Les politiciens de l'opposition mettent l'industrie aéronautique et les vies des militaires en danger en remettant en question la décision gouvernementale d'acheter de nouveaux avions de chasse pour un montant de 16 milliards, selon le premier ministre Stephen Harper.

Publié le 7 oct. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

M. Harper s'adressait jeudi à des employés d'une usine de Bristol Aerospace située à Winnipeg, au Manitoba. L'usine en question a obtenu un contrat pour produire une section de la queue des nouveaux chasseurs F-35.

Le premier ministre a affirmé qu'il ne tolèrerait pas que ses adversaires mêlent la politique à la vie des soldats et à la bonne santé de l'industrie.

Plus de 3000 appareils F-35 devraient être construits par Lockheed Martin dans une entreprise conjointe avec le Canada, les États-Unis et plusieurs autres pays. Au Canada, ces chasseurs viendront remplacer les CF-18 prenant de l'âge, qui atteindront le maximum de leur vie utile en 2020.

Bien que le Canada ait fait part de son intention d'acheter seulement 65 de ces appareils, les dirigeants des entreprises aéronautiques ont indiqué qu'ils pourraient soumissionner pour des contrats touchant tous les avions.

Les partis d'opposition ont cependant affirmé que le prix du projet d'achat avait augmenté, et que le coût final n'était pas garanti car le contrat n'avait jamais été soumi à un appel d'offres.

Le porte-parole libéral Marc Garneau désire que les F-35 soient placés en concurrence avec d'autres avions de remplacement probables pour s'assurer que le Canada obtiennent le meilleur prix.

Stephen Harper a rétorqué qu'un appel d'offre ne faisait aucun sens, puisque le développement du F-35 était déjà en cours.

Les premiers appareils devraient être livrés à partir de 2016. Au Canada, les chasseurs seront basés à Bagotville, au Québec, et à Cold Lake, en Alberta.

Les libéraux ont souligné que le gouvernement avait jusqu'en 2013 pour réviser l'entente internationale de développement de l'avion avant d'être sujet à des pénalités.