Le militant montréalais Jaggi Singh, qui avait plaidé coupable à une accusation de méfait suite aux manifestations pendant le Sommet du G20 à Toronto l'an dernier, n'ira pas en prison.

LA PRESSE CANADIENNE

Singh a écopé mardi à Toronto d'une peine de prison avec sursis de 60 jours et de 12 mois de probation pour son rôle dans les manifestations de juin dernier. Il devra aussi exécuter 75 heures de travaux communautaires.

Il avait reconnu sa culpabilité à une accusation de méfait, pour avoir encouragé des manifestants à renverser une clôture de sécurité pendant le Sommet des leaders des pays industrialisés.

Il avait d'abord été accusé en plus de complot, mais ce chef avait par la suite été retiré quand il a accepté de plaider coupable à l'accusation de méfait.

Plus d'un millier de personnes ont été arrêtées pendant le sommet de Toronto, mais une poignée de chefs d'accusation seulement tiennent toujours. Plusieurs personnes arrêtées n'ont jamais été accusées, et des centaines de chefs d'accusation ont par la suite été retirés.

Jaggi Singh milite au sein de la Convergence anti-capitaliste et du groupe Personne n'est illégal - Montréal.

«Mon seul regret, c'est que nous n'ayons pas réussi à abattre cette clôture», a-t-il lancé mardi à sa sortie du tribunal.