Comme à chaque année le 1er juillet marque non seulement les festivités entourant la Fête du Canada, mais c'est aussi le jour par excellence du déménagement au Québec.

LA PRESSE CANADIENNE

Mais voilà qu'encore trop de familles québécoises ne parviennent pas à trouver un logement convenant à leurs besoins, particulièrement les familles nombreuses, se retrouvant ainsi sans logis à compter du 1er juillet. Selon des données compilées par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) auprès des Offices municipaux d'habitation et des organismes communautaires, le Québec compterait autour de 140 ménages qui cherchaient toujours à se loger pour le 1er juillet, sans succès. L'organisme invite d'ailleurs ces ménages à s'adresser aux services d'urgence de leur municipalité.

La situation serait particulièrement critique en Abitibi où le taux de logements inoccupés est le plus bas dans la province. À Val d'Or, 29 ménages seraient sans logement alors que 25 ménages vivraient la même situation à Rouyn-Noranda.

À Québec où le taux d'inoccupation est de 0,4 pour cent, 25 ménages seraient hébergés chez des parents et des amis en attendant de se trouver un nouvel appartement.

Dans d'autres régions où le taux de logements inoccupés se rapproche de la normale de 3 pour cent ou la dépasse légèrement, c'est le coût du logement qui cause problème. C'est le cas notamment à Montréal, Sherbrooke et Gatineau.

Le porte-parole du FRAPRU, François Saillant, dénonce depuis longtemps la pénurie de logements sociaux au Québec.