Les travailleurs de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal sont insatisfaits du travail de leur directeur général, Michel Larivière. À un point tel que vendredi dernier, les 152 membres du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l'établissement ont voté à la quasi-unanimité pour exiger la démission de leur chef, a appris La Presse.

Daphné Cameron LA PRESSE

C'est plutôt trois autres membres de la direction qui ont présenté leur démission au conseil d'administration en fin de journée hier. Le directeur de la planification et du développement clinique, le Dr Jacques Laplante, le directeur des services professionnels et hospitaliers, Louis-Marie Simard ainsi que son directeur adjoint, André Bianki, ont tous les trois signifié par écrit qu'ils souhaitaient quitter leur poste.

Obtenir plus de détails était extrêmement difficile, hier. Ni le directeur général, Michel Larivière, ni les représentants du CMDP n'ont voulu commenter la situation. Personne n'a officiellement confirmé le vote des membres du CMDP.

La direction des communications de l'hôpital avait d'abord indiqué qu'elle ne commenterait pas l'affaire avant la tenue de l'assemblée générale annuelle publique du conseil d'administration qui se tenait hier soir. Elle s'est ravisée à la fin de la séance, se refusant à tout autre commentaire.

Lors de la période des questions du public, La Presse a demandé les motifs des démissions des deux directeurs et du directeur adjoint. Le président du conseil d'administration, Gabriel Groulx, a sèchement martelé qu'il n'y aurait «pas de commentaires» et qu'un communiqué serait diffusé «ultérieurement» puisque les démissions venaient d'être déposées.

Pour son exercice financier de l'année 2009-2010, l'hôpital du Sacré-Coeur a essuyé un déficit de 4,7 millions de dollars, peut-on lire dans le rapport annuel rendu disponible hier. L'agence de la santé et des services sociaux de Montréal a accordé une aide de plus de 9 millions de dollars pour éviter que ce déficit soit plus élevé.