Devant la «dégradation accélérée de l'économie mondiale», le premier ministre Jean Charest dévoilera de nouvelles mesures afin de soutenir l'emploi dans le budget attendu en mars, quitte à plonger le Québec en déficit.

Tommy Chouinard LA PRESSE

«On ne peut pas fermer la porte à un déficit tellement la dégradation de l'économie aura été rapide, seulement au cours des derniers mois», a expliqué M. Charest aujourd'hui, en marge du Forum économique mondial de Davos. En campagne électorale, le chef libéral avait pourtant promis de ne faire aucun déficit au cours de son mandat. Mais les prévisions économiques ont changé depuis, a-t-il souligné.«Si on doit aller en déficit, on le fera parce qu'on veut maintenir l'emploi et s'assurer que les gens sont soutenus dans une période de ralentissement économique (...). On est prêt à mettre de l'avant d'autres mesures pour faire face à la dégradation accélérée de l'économie mondiale.»

Au cours d'un point de presse, Jean Charest a fait miroiter des centaines de millions de dollars d'investissements au Québec grâce au projet d'une entreprise spécialisée dans les technologies vertes.

Le premier ministre a rencontré le patron de cette entreprise qu'il a refusé d'identifier.

Québec a de bonnes chances de décrocher ce projet d'investissements, mais deux concurrents lui font toujours la lutte. «On pense que ça penche vers le Québec. C'est encourageant», a dit M. Charest.