ANIMA Québec, l'organisme mandaté par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) pour assurer l'inspection des lieux de garde de chiens et de chats, a fait savoir qu'une visite avait été effectuée à la fourrière Le Berger Blanc, vendredi, en compagnie d'un médecin vétérinaire.

Marie-Paule Villeneuve LA PRESSE CANADIENNE

Le Berger Blanc a fait l'objet d'un reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada. Les images diffusées jeudi révélaient des pratiques d'euthanasie illégales et non conformes aux normes de pratique de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ).

Une représentante du MAPAQ, Nathalie Foster, a confirmé à La Presse Canadienne qu'il y avait bien eu une inspection au Berger Blanc, tout en indiquant qu'il n'y avait pas encore d'enquête officiellement en cours. Les prochaines actions du ministère devraient être connues mardi, a-t-elle précisé.

Plus tôt vendredi matin, l'OMVQ avait dénoncé dans un communiqué les pratiques en cours à la fourrière Le Berger Blanc, tout en soulignant qu'il avait déjà réalisé des inspections professionnelles dans cet établissement, dont une en janvier dernier.

La situation qui prévaut est inacceptable, selon l'OMVQ, qui assure que des mesures et des sanctions sévères seront prises.

Dans sa déclaration, l'OMVQ est formel: aucune cruauté envers les animaux ne peut être tolérée dans notre société. Le bien-être animal doit être assuré, les normes de pratique respectées et les lois et règlements suivis.

Depuis 2009, l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec travaille en collaboration avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation afin de mettre en oeuvre une série d'actions pour renforcer les mesures visant à assurer le bien-être des animaux de compagnie.

Un règlement sur la sécurité et le bien-être des chiens et des chats est actuellement en cours de rédaction au ministère. Les nouvelles exigences permettront de mieux encadrer les méthodes d'euthanasie et offriront de nouveaux outils d'intervention aux inspecteurs dans des situations où la santé et le bien-être des animaux sont menacés, a précisé ANIMA Québec.

La Loi sur la protection sanitaire des animaux (L.R.Q. c. P-42) sera également révisée afin de revoir à la hausse les amendes et les pénalités prévues à l'égard des propriétaires ou gardiens qui infligent des mauvais traitements aux animaux.