Les organismes qui militent en faveur de l'indépendance du Québec se dotent d'une coalition parapluie qui aura pour mission de mener une campagne permanente en faveur de la souveraineté du Québec.

Publié le 19 mai 2011
Pierre Saint-Arnaud LA PRESSE CANADIENNE

Le réseau Cap sur l'indépendance, qui regroupe une vingtaine d'organismes non partisans, sera lancé samedi lors d'un spectacle à l'Olympia de Montréal mettant en vedette Paul Piché, Loco Locass, Marie-Élaine Thibert et Bernard Adamus.

Les initiateurs du réseau entendent utiliser tous les moyens modernes, notamment le cybermilitantisme et les médias sociaux, pour faire avancer leur cause.

Ils affirment que l'indépendance du Québec est un enjeu trop important pour être laissé entre les mains des partis politiques. Ceux-ci ne font d'ailleurs pas partie de cette coalition.

L'un des porte-parole, l'ex-ministre et président des Intellectuels pour la souveraineté, Gilbert Paquette, estime que l'attentisme des indépendantistes depuis le référendum de 1995 a assez duré et qu'il est temps de retourner sur le terrain pour aller chercher les quelques milliers de votes qui manquaient au mouvement pour atteindre son objectif au référendum de 1995.

M. Paquette a fait valoir que l'élection fédérale du 2 mai illustre on ne peut plus clairement l'incapacité du Québec de s'épanouir dans l'ensemble canadien. Selon lui, le Québec aurait pu élire 75 députés néo-démocrates ou bloquistes, cela n'aurait rien changé au fait que le reste du Canada ne suit pas le même chemin.

Outre le spectacle de samedi, le réseau entend profiter de la longue fin de semaine de la fête des Patriotes pour mener d'autres activités, dont une marche organisée par les Jeunes patriotes du Québec, lundi, depuis le site historique au Pied du courant, sous le pont Jacques-Cartier.

Cet organisme est au nombre de ceux qui forment le réseau, parmi lesquels on compte notamment le Conseil de la souveraineté du Québec, le Mouvement national des Québécois, le Mouvement souverainiste du Québec, les Aînés pour la souveraineté, le rassemblement pour l'indépendance nationale, le Réseau de résistance du Québécois, des regroupements de jeunes souverainistes collégiaux et universitaires et ainsi de suite.