de cette initiative, tout en souhaitant la création d'un volet participatif mettant à contribution les «férus de culture québécoise, avec critiques et bons plans». Apparemment, ça viendra.