Les électeurs du Nouveau-Brunswick ont élu lundi un gouvernement progressiste-conservateur majoritaire, écartant du pouvoir les libéraux de Shawn Graham qui ont dû reculer sur plusieurs dossiers au cours de leur mandat.

Publié le 27 sept. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

La défaite des libéraux annoncé crééra un précédent, jamais un parti n'ayant perdu le pouvoir après un seul mandat à la tête de la province.

Avec les résultats dévoilés dans environ un quart des bureaux de scrutin, les progressistes-conservateurs menaient ou étaient élus dans 37 des 55 circonscriptions. Les libéraux menaient dans 18 circonscriptions.

L'enjeu central des 32 jours de campagne a été le bilan de M. Graham après quatre ans au pouvoir. Le chef du Parti progressiste-conservateur, David Alward - ancien ministre dans le gouvernement de Bernard Lord jusqu'en 2006 -, a maintes fois accusé M. Graham d'avoir renié ses promesses et d'être revenu sur ses décisions.

Les valses-hésitations des libéraux sur plusieurs questions, incluant la fusion de campus universitaires et l'élimination de certains programmes d'immersion française dans les écoles anglaises ont entrainé de la grogne parmi la population.

Mais c'est la vente avortée de la société Énergie NB au gouvernement du Québec qui a suscité le plus de controverse. L'entente de 4,8 milliards $ avait été renégociée, puis finalement rejetée parce que trop impopulaire au sein de la population.

Plusieurs ministres libéraux tiraient de l'arrière dans leurs circonscriptions, incluant le ministre de l'Énergie, Jack Keir, qui a eu du mal à persuader le public des mérites de la vente proposée d'Énergie NB.

Les plus petites formations, incluant le Nouveau Parti démocratique (NPD), avaient peu de chances de remporter un siège.

En dépit d'un déficit de 738 millions $, MM. Graham et Alward ont tous deux promis l'équilibre budgétaire d'ici quatre ans, sans augmentation des impôts et sans coupes drastiques dans les dépenses.

Les chefs des deux principaux partis ont été réélus dans leurs circonscriptions de Woodstock, pour M. Alward, et de Kent, pour M. Graham.

Après avoir enregistré son vote, lundi, le premier ministre sortant Shawn Graham, 42 ans, a affirmé que son gouvernement avait fait de son mieux en période de récession. Il a dit croire que la province avait contenu la tempête de meilleure façon que bon nombre d'autres États ou gouvernements.

Le chef progressiste-conservateur, David Alward, âgé de 50 ans, a simplement affirmé qu'il revenait aux électeurs de décider ce qui était le mieux pour eux. Il a dit croire que son parti était dans la course dans toutes les circonscriptions.

Il s'agit de la première élection à date fixe. Cinq partis sont dans la course, mais seulement les conservateurs, les libéraux et les néo-démocrates présentent des candidats dans l'ensemble des 55 circonscriptions.

Au moment de dissoudre l'Assemblée législative, les libéraux détenaient 31 sièges et les conservateurs, 21. Il y avait un député indépendant et deux sièges vacants.