Mario Dumont veut privatiser une partie d'Hydro-Québec en permettant aux Québécois d'en acheter des actions. Le chef de l'ADQ affirme que la mesure donnera une occasion d'investissement sûr aux contribuables, tout en dégraissant une société d'État qu'il estime mal gérée.

Mis à jour le 6 nov. 2008
Martin Croteau
Martin Croteau LA PRESSE

Un gouvernement adéquiste mettrait en vente 7,5% de l'actif d'Hydro sous forme d'actions. L'opération rapporterait 10 milliards dans les coffres de la province, une somme qui servirait à rembourser la dette. Seuls des investisseurs ou des sociétés installés au Québec auraient le droit de se procurer des actions.«Dans un monde où les spéculateurs ont secoué les marchés, les Québécois vont être heureux de voir arriver une somme de 10 milliards de placements sûrs, stables et intéressants, indique M. Dumont. D'autant plus qu'on va verser un dividende au gouvernement du Québec.»

Hydro-Québec n'offre pas son plein rendement parce qu'elle est gérée par des amis du gouvernement, affirme Mario Dumont. C'est pourquoi il estime que la société d'État s'encombre de structures administratives inutiles.

L'arrivée d'actionnaires privés n'ayant aucun intérêt politique forcera l'entreprise à faire le ménage, prévoit le chef de l'ADQ.

«Une pression accrue sur la façon dont on gère, sur la façon dont on embauche, ce serait profitable pour tout le monde», dit-il.

Il promet par ailleurs que la société d'État ne sera pas tentée de hausser ses tarifs pour satisfaire ses nouveaux actionnaires, puisque la Régie de l'énergie continuera d'avoir le dernier mot sur la fixation des prix.