Un des policiers de la Gendarmerie royale du Canada qui avaient fait face à Robert Dziekanski la nuit de sa mort affirme qu'il a craint pour sa sécurité quand le ressortissant polonais a adopté une «attitude combative» juste avant de recevoir une première décharge de Taser.

LA PRESSE CANADIENNE

Témoignant lundi à l'enquête publique sur la mort de M. Dziekanski, l'agent Gerry Rundel a déclaré que l'homme a ramassé un objet sur un bureau, s'est tourné vers les policiers et a levé les deux mains près de sa poitrine. À ce moment, le policier dit qu'un autre agent a appliqué une décharge de Taser à M. Dziekanski. Celui-ci s'est alors mis à crier et à agiter les bras. Voyant qu'il ne tombait pas immédiatement au sol comme c'est habituellement le cas à la suite d'une décharge de Taser, l'agent Rundel dit que son supérieur a donné l'ordre de lui appliquer une autre décharge électrique.

En tout, le Taser a été employé à cinq reprises contre M. Dziekanski alors que les policiers s'efforçaient de le plaquer au sol avant de lui passer les menottes. Il est mort dans les minutes qui ont suivi.

Aucune accusation criminelle n'a été retenue contre les policiers, qui seront tous entendus cette semaine à l'enquête.