Un gouvernement péquiste abolirait l'enseignement de l'anglais en première et deuxième du primaire, une mesure prise par les libéraux. Pauline Marois mise plutôt sur l'enseignement intensif de l'anglais à la fin du primaire. Des matières comme les mathématiques et la géographie seraient enseignées dans la langue de Shakespeare.

Mis à jour le 17 nov. 2008
Tommy Chouinard
Tommy Chouinard LA PRESSE

«Nous allons revoir ce qui se fait dans nos écoles au niveau de l'enseignement de l'anglais. On a dénoncé (la décision du gouvernement) de ramener l'enseignement plus tôt à l'école. Toutes les analyses démontrent que ce n'est pas en enseignant une langue une heure par semaine qu'un élève apprend cette langue», a-t-elle expliqué en conférence de presse ce matin.Pauline Marois souhaite un enseignement «intensif» de l'anglais vers la fin du primaire. «Ça peut être de l'immersion, quelques jours dans une semaine consacrés à l'apprentissage de l'anglais à l'école», a-t-elle affirmé.

Des matières seraient enseignées en anglais. Pauline Marois n'a donné que deux exemples : la géographie et les mathématiques. Elle a évité de parler de l'histoire, matière qu'elle avait ajoutée à la liste il y a quelques mois, ce qui avait soulevé la controverse.

La chef péquiste a toutefois noté que les élèves devraient d'abord «avoir appris ses matières en français» avant que celles-ci ne leur soient enseignées en anglais.