Une intervention musclée du SPVM soulève l'indignation de plusieurs internautes. Une séquence filmée dans une manifestation, le 27 janvier dernier, montre un policier bousculer un étudiant, puis le frapper.

Isabelle Audet LA PRESSE

La vidéo circule dans les médias sociaux, sur internet, depuis mercredi. Elle est en voie de devenir virale.

L'événement a lieu devant les bureaux du ministère de l'Éducation, la semaine dernière. Environ 200 jeunes bloquent l'entrée de l'édifice situé rue Fullum, à Montréal. Les jeunes argumentent avec les agents, et les questionnent sur les matraques et les bombonnes de poivre de Cayenne qu'ils portent à la main.

Les deux groupes restent sur leurs positions, quand soudainement, un policier se rue sur un des jeunes et le frappe. Les esprits s'échauffent, mais les protagonistes retrouvent leur calme quelques secondes plus tard.

La diffusion de cette vidéo a attiré l'attention du SPVM, qui l'analyse. «Dans ce cas-là, bien précis, ce que nous allons vouloir savoir, c'est si ç'a été fait dans les règles de l'art, et c'est pour ça que nous allons l'analyser séquence par séquence», a affirmé Ian Lafrenière, responsable des communications pour le SPVM.

Les étudiants sur les lieux lors des événements n'entendent pas porter plainte, mais ils dénoncent les gestes du policier. «Jusqu'à preuve du contraire, discuter avec un policier n'est pas contraire à aucun code de loi, donc pour nous, ce n'est absolument pas une raison pour que le SPVM intervienne de la sorte», a déclaré le porte-parole de la Coalition large de l'ASSÉ, le groupe d'étudiants impliqué dans la manifestation.