L'opposition péquiste estime que le premier ministre Jean Charest a des liens suspects avec un homme d'affaires qui a agi à titre de collecteur de fonds pour le Parti libéral du Québec.

Mis à jour le 28 janv. 2011
Alexandre Robillard LA PRESSE CANADIENNE

Le leader parlementaire adjoint Bertrand Saint-Arnaud a déclaré vendredi que la proximité de M. Charest avec Baljit Chadha est préoccupante, alors que le gouvernement étudie la possibilité de soutenir financièrement un projet controversé défendu par son entreprise. La Presse Canadienne a rapporté jeudi que M. Chadha a récolté 19 000 $, en 2009, lors d'un cocktail de financement à sa résidence de Westmount où M. Charest était l'invité d'honneur.

Un porte-parole du PLQ a précisé que M. Charest ne se prête qu'exceptionnellement à ce genre d'événements de financement, à plus forte raison lorsqu'ils se produisent dans une résidence privée.

M. Chadha est président de Balcorp, une entreprise qui, avec d'autres investisseurs, souhaite relancer une mine d'amiante située à Asbestos.

Pour réaliser son projet, le groupe a demandé au gouvernement une garantie de prêt de 58 millions de dollars, ce qui a soulevé une levée de boucliers de médecins et spécialistes de la santé publique.

Lors d'une entrevue, M. Saint-Arnaud a affirmé que l'apparence d'impartialité de M. Charest est compromise dans ce dossier.

Selon le leader péquiste, c'est d'autant plus le cas que le premier ministre est un proche de M. Chadha.