Des citoyens du Mile End et de Rosemont se sont réunis hier pour réclamer la création d'un passage piéton sur la voie ferrée qui sépare les deux quartiers. «On demande une connexion entre les quartiers pour les piétons et les cyclistes», a résumé Nathalie Casemajor, organisatrice du rassemblement d'hier.

Anabelle Nicoud LA PRESSE

Pour se rendre d'un quartier à l'autre, piétons et cyclistes sont souvent tentés de passer illégalement sur la voie ferrée plutôt que d'emprunter les trottoirs aménagés sous le viaduc, au niveau du boulevard Saint-Laurent.

 

«J'emprunte tous les jours la voie ferrée: il y a un petit chemin que l'on peut prendre sur Van Horne. Il y en a un autre qui est un secret bien gardé: il faut passer derrière un supermarché», a expliqué Romain Douville-Parent, 27 ans, animateur.

La manoeuvre peut valoir une amende de 147$ en plus de n'être ni pratique ni sécuritaire. Un passage à niveau, aménagé sur la voie ferrée, serait une solution idéale, croit le jeune homme. «Ce serait agréable et moins dangereux que de passer sous le viaduc avec les voitures», a-t-il plaidé.

Hier, quelques dizaines de personnes se sont regroupées le long de la clôture bordant la voie ferrée pour apposer des affiches sur le grillage. «It's about time», peut-on lire sur l'une d'entre elles. «Libérez la track», revendique une autre.

«On demande des passages officiels comme cela existe dans Parc-Extension. On veut aussi que le passage soit décriminalisé. Ce serait mieux de faire confiance aux gens pour traverser plutôt que de leur imposer des amendes», a expliqué Nathalie Casemajor, 28 ans, diplômée en communications de l'UQAM.

D'après Richard Ryan, conseiller municipal du district du Mile End, les élus des deux côtés de la voie ferrée sont d'accord avec l'idée d'un passage.

Si l'idée fait consensus, il faudrait aussi convaincre la société Canadien Pacifique (CP) d'autoriser l'aménagement de passages pour les piétons et les cyclistes. «On demande une rencontre avec la CP, mais ce n'est pas encore clair. Je ne peux pas dire que cela bouge beaucoup», a conclu M. Ryan.