L'animateur, humoriste et comédien Guy A. Lepage s'inquiète du recul du français à Montréal.

Publié le 22 nov. 2011
LA PRESSE CANADIENNE

De passage à Québec mardi avec ses comparses humoristes de Rock et Belles Oreilles pour recevoir la médaille de l'Assemblée nationale, l'animateur de Tout le monde en parle a dénoncé les commerçants montréalais qui s'entêtent à accueillir la clientèle en anglais.

«Tu rentres dans une boutique de souliers et le vendeur ou la vendeuse t'aborde en anglais! Je dis: commence en français! Si je réponds en anglais parce que je suis un touriste ou un unilingue anglophone, c'est une chose, mais ciboire, respect (pour les francophones). Vraiment, respect», a-t-il laissé tomber en entrevue.

Guy A. Lepage affirme qu'il n'a rien contre l'usage de l'anglais, bien au contraire. Néanmoins, il considère que le français doit s'imposer comme la langue commune dans la métropole.

«Je suis né dans une ville bilingue et j'aimerais parler anglais bien mieux que je le parle. Mais Montréal est une ville francophone dans une province francophone et cela devrait être une obligation pour tout le monde de parler la même langue commune», a-t-il souligné.

Contrairement à bien d'autres francophones, Guy A. Lepage n'accepte pas de passer à l'anglais si un marchand l'accueille dans la langue de Shakespeare. En fait, il assure qu'il tourne les talons à chaque fois qu'une telle chose arrive.

«Quand je me fais aborder en anglais dans la rue, je ne me pose pas de question. Je me dis: c'est un touriste et je lui réponds en anglais. Dans un commerce, je sors, je quitte instantanément et je fais une plainte à l'Office québécois de la langue française, tout le temps, tout le temps», a-t-il insisté.