Le Canada s'est servi lundi de son droit de parole aux Nations unies pour critiquer les opposants d'Israël et réaffirmer à cet État son soutien inébranlable.

Publié le 26 sept. 2011
Mike Blanchfield LA PRESSE CANADIENNE

Dans son discours, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a fait référence à la Deuxième Guerre mondiale, affirmant que le fascisme et le communisme représentaient les grandes batailles de cette époque alors que les générations d'aujourd'hui doivent plutôt lutter contre le terrorisme.

L'État juif se trouve sur la ligne de front de ces batailles et ses ressortissants sont trop souvent les victimes de la terreur, a-t-il dit.

Il a ajouté que le Canada refusait d'accepter ou de demeurer silencieux lorsqu'Israël était attaqué pour avoir défendu son territoire et ses citoyens. La Seconde Guerre mondiale a enseigné quel était le prix à payer lorsque les États ferment les yeux sur ce qui se passe pour ne pas semer la discorde.

M. Baird n'a pas directement parlé de la Shoah, qui a fait six millions de victimes juives. Mais il néanmoins fait allusion à celle-ci en citant Winston Churchill, qui avait dit qu'un conciliateur était quelqu'un qui nourrissait un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé.

M. Baird a réaffirmé son opposition à l'adhésion d'un État de la Palestine à l'ONU. Il a soutenu que le Canada soutenait les aspirations des populations qui ont réclamé des jours meilleurs lors du Printemps arabe. Mais il a affirmé qu'il ne donnerait pas son appui aux actions unilatérales de l'Autorité palestinienne.

Le ministre a également appelé à une solution négociée entre les Israéliens et les Palestiniens.

Dans son discours, M. Baird s'en est également pris à l'ONU, qui permet aux régimes «despotiques» d'être membres ou de diriger des comités importants.