Une quinzaine d'équipes de chercheurs du Québec se partageront 8,1 millions de dollars destinés à faire avancer leurs travaux sur le cancer du sein. Cet argent est offert par la Fondation du cancer du sein du Québec qui, avec la collaboration de la Société de recherche sur le cancer, a analysé près d'une cinquantaine de projets de recherche avant d'arrêter ses choix.

Mis à jour le 16 nov. 2011
Sara Champagne LA PRESSE

La part du lion, soit 1 million, est remise au projet Banque de tissus et de données, piloté par la Dre Anne-Marie Mes-Masson. Ce projet consiste à créer une banque provinciale de tissus de l'ovaire, du sein et de la prostate, ainsi que les données s'y rattachant.

Les recherches du Dr Peter Siegel, de l'Université McGill, portant sur une protéine (GPNMB) associée à des cancers très agressifs bénéficieront d'un budget de près de 500 000$. D'autres projets, notamment une étude portant sur le rôle des oestrogènes dans le développement des tumeurs mammaires et une autre sur les bienfaits de la vitamine D à titre préventif, ont aussi été retenus.

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, présent au dévoilement de la remise des subventions à 14 équipes de chercheurs, n'a pas manqué de rappeler que la recherche constitue la pierre angulaire de son plan d'action en matière de cancer du sein. «Nous avons des projets de prévention, de diagnostic, de traitement et de support, mais les traitements passent par la recherche. Actuellement, 88% des gens atteints d'un cancer du sein sont en vie après cinq ans. Mais on cible un pourcentage de 100%.»

Au Québec, environ 6200 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein cette année. De ce nombre, 55 en mourront, selon les dernières données de la Société canadienne du cancer. Au cours des 17 dernières années, la Fondation du cancer du sein du Québec est parvenue à verser plus de 23 millions à des projets de recherche.