La réintroduction de la loi islamique en Libye cause de l'inquiétude à Ottawa. Pressé par les partis de l'opposition, hier, le gouvernement Harper a promis d'aborder l'importance des droits de la personne dans ses rapports avec le nouveau régime.

Mis à jour le 25 oct. 2011
Martin Croteau LA PRESSE

Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a affirmé dimanche que la charia serait la principale source de législation dans la nouvelle Libye. Toute loi qui contredit cet ensemble de principes inspirés du Coran sera du coup déclarée nulle.

Ces déclarations ont provoqué l'inquiétude de plusieurs femmes dans ce pays, qui sort à peine de 42 ans de dictature. Elles ont également suscité un malaise dans les capitales occidentales.

Quelques jours à peine après la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, la perspective que le nouveau régime vienne à exclure les femmes du pouvoir a rebondi à la Chambre des communes, à Ottawa. Questionné par l'opposition, le gouvernement s'est engagé à aborder la question avec le CNT.

«Les droits de la personne, y compris les droits des femmes, sont la pierre angulaire de la politique de ce gouvernement, a déclaré le secrétaire parlementaire aux Affaires étrangères, Deephak Obhrai. Je peux vous assurer que nous nous battrons pour ces droits dans nos rapports avec le CNT à mesure qu'il met en place une nouvelle constitution.»

Le Canada, la France et la Grande-Bretagne ont joué un rôle de premier plan dans l'intervention militaire qui a mené à la chute du régime Kadhafi. Les chasseurs canadiens ont assuré 10% des sorties de l'OTAN pour appuyer les insurgés dans leur combat contre le régime du dictateur.

Avec l'Agence France-Presse