Un Montréalais ayant été inscrit en 2006 sur la liste de surveillance des terroristes des Nations unies, mais n'ayant jamais été accusé d'un crime, tente toujours de médiatiser son dossier.

Publié le 11 déc. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Abousfian Abdelrazik, entouré d'une centaine de partisans, a marché samedi dans le centre-ville de Montréal pour en appeler à la fin des sanctions qui lui sont imposées depuis son arrestation.

M. Abdelrazik a indiqué qu'il était injustement ciblé par ce qu'il qualifie de politiques «racistes» du gouvernement Harper.

Il a été arrêté, mais pas accusé, lors d'une visite auprès de sa mère malade en 2003, au Soudan.

Il a finalement pu rentrer au pays l'été dernier, après six ans au Soudan, un séjour au cours duquel il a été emprisonné à deux reprises et est demeuré 14 mois en attente dans l'entrée de l'ambassade canadienne.

L'homme a déjà intenté une poursuite contre le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, et le gouvernement fédéral, pour un montant de 27 millions $.

M. Abdelrazik et près d'une dizaine de sympathisants ont rendu visite au bureau de circonscription du premier ministre Harper à Calgary, le mois dernier.