Des milliers d'étudiants en grève se réuniront aujourd'hui sur la colline parlementaire, à Québec, pour manifester contre la nouvelle hausse des droits de scolarité, prévue pour 2012.

Catherine Handfield LA PRESSE

Les participants répondront à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui a lancé le mouvement de grève au début du semestre.

La manifestation se tiendra en même temps que la deuxième rencontre des partenaires en éducation. À l'initiative du gouvernement du Québec, les différents acteurs du système de l'éducation discuteront de la question de la performance et du financement des universités.

«Nous voulons contester la tenue même de cette consultation, qui au fond n'en est pas une, a dit Gabriel Nadeau-Dubois, secrétaire aux communications de l'ASSE. Elle vise seulement à légitimer une décision qui a été prise depuis longtemps par le gouvernement libéral.»

Le gouvernement du Québec a annoncé la tenue de rencontres des partenaires en éducation lors du dépôt de son budget, le printemps dernier. Du même souffle, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a annoncé son intention de hausser de nouveau les droits de scolarité en 2012.

«Cette rencontre n'est qu'une mascarade, a dit Gabriel Nadeau-Dubois. On s'oppose catégoriquement à une autre hausse des droits de scolarité parce que notre projet à long terme, c'est la gratuité scolaire.»

Plus de 60 000 cégépiens et étudiants universitaires sont en grève aujourd'hui, dont des associations départementales de l'Université de Montréal et de l'UQAM. La plupart des grévistes sont membres de l'ASSE.

Fiscalité plus progressive

Par ailleurs, au cours de la rencontre d'aujourd'hui, l'Alliance sociale entend revendiquer une fiscalité plus progressive pour assurer le financement adéquat des universités.

«En ce sens, il est déplorable que la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, accompagnée par le ministre des Finances, Raymond Bachand, refuse d'entrée de jeu de discuter de l'impôt sur le revenu des particuliers les mieux nantis et des entreprises», a écrit l'Alliance, qui regroupe sept syndicats et les deux fédérations étudiantes.

L'Alliance sociale s'oppose à une nouvelle hausse des droits de scolarité, qui ont été dégelés en 2007.