La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) croise les doigts et espère que la pluie prévue pour lundi viendra aider les pompiers à maîtriser les 54 incendies qui font rage au Québec.

Mis à jour le 30 mai 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Neuf brasiers sont toujours hors de contrôle et leur taille va en augmentant. Au total, plus de 70 000 hectares de forêt sont touchés par les feux.

Un représentant de la SOPFEU, Marcel Trudel, a indiqué dimanche que pour l'heure, les conditions météorologiques compliquent le travail des sapeurs puisque les vents sont importants, que le soleil est au rendez-vous et que le combustible des feux est sec.

M. Trudel a ajouté qu'il fallait s'attendre à ce qu'au cours des prochains jours, des cendres et de la fumée descendent le long du corridor Québec-Montréal. Il a par ailleurs indiqué que cela ne représentait aucun risque.

Il a demandé à la population de cesser de téléphoner à la SOPFEU, car les lignes de l'organisation sont saturées.

Au total, c'est environ 1200 personnes qui sont à pied d'oeuvre pour combattre les flammes sur le territoire québécois. Plusieurs sapeurs viennent de diverses provinces canadiennes et des États-Unis.

Leur priorité est de protéger les villages menacés par les brasiers a souligné M. Trudel.

Celui qui menace la réserve de Wemotaci, en Haute-Mauricie, demeure le plus préoccupant, mais les combattants des flammes réussissent à contenir son avancée.

Les évacués de trois communautés autochtones de cette partie du territoire devront prendre leur mal en patience pour encore quelques jours, même si quelques-uns ont pu réintégrer leur domicile samedi, a fait savoir le porte-parole de la Croix-Rouge Vincent Ostiguy.

Il a par ailleurs indiqué que son organisation avait mis en place un centre d'hébergement à LaTuque pouvant accueillir jusqu'à 325 personnes.

De son côté, la porte-parole de la Sûreté du Québec Éloïse Cossette a rappelé que la police avait mis en place des points de blocage sur les routes 1, 10, 22 et 25 afin d'interdire toute circulation sur ses artères dans les secteurs touchés par les feux.