Par solidarité avec les artisans du Journal de Montréal en lock-out depuis le 24 janvier, les députés du Parti québécois ont décidé de refuser toute demande d'entrevue avec les cadres qui assurent la publication du quotidien.

Mis à jour le 28 janv. 2009
Karim Benessaieh LA PRESSE

«Notre façon de respecter la ligne de piquetage, c'est de refuser de faire des entrevues avec des journalistes, des gens du Journal de Montréal, pendant le conflit, a expliqué François Rebello ce matin, à l'occasion de l'ouverture du caucus présessionnel du Parti québécois qui se déroule à La Malbaie. Nous, c'est la ligne qu'on va suivre au niveau du caucus du PQ.»

Le parti ne s'est pas encore penché sur les détails de ce boycott. Accordera-t-on des entrevues à des journalistes d'agences ou de publications de Quebecor qui pourraient être reprises dans le Journal de Montréal? «On a une réflexion à faire, convient M. Rebello. Ça va être un sujet au caucus, on va regarder quelle va être la position du PQ dans le dossier.»

M. Rebello, élu député de La Prairie le 8 décembre dernier, n'a pas voulu imposer une consigne aux autres membres de la famille péquiste, les militants et les ex-députés comme Joseph Facal ou Bernard Landry, qui signent une chronique dans le Journal de Montréal. «Ah non, chacun a sa décision à prendre.» Il croit cependant que le gouvernement Charest devrait suivre la même politique et refuser les demandes d'entrevue. «C'est normal, c'est dans la culture québécoise de refuser de traverser des lignes de piquetage. Le gouvernement devrait faire comme toute bonne institution au Québec, respecter cette ligne de piquetage-là.»