Les Québécois veulent que leur gouvernement figure parmi les leaders pour la lutte aux changements climatiques.

Paul Journet LA PRESSE

Pas moins de 80% d'entre eux souhaitent que le gouvernement provincial soit «parmi les leaders en Amérique du Nord et dans le monde dans la lutte aux changements climatiques». C'est ce qui ressort d'un sondage dévoilé mardi. Il a été commandé à Léger Marketing par le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement. L'échantillon est de 808 internautes. S'il était probabiliste, sa marge d'erreur serait de 3,5%, 19 fois sur 20.

Pour diminuer ses émissions, Québec devra renverser la hausse des émissions de gaz à effet de serre des transports routiers, qui ont augmenté de 33% depuis 1990. C'est le principal obstacle pour qu'il atteigne son objectif total de réduction: 20% sous le niveau de 1990 d'ici 2020.

L'importance de la voiture dans nos modes de vie est perçue comme le principal frein à la lutte aux changements climatiques. Plus de quatre répondants sur cinq l'accusent.

Certains consensus se dégagent sur la façon de financer les transports en commun. La taxe sur les véhicules à forte consommation est populaire. Pas moins de 83% des répondants se disent «totalement» ou «plutôt» en faveur. Ils sont aussi 70% en faveur d'une taxe sur les publicités automobiles. Les péages sur les ponts et autoroutes sont un peu moins populaires. Près de 60% des répondants y sont plutôt ou totalement favorables. La hausse des tarifs de transport en commun est la mesure la moins populaire, avec 21% d'appuis.

Qui est responsable d'agir pour contrer les changements climatiques ? Trois sondés sur quatre ont répondu que le gouvernement fédéral ou les entreprises étaient «grandement» responsables. Le gouvernement provincial obtient 67 % de réponses, devant les citoyens, avec 60%.