Des blattes ont envahi une partie du pavillon Hôtel-Dieu du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) cette semaine, si bien qu'il a fallu fermer deux salles du service de médecine nucléaire. Une cinquantaine de patients ont vu leur rendez-vous reporté.

Mis à jour le 5 févr. 2009
Ariane Lacoursière LA PRESSE

Les blattes, communément appelées coquerelles, ont fait leur apparition le week-end dernier.

«Nous avons procédé à d'importants travaux de rénovation à l'Hôtel-Dieu dans la section où se trouve le service de médecine nucléaire. Je rappelle que ce bâtiment a au moins 160 ans», explique la porte-parole du CHUM, Lucie Dufresne.

Les employés du CHUM ont percé le plancher et ont creusé pour avoir accès à la canalisation qui se trouvait quatre pieds sous terre. Les tuyaux ont été réparés et le trou a été colmaté. «Mais à la suite des réparations, des blattes sont sorties», explique Mme Dufresne.

Les deux salles touchées par les travaux ont été fermées. «Un exterminateur est venu faire son travail. Il vient tous les jours depuis la fin de semaine dernière», affirme Mme Dufresne.

Le service de médecine nu¬cléaire a continué d'accueillir les patients, mais l'appareil TEP (tomographie d'émission par positrons), qui sert aux diagnostics de cancer, ne peut pas être utilisé pour l'instant.

Selon Mme Dufresne, les deux salles devraient rouvrir d'ici à dimanche. Pour rattraper le retard dans les rendez-vous, des patients seront traités dès dimanche, même si le TEP n'est habituellement pas en usage le week-end.

Le CHUM estime avoir géré l'incident convenablement.

«Il est important de savoir que l'incident est simplement lié aux travaux, que le problème est très localisé et pas du tout répandu dans le reste de l'hôpital», martèle Mme Dufresne.

La blatte américaine est l'un des plus gros cafards domestiques d'Amérique du Nord. Elle peut atteindre 3 cm de longueur. «On trouve ces blattes surtout dans des endroits humides et souvent dans les égouts. Le risque est là car elles deviennent des vecteurs pathogènes», explique l'exterminateur Christian Korb de ABC Gestion parasitaire.