Le fait que Québec reporte à l'automne son plan d'action contre le décrochage scolaire pourrait avoir un impact démobilisateur sur le terrain, craint Jacques Ménard.

Mis à jour le 18 juin 2009
Jocelyne Richer LA PRESSE CANADIENNE

Ainsi, divers projets pilotes de lutte au décrochage prévus en régions pourraient être reportés d'une session, voire d'une année, selon le président pour le Québec de la Banque de Montréal et président du groupe de travail sur le décrochage qui a remis son rapport en mars.

Son inquiétude tient au fait que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, n'a pas respecté son engagement de rendre public avant la fin de la session parlementaire son plan d'action national de lutte au décrochage scolaire.

Elle a choisi, cette semaine, de reporter l'échéance à l'automne, ce qui fait craindre à plusieurs que les mesures du plan d'action arriveront trop tard pour être implantées dès la prochaine année scolaire.

Avec son plan d'action national, la ministre doit notamment donner suite aux 10 recommandations du rapport Ménard.

Vérification faite jeudi à son cabinet, la ministre Courchesne refuse de s'engager à mettre en vigueur l'ensemble des recommandations au cours du présent mandat.

Jeudi, dernier jour de session à l'Assemblée nationale, la ministre s'est fait haranguer une fois de plus par le député péquiste de Borduas, Pierre Curzi, qu'il l'a accusée de manquer de leadership et de laisser à Jacques Ménard le soin d'assumer ses responsabilités.