L'ex-boxeur Dave Hilton a à nouveau été arrêté, dans la nuit de lundi à hier, pour une affaire de violence à l'égard de sa conjointe, Joanna Colavecchio.

Mis à jour le 6 mai 2009
Christiane Desjardins LA PRESSE

Hilton, 45 ans, a comparu hier, devant la juge Lise Gaboury, au palais de justice de Laval, où il a été accusé de plusieurs infractions relatives à des événements survenus le 2 mai, à sa résidence de Laval. Il est notamment accusé de voies de fait, menaces, agression armée, bris de condition (pour avoir consommé de l'alcool). Représenté par l'avocate Marie-Hélène Giroux, Hilton s'est heurté à une objection à sa mise en liberté, de la part de la Couronne. Il doit retourner devant le tribunal ce matin, pour son enquête sous cautionnement.

C'est la troisième fois en deux ans que Hilton se retrouve accusé de violence envers cette conjointe. À l'été 2007, dans le cadre d'une première libération conditionnelle de sa longue peine pour agressions sexuelles sur ses deux filles, Hilton avait été arrêté et accusé de voie de fait sur Mme Colavecchio. À l'époque, Hilton était contraint de vivre dans une maison de transition en semaine, mais il pouvait allait passer les fins de semaine chez cette nouvelle conjointe.

Au terme du procès, en octobre 2007, il avait cependant été acquitté. Il faut dire que Mme Colavecchio, qui souffre de trouble bipolaire, avait livré un témoignage décousu et confus. Les amours avaient manifestement repris par la suite. En janvier dernier, Mme Colavecchio portait de nouveau plainte contre Hilton, pour une affaire d'agression sexuelle et de voies de fait ayant causé des lésions. Mais dès sa comparution, le 7 janvier, Hilton était acquitté, parce que Mme Colavecchio voulait renouer avec lui. Hilton se voyait imposer seulement une obligation de garder la paix pour un an.

Par mesure préventive, la Couronne avait aussi décidé de lui imposer une condition lui interdisant de se trouver seul en présence de mineures, ainsi qu'une interdiction de consommer de l'alcool. À trois jours de la liberté totale après avoir purgé l'entièreté de sa peine de sept ans et huit mois de prison (pour agressions sur ses filles), Hilton avait tiqué à cette dernière interdiction, mais il avait fini par signer.

Décidément, les frères Hilton tiennent les tribunaux occupés. Au même moment, hier après-midi, à Montréal, Me Clemente Monterosso demandait à la juge Sylvie Durand d'annuler un mandat d'arrêt lancé contre Alex Hilton, pour une affaire d'amende impayée.