Après une longue journée passée à brandir des pancartes et à marcher dans les rues, les manifestants durant le Sommet du G-20 pourront profiter de divans confortables, d'une cuisine, de musique douce et même d'un barbecue.

Mis à jour le 17 juin 2010
Ciara Byrne LA PRESSE CANADIENNE

Jeudi, après des mois d'annonces sur les projets de la ville de Toronto pour le Sommet du G-20, des militants ont dévoilé certains des leurs.

Des militants ont permis à des journalistes de visiter un sous-sol sombre situé sur la Queen Street West qui servira en quelque sorte de quartier général aux manifestants recherchant un moment de détente. Des journalistes ont visité le local, et des photographies ont été prises, alors que de la musique jouait pour créer de l'ambiance.

Syed Hussan, du groupe Toronto Community Mobilization Network, a précisé que ce local avait été très coûteux. Il a expliqué que les membres de son groupe avaient dû vendre des chandails, recueillir des dons et obtenir des subventions.

Considéré par les organisateurs comme un lieu de convergence, ce local est muni de plusieurs divans portant les traces de l'usure et d'une table de salon.

Dans un coin, une affiche multicolore indique que l'on se trouve dans «La cuisine du peuple». Des repas pour les militants y seront préparés.

Le local, qui a une capacité de 300 personnes, servira également de lieu d'accueil pour les militants arrivant à Toronto.

L'organisateur Aruna Boodram a expliqué que le local était un endroit de leur création, mis sur pied pour le repos, exempt de discrimination, d'intimidation policière et de surveillance.

Par ailleurs, des écologistes et Oxfam ont donné un avant-goût de leurs intentions pour le Sommet du G-8, à Huntsville. Jeudi, un groupe de militants a marché dans le quartier financier de Toronto aux côtés d'un homme vêtu d'un ensemble et portant une tête géante en papier mâché à l'effigie du premier ministre Stephen Harper. Des personnes enduites de faux pétrole marchaient derrière «Stephen Harper», alors que d'autres tenaient des vadrouilles pour essuyer les dégâts.

Les manifestants ont ensuite fait un arrêt pour prendre une photographie à l'intersection de deux rues où se trouvent, aux quatre coins, de grandes banques canadiennes.

Photo: PC