Muguette Paillé, cette chômeuse de 53 ans devenue l'une des vedettes de la campagne électorale après avoir posé une question au débat des chefs, votera pour le Bloc québécois lundi prochain.

Mis à jour le 1er mai 2011
Vincent Brousseau-Pouliot LA PRESSE

«Depuis qu'on m'a propulsée dans cette campagne, j'ai eu la franchise d'avouer que le Bloc québécois était ma préférence. J'ai toujours le Bloc québécois dans mon coeur parce que le Bloc québécois a mes intérêts à coeur. Le Bloc défend les intérêts du Québec en premier. Quel autre chef peut se vanter de ça? Je me rappelle que les conservateurs, les libéraux et les néo-démocrates ont voté contre une proposition du Bloc pour réformer l'assurance-chômage », a dit Muguette Paillé lors d'un discours à l'occasion d'un rassemblement bloquiste dans le comté de Berthier-Maskinongé, où elle accompagnait Gilles Duceppe et Pauline Marois.

Ne manquant pas d'assurance durant son discours, la vedette du débat des chefs a envoyé un jab au chef néo-démocrate Jack Layton. Pas un mot toutefois sur le chef libéral Michael Ignatieff, qui a prononcé son nom le plus souvent lors du débat. «Ne votez pas selon la saveur du jour néo-démocrate, ne votez pas selon des sondages à qui on peut faire dire n'importe quoi, votez selon votre gros bon sens et le gros bon sens pour le Québec, c'est le Bloc», dit Mme Paillé.

La femme de Sainte-Angèle-de-Prémont, un village de la Mauricie, n'a pas trouvé d'emploi permanent depuis le débat des chefs. Elle signe une chronique dans le Journal de Montréal. «C'est déjà un départ, dit-elle. On m'a offert une belle opportunité, je l'ai prise. J'ai eu deux offres d'emploi, je remercie ces entrepreneurs, mais elles ne correspondaient pas à mes qualifications ni à mes intérêts.»

Muguette Paillé, qui se dit souverainiste, n'écarte pas la possibilité de se présenter pour le PQ ou le Bloc aux prochaines élections. «J'aurais peut-être de la facilité là-dedans car je me suis toujours intéressée à la politique, dit-elle. Si le Bloc avait besoin de moi, je ne dirais pas non. Pour la scène provinciale aussi.»

Avec la collaboration de Martin Croteau