David Abitbol n'est pas au bout de ses peines. En analysant son ordinateur personnel, la Sûreté du Québec aurait découvert plusieurs centaines de fichiers de pornographie juvénile, a-t-on appris ce matin lors de son enquête sur mise en liberté.

Mis à jour le 6 oct. 2010
Catherine Handfield LA PRESSE

En plus des accusations de menaces et d'entreposage illégal d'armes à feu qui pèsent déjà contre lui, David Abitbol sera accusé de possession de pornographie juvénile, selon le procureur de la Couronne, Me Steeve Larivière.

«L'analyse préliminaire de l'ordinateur a permis de découvrir deux séries de fichiers de pornographie juvénile concernant deux victimes», a déclaré Me Larivière, qui n'a pas précisé s'il s'agissait d'enfants ou d'adolescents. «Dans le Code criminel, la définition de pornographie juvénile implique des images d'enfants de moins de 18 ans», a-t-il précisé.

Selon la Couronne, les nouvelles accusations seront portées d'ici le 13 octobre, date à laquelle son enquête sur mise en liberté a été reportée à la demande de la défense. D'ici là, David Abitbol, 28 ans, restera incarcéré au Centre de détention de Rivière-des-Prairies.

À la suite de la médiatisation du dossier, des gens ont demandé à rencontrer les enquêteurs de la SQ «pour faire des déclarations» et «faire état de certains évènements», a confirmé Me Steeve Larivière, sans préciser la nature de ces plaintes. L'enquête policière se poursuit.

Les enquêteurs de la SQ ont arrêté David Abitbol dans la nuit de vendredi à samedi au domicile de ses parents, boulevard Gouin Est, dans l'arrondissement Montréal-Nord. Les policiers ont saisi cinq armes à feu, plusieurs cartouches et du matériel informatique.

La SQ lui reproche d'avoir proféré des menaces de mort la semaine dernière contre des anciens professeurs et camarades sur Internet. Les policiers ont ouvert une enquête vendredi après avoir reçu une information du public.

Lors d'un entretien téléphonique avec La Presse, dimanche, l'accusé a maintenu qu'il blaguait lorsqu'il a écrit vouloir tuer des connaissances de son école primaire en clavardant sur le site MSN avec un ancien ami. Sur sa page Facebook, David Abitbol utilise le pseudonyme de «Darkiller» et exhibe ses armes semi-automatiques.