Au pied d'un immense sapin de Noël tout décoré, la ministre fédérale responsable de Service Canada a assuré qu'elle aime Noël. Mais non, Diane Finley ne renversera pas la directive, dans ses bureaux du Québec, qui interdit les décorations de Noël.

Lina Dib LA PRESSE CANADIENNE

Au Parlement, où des dizaines de sapins de Noël ornent les corridors depuis le début de la semaine, l'interdiction de décorer dans les bureaux de Service Canada, au Québec, a fait beaucoup de bruit vendredi.

La directive, révélée par La Presse, vient d'un haut fonctionnaire à Service Canada au Québec qui veut éviter les plaintes reliées aux croyances religieuses. Il a donc interdit les décorations dans les espaces accessibles au public qui va chercher un passeport ou faire une demande d'assurance-emploi.

Mais aux Communes, c'est à la ministre Finley que l'opposition s'en est pris.

«Il est temps qu'on remette la switch «jugement» à on, a lancé Denis Coderre. Vu que le premier ministre aime mettre des couronnes partout, peut-on s'entendre pour qu'il mette de couronnes de Noël itou?»

«Pourquoi les conservateurs veulent-ils voler la magie de Noël aux employés de Service Canada? Qu'est-ce qu'ils ont contre le fait de célébrer Noël?» a demandé le néo-démocrate Alexandre Boulerice.

À ça, la ministre Finley a répondu «nous aimons Noël» avant de se faire interrompre par une multitude de «joyeux Noël» lancés par les parlementaires jusqu'à ce que le président de la Chambre fasse taire cet excès de bons voeux.

À sa sortie de là, la ministre Finley s'est arrêtée à deux pas de l'immense sapin de Noël, dans le foyer de la Chambre des communes, pour faire face aux journalistes moins de deux minutes.

«Il n'y a aucune directive nationale concernant le décor de Noël à Service Canada,» a-t-elle répété. «Moi, j'encourage tout le monde à fêter Noël,» a-t-elle offert comme seule réponse lorsqu'on lui demandait si elle renverserait la directive imposée par son fonctionnaire.