En 2010, 214 crimes à caractère haineux ont été déclarés à la police au Québec, selon les plus récentes données de Statistique Canada. Il s'agit d'une légère augmentation comparativement aux 198 crimes recensés en 2009.

Publié le 12 avr. 2012
LA PRESSE CANADIENNE

> Sur le web: le rapport de Statistique Canada (PDF)

Le Québec vient donc au deuxième rang des provinces canadiennes, loin derrière l'Ontario, qui a enregistré 739 crimes haineux.

Par contre, le taux de crimes par tranche de 100 000 habitants est relativement faible dans la Belle Province puisqu'il atteint 2,7, comparativement à 5,7 pour l'Ontario.

À l'échelle nationale, les donnés publiées jeudi par Statistique Canada montrent que le nombre de crimes liés à la race et à la religion est en baisse, alors que celui motivé par l'orientation sexuelle demeure stable.

Les statistiques démontrent que 1401 crimes haineux ont été siganlés au Canada en 2010, ce qui représente une baisse de 18% par rapport à l'année précédente.

Cette baisse est attribuable au déclin des crimes violents, qui représentent près d'un cas sur trois.

Le rapport montre également que plus de 95% des crimes haineux sont attribuables à l'origine ethnique, à la religion et à l'orientation sexuelle.

La moitié des crimes recensés, soit 707 incidents, sont liés à la race alors que 395 impliquent la religion et 218 découlent de l'orientation sexuelle.

Les personnes de race noire continuent d'être les plus visées dans les crimes à caractère racial, ils représentent environ 40% de tous les crimes.

Les Asiatiques et les Arabes suivent, eux qui sont ciblés dans 10% des crimes raciaux.

Plus de la moitié des crimes motivés par les croyances religieuses, soit 204 incidents, ont été commis contre des Juifs. Le nombre de ce type de crimes a toutefois baissé de 38% en 2010 en comparaison avec l'année précédente.

Les crimes haineux contre les musulmans ont augmenté de 26% et ceux contre les catholiques, de 32%.

Les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et de l'Île-du-Prince-Édouard montrent un faible taux d'un seul crime haineux par tranche de 100 000 habitants.