Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a tourné en ridicule une proposition du Parti québécois qui souhaite réduire le montant maximal des contributions aux partis politiques afin de lutter contre le trafic d'influence.

Alexandre Robillard LA PRESSE CANADIENNE

M. Bachand a analysé cette suggestion à la lumière des rumeurs attribuant à l'ex-péquiste François Legault l'ambition de faire un retour en politique en créant une nouvelle formation.

Selon le ministre des Finances, plutôt que d'assainir les moeurs électorales, les péquistes veulent imposer un plafond des dons à 100 $ afin de freiner toute concurrence éventuelle de M. Legault.

Dans une lettre ouverte, trois députés péquistes ont aussi suggéré que le financement des partis politiques soit essentiellement pris en charge par l'État, sur la base des résultats aux élections.

Actuellement, le seuil maximal des contributions politiques est fixé à 3000 $. Le Directeur général des élections a récemment suggéré de réduire ce montant à 1000 $.

Jusqu'ici, le PQ était favorable à l'abaissement de ce seuil à 500 $.

Plusieurs allégations de favoritisme ont placé le gouvernement sur la défensive au cours des derniers mois.

La commission Bastarache a aussi mis en lumière les relations étroites entre deux collecteurs de fonds libéraux et de proches collaborateurs du premier ministre Jean Charest.

M. Bachand s'est défendu de fermer les yeux sur les questions d'éthique, mercredi, insistant sur l'importance d'un financement populaire.