Le député conservateur Maxime Bernier a remis en question La Charte de la langue française ou Loi 101, vendredi, lors d'une entrevue dans la station de radio Halifax News 95,7.

LA PRESSE CANADIENNE

M. Bernier commentait la possibilité d'ouvrir la porte aux investissements étrangers et aux entreprises de télécommunications étrangères au Canada.

Pour soutenir son point de vue sur la déréglementation, le député a lancé en ondes: «C'est comme au Québec, nous n'avons pas besoin de la Loi 101 pour protéger la langue française. Ils savent que nous parlons français au Québec et que nous parlerons français encore longtemps, je crois bien.»

En rejetant l'utilité d'une législation, Maxime Bernier a ajouté: «Lorsque vous vous dites: «Nous avons besoin de cela pour nous protéger. Je crois que les gens savent que nous sommes différents des États-Unis et nous n'avons pas besoin d'une loi pour leur faire comprendre cela.»

Votée en 1977 par le gouvernement péquiste de René Lévesque, La Charte de la langue française visait à protéger le français au Québec. Aucun des gouvernements subséquents n'a contesté la validité de cette loi qui avait été votée dans la foulée de nombreuses manifestations.

C'est le ministre Camille Laurin qui en avait rédigé le contenu et la loi a été adoptée à l'Assemblée nationale le 26 août 1977. Elle survenait après la loi sur la langue officielle (la Loi 22), votée par le gouvernement Bourassa en juillet 1974 et qui avait été fortement contestée.