Après Jacques Demers et Martin Brodeur, un autre chroniqueur du Journal de Montréal annonce qu'il cessera de collaborer avec le quotidien pendant toute la durée du lock-out décrété samedi par Quebecor, par solidarité avec les syndiqués.

Mis à jour le 26 janv. 2009
Violaine Ballivy LA PRESSE

L'environnementaliste Daniel Green a confirmé hier à La Presse qu'il ne signera plus aucune chronique dans les pages du Journal de Montréal aussi longtemps que le conflit de travail entre les employés de la rédaction et la direction se poursuivra.

 

«C'est une question d'éthique et de moralité. On ne franchit pas des piquets de grève», a-t-il expliqué. Le texte publié hier matin dans les pages du quotidien avait été rédigé et expédié au Journal jeudi dernier, avant le début du lock-out.

Daniel Green estime que tous les autres collaborateurs du JdeM devraient maintenant suivre son exemple. «Ce serait bien malvenu de continuer quand des journalistes sont dehors en train de geler pour faire entendre leurs revendications», dit-il.

«Si tous les chroniqueurs cessent d'écrire, cela va accentuer la pression pour que les négociations reprennent et que le conflit se règle», croit-il.

Jointe par La Presse, l'actrice Louise Deschâtelets a indiqué qu'elle était toujours en réflexion. «Ma décision n'est pas prise», a-t-elle dit. Mais peu importe qu'elle succombe aux arguments de la partie patronale ou syndicale, la publication de son courrier du coeur se poursuivra pendant encore quatre semaines. Son contrat l'oblige à remettre ses textes un mois à l'avance.

L'ex-ministre péquiste Joseph Facal a de son côté refusé de préciser ses intentions. La Presse n'a pu joindre le cardinal Jean-Claude Turcotte, dont une chronique était publiée dans le Journal d'hier matin. Selon toute vraisemblance, elle a été rédigée avant le début du lock-out.

Par ailleurs, quelques centaines de personnes, en majorité des syndiqués et leurs familles, ont manifesté hier devant la rédaction du quotidien de la rue Frontenac. «Nous voulons montrer à l'employeur que le lock-out n'affecte pas que les travailleurs, mais aussi leurs proches», a dit Raynald Leblanc, président du syndicat des travailleurs de l'information du JdeM.

Les 253 employés en lock-out se réuniront en assemblée générale aujourd'hui pour adopter un mandat de grève générale.