Le gouvernement Harper s'en prend aux groupes environnementalistes «radicaux», aux «célébrités qui appartiennent au jet-set» et aux «groupes d'intérêt spéciaux étrangers» qui tentent de bloquer des projets de développement économique. Une sortie qui survient à quelques heures d'une consultation publique sur un controversé pipeline en Colombie-Britannique.

Mis à jour le 9 janv. 2012
Martin Croteau LA PRESSE

Dans une lettre ouverte publiée lundi matin, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, affirme que le régime réglementaire d'approbation doit être revu afin d'accélérer la mise en oeuvre de grands projets comme des pipelines, des mines et des barrages hydroélectriques. Le régime actuel, dit-il, est pris en otage par des groupes «radicaux» qui souhaitent faire obstacle à tout projet d'envergure.

«Ils utilisent du financement fourni par des groupes d'intérêt spéciaux étrangers pour saper les intérêts économiques nationaux du Canada, dénonce le ministre Oliver. Ils attirent des célébrités qui appartiennent au jet-set et dont l'empreinte carbone personnelle est l'une des plus grandes au monde, qui viennent donner des leçons aux Canadiens pour qu'ils ne développement pas nos ressources naturelles.»

La sortie du ministre survient 24 heures avant le début d'une consultation publique sur un projet de pipeline controversé par lequel le pétrole des sables bitumineux serait acheminé jusqu'à l'océan Pacifique, au nord de la Colombie-Britannique. Le Northern Gateway, que la société Enbridge souhaite bâtir au coût de 6,6 milliards, permettrait d'exporter le pétrole canadien jusqu'au marché asiatique.

L'automne dernier, le premier ministre Stephen Harper a annoncé son intention d'exporter le pétrole canadien en Asie, après que l'administration Obama eut bloqué le projet de pipeline Keystone XL pour mener des études environnementales détaillées.

Plus de détails dans La Presse demain.